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GOTTHARD - Domino Effect (2007)
Par GEGERS le 14 Novembre 2017          Consultée 149 fois

Quand cesse-t-on d'être un gamin ? Je n'ai pas envie de vous proposer ici une sociologie à deux balles, mais j'ai l'impression que l'on devient adulte lorsque la vie cesse de nous émerveiller, lorsque le monde ne nous éblouit plus. Lorsque le quotidien devient un voile de coton qui filtre nos perceptions, et amoindrit notre enthousiasme. Sur son neuvième album, GOTTHARD ne devient pas adulte, comme on a pu le lire ici ou là au moment de sa sortie. Non, le groupe devient mature. Finalement accompli ?

La différence avec Lipservice est évidente. Alors que l'album de 2005, qui marquait le grand retour du groupe, était empreint d'une légèreté évidente, certains titres se faisant le témoignage d'un hédonisme assumé ("Lift U Up"), Domino Effect est plus complexe, globalement moins enjoué, sans pour autant que le groupe perde de son efficacité. Les arrangements jouent pour beaucoup dans ce changement marqué des ambiances. Alors que son prédécesseur s'était engagé dans une voie résolument orientée guitares, cet album voit les claviers jouer un rôle important (sans être prédominant) et des arrangements symphoniques se faire présents sur plusieurs morceaux. Ainsi, en résulte un album multi-facettes, qui voit GOTTHARD combiner le meilleur des différentes facettes de sa personnalité.

"Master of Illusion" ouvre l'album au son lourd des guitares et du clavier entremêlés. Une ambiance agressive, moins festive, contrebalancée par un refrain immédiat, porté par la voix puissante de Steve Lee. Ce genre de morceau constitue l'essentiel de l'album, et participe à le rendre imparable et délectable. "Gone too Far", "The Oscar Goes To You" ou "Now" oeuvrent dans cette veine à la fois énergique et mordante, tandis que "Heal Me" ou "Bad to The Bone" se font résolument plus légers et directs, dans la droite lignée de l'album précédent. L'alchimie fonctionne parfaitement, et on regrette seulement que le morceau-titre soit finalement un des titres les moins marquants de l'album.

L'autre force de Domino Effect réside dans la qualité des ballades qui le constituent. Comme toujours chez GOTTHARD, elles sont nombreuses, mais elles se veulent ici particulièrement savoureuses. Passons sur "The Call", power-ballad splendide bien que classique, pour insister sur "Falling", d'une puissance bouleversante, du genre à vous émerveiller comme un gamin. Steve Lee pose ici sa voix sur un lit de violoncelle et de piano, avant que la distorsion ne vienne s'ajouter à l'ensemble, résolument poignant. Un peu plus loin, "Letter to a Friend", lettre à un ami qui a mal tourné, bénéficie d'une montée en intensité transformant le titre en une épopée délectable, savamment orchestrée.

Il fait bon, donc, à l'écoute de cet album de GOTTHARD. Domino Effect n'a peut-être pas le côté "définitif" de son glorieux prédécesseur, mais plus complexe, il en constitue une suite logique qui mérite tout autant notre attention. Cette doublette d'album constitue, à n'en pas douter, ce que le groupe Suisse aura proposé de meilleur dans sa carrière. Un autre indispensable.

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   GEGERS

 
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- Steve Lee (chant)
- Leo Leoni (guitare)
- Freddy Scherer (guitare)
- Marc Lynn (basse)
- Hena Habegger (batterie)


1. Master Of Illusion
2. Gone Too Far
3. Domino Effect
4. Falling
5. The Call
6. The Oscar Goes To…
7. The Cruiser (judgement Day)
8. Heal Me
9. Letter To A Friend
10. Tomorrow’s Just Begun
11. Come Alive
12. Bad To The Bone
13. Now
14. Where Is Love When It’s Gone



             



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