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DEEP PURPLE - Rapture Of The Deep (2005)
Par GEGERS le 24 Février 2015          Consultée 943 fois

La dématérialisation galopante de la musique nous fait oublier peu à peu l'importance du support dans la découverte d'un nouvel album. Pourtant, ce premier contact avec l'oeuvre est souvent révélateur, et joue un rôle primordial dans son appréciation. Prenez ce dix-huitième album des vétérans de DEEP PURPLE, présenté dans une boîte en metal mauve pour son édition limitée. Si le sens du packaging est évident, il y a ici un sens plus profond. Le metal, bien plus que le plastique, traverse le temps et les époques. L'objet qu'il présente n'est en aucun cas éphémère, mais durable et solide. A ceci s'ajoute un côté pratique indéniable, qui, avouons-le, permet de ne pas ramasser le boîtier en morceaux après l'avoir fait tomber une cinquantième fois pour insérer la galette dans le mange-disque.

Et puis, il y a aussi l'imagerie associée à ce nouvel album des Britanniques. Le titre, que l'on pourrait traduire par « L'Ivresse des Profondeurs », se voit inscrit en lettres neutres, sur fond mauve, et illustré par un visuel bien énigmatique. C'est évident, Rapture of The Deep n'est pas un album anodin, de rockers en pré-retraite, comme pouvait l'être Bananas. Sur cet opus, la recherche artistique est bien plus profonde, bien plus aboutie.
Embarquons-nous, donc dans les profondeurs de l'univers DEEP PURPLE, habitées par un monstre supermassif et gigantesque, dont le premier bout que nous découvrons, porté par un clavier opératique, rappelant ostensiblement les années 70, est un véritable choc. « Money talks » voit son introduction lourde et inquiétante précéder un riff lui-même relativement pachydermique, fort heureusement porteurs de mélodies bien plus légères, foncièrement rock, transcendées par la fausse nonchalance du chant de Ian Gillan. Le hard rock de DEEP PURPLE fait son âge, c'est une évidence, mais le renouvellement, la profonde remise en question dont semble avoir fait preuve le groupe, donne naissance à un titre alambiqué qui donne le ton quant à la teneur de ce Rapture of The Deep.

Évacuons tout de suite le cas des chefs-d'oeuvre, voulez-vous ? Ces derniers sont au nombre de deux sur l'album, est œuvrent dans des domaines musicaux et des champs lexicaux bien distincts. Naturellement, ils se suivent. Le premier est aussi le morceau-titre, dont la ligne mélodique arabisante vient immédiatement frapper l'auditeur. Steve Morse, plutôt très à la fête sur cet album du Pourpre Profond, livre avec une dextérité et un entrain ébouriffants ce gimmick qui est sans doute ce que les Britanniques ont proposé de plus audacieux depuis les années 90. C'est une évidence, il n'y a pas ici la rage au ventre des années glorieuses, mais il y a une classe évidente, doublée d'un sens unique du phrasé de sieur Gillan, qui fait de ce morceau une indéniable pépite. Suit la ballade du disque, « Clearly quite absurd », dont les paroles somme toute classiques (une séparation amoureuse), ne reflètent pas la splendeur musicale du morceau. La basse, ronde, porte quasiment à elle-seule toute la première partie du morceau, avant que la guitare électrique ne se fasse plus présente, et apporte avec elle une montée en intensité désarmante de beauté. Le break, long, placé en fin de morceau, qui voit les claviers de Don Airey prendre l'auditeur par les tripes, est tout simplement à classer dans les meilleurs moments musicaux offerts par le groupe, tous albums confondus. Comparer ce gemme à « Haunted », ballade de l'album précédent, n'a d'ailleurs aucun sens tant « Clearly quite absurd » la surpasse aisément.

Comme renouvelé, DEEP PURPLE livre ainsi un album où légèreté et moments plus engageants se côtoient dans une alchimie délectable. Le sens profond du titre et de son visuel ? Toujours est-il que si le rock, immédiat, de l'enjoué « Girls Like That », fonctionne à merveille dès les premières secondes, il en va de même pour celui plus sombre et inquiétant de « Before Time Began ». La batterie de Ian Paice, syncopée, sert de base à un titre à la fois contemplatif et hargneux, qui s'achève dans une apothéose pas si éloignée de l'orgasme musical. « Wrong man » et « Don't let got », savamment placés dans la tracklist, montrent le visage plus traditionnel du groupe, tout en constituant deux excellents titres énergiques qui mettent en valeur chacun des talents qui le composent. « Back to back », très funky avec ses arrangement « big band », vient éclairer une deuxième moitié d'album somme toute plus traditionnelle, le direct « Kiss Tomorrow Goodbye » et le très 70's « Junkyard Blues » peinant à se hisser au niveau du reste de l'album.

Inventif, audacieux, DEEP PURPLE cuvée 2005 est et restera probablement l'album-référence du groupe pour les années 2000. L'énergie et l'inspiration des « anciens », couplées à l'enthousiasme d'un Don Airey très affirmé et de la virtuosité de Steve Morse, donnent naissance à un album-monstre, qui n'a de cesse de dévoiler ses glorieux atours au fil des écoutes, parvenant même à se bonifier avec l'âge. Délectable et intemporel.

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   GEGERS

 
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- Ian Gillan (chant)
- Steve Morse (guitare)
- Roger Glover (basse)
- Don Airey (claviers)
- Ian Paice (batterie)


1. Money Talks
2. Girls Like That
3. Wrong Man
4. Rapture Of The Deep
5. Clearly Quite Absurd
6. Don't Let Go
7. Back To Back
8. Kiss Tomorrow Goodbye
9. Junkyard Blues
10. Before Time Bega



             



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