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- Style + Membre : Siouxsie And The Banshees

The CURE - Paris (1993)
Par RICHARD le 29 Octobre 2018          Consultée 177 fois

THE CURE et la France, c'est une très longue histoire d'amour. C'est en effet dans l'hexagone que le groupe de CRAWLEY a reçu et ce dès le début de sa carrière un écho des plus favorables (avec les Pays-Bas) . L’existentialisme camusien, le romantisme entre autres qui irriguaient au départ l’œuvre de Robert Smith, l'intransigeant leader, ne pouvaient trouver ici qu'un terreau fertile propice à son développement. Il y a eu des hauts et des bas comme dans toute relation, mais globalement, les moments heureux demeurent prépondérants. Du concert mythique de l'OLYMPIA en juin 1982 à ceux de BERCY en juillet 1989, THE CURE a toujours donné le meilleur de lui-même sur scène. Les concerts timides, froids, puis rageurs du début de carrière ayant laissé place avec le temps à des shows plus variés mais toujours animés par cette même force émotionnelle plus ou moins intacte.

En 1992, THE CURE est au sommet de sa carrière commerciale. Wish le dernier album vient juste de sortir en avril et sera un succès mondial puisqu'il obtiendra la première place en Angleterre et la deuxième aux Etats-Unis. Comme toujours avec Fat Bob, la sortie d'un album est prétexte à une immense tournée mondiale qui débute aux Etats-Unis, passe par l'Océanie et se termine par l'Europe entière. PARIS comme son nom l'indique regroupe douze titres captés fin octobre sur la scène du ZENITH lors de trois soirs. THE CURE a toujours aimé souffler le chaud et le froid. En effet, l'alternance de titres sombres à l'image de ceux de la fameuse trilogie glacée (1980-1982) et d'autres beaucoup plus pop comme au hasard le superbe « Just like Heaven » ou le perché « Dressing Up » (présent ici) a fait la spécificité du groupe. C'est son A.D.N. Alors, quelle face est dévoilée par les Anglais sur ce live ?

Pour ce disque, et c'est un choix plutôt judicieux, c'est majoritairement le visage tourmenté de THE CURE qui nous est présenté. Pour preuve, les deux premiers titres « The Figurehead » et « One Hundred Years » qui sont extraits de l'album culte et auto-destructeur Pornography sorti dix ans auparavant. La voix de Smith tout en rage sur le deuxième morceau s'allie parfaitement à la frappe métronomique du batteur Boris Williams et les guitares agressives soutiennent les paroles qui ne contiennent plus que du désespoir. Le groupe tisse avec savoir faire de belles toiles émotionnelles dans lesquelles il est facile de se prendre. PARIS permet également d'écouter pour le plus grand bonheur des fans des titres qui n'ont pas été joués depuis longtemps à l'époque. Les claviers aux sonorités mélancoliques de « At Night » et « In Your House » enveloppent insidieusement le public et la sensation cette fois-ci d'être dans un cocon protecteur comme en autarcie est rompue par le dynamique « Play for Today » (c'est toujours un plaisir de reprendre en chœur ce morceau en concert) ou le superbe single de 1981,  « Charlotte Sometimes », un véritable concentré d'émotions. La marque de Smith, tout simplement.

Robert Smith en équilibriste fragile a toujours essayé de contenter après lui-même la plupart du temps les deux franges de son public. Aux amoureux des ambiances mélancoliques, il n'a jamais voulu opposer les adeptes d'ambiance (faussement ?) plus joyeuses. Il ne faut pas s'étonner dès lors de retrouver des titres à l'intention plus pop. L'intemporelle et délicate déclaration d'amour « Lovesong », la douce mélodie de « Catch » ou l’archi rebattu « Close To Me » qui lança en 1985 la curemania dans notre pays le rappellent à dessein. C'est aussi une autre facette des Anglais que de savoir réduire le tempo à l'image de « Apart » qui emporte son public dans un monde de douceur. Toujours ce même chaud et froid.

Le quintet soudé qui foule la scène parisienne ces soirs d'automne délivre un son puissant, dynamique. Le set sait se faire incisif comme charmeur. Paris est par conséquent un live intéressant qui rappelle un fait évident : THE CURE est aussi un grand groupe de scène capable de transmettre mille et une émotions et Robert Smith vaut bien plus que sa caricature grand public de clown triste burtonien.

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   RICHARD

 
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- Robert Smith (chant, guitare)
- Simon Gallup ( basse)
- Porl Thompson (guitare )
- Boris Williams (batterie)
- Perry Bamonte (guitare, claviers)


- paris
1. The Figurehead
2. One Hundred Years
3. At Night
4. Play For Today
5. Apart
6. In Your House
7. Lovesong
8. Catch
9. A Letter To Elise
10. Dressing Up
11. Charlotte Sometimes
12. Close To Me



             



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