Recherche avancée       Liste groupes



      
AMBIENT  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style + Membre : Biosphere / Deathprod, Hia / Biosphere

BIOSPHERE - The Hilvarenbeek Recordings (2018)
Par JOVIAL le 11 Août 2021          Consultée 298 fois

En 2016, BIOSPHERE est invité par l'ancien festival Incubate à venir passer une semaine sur le terrain de la ferme biologique de Boerderij 't Schop, située à Hilvarenbeek aux Pays-Bas. À l'instar de Polar Sequences et Birmingham Frequencies, le but était de réaliser une œuvre d'ambient à partir des sons recoltés sur place. Mais, fait étonnant, The Hilvarenbeek Recordings sort tout d'abord à l'insu de l'artiste lui-même. Pas rancunier pour un sou, ce dernier en propose une nouvelle version en 2018, plus longue, cette fois-ci officiellement diffusée par son propre label Biophon Records.

Geir JENSSEN semble avoir pensé cet album comme une courte échappée pastorale et vouloir nous présenter le moindre aspect de la vie sonore de l'exploitation hollandaise. Tout y passe ou presque, du bruissement de l'herbe au chant des oiseaux, des appels de l'éleveur à ses bêtes qui lui répondent, des ultrasons reconvertis des pipistrelles aux battements matinaux des machines, auxquels s'ajoutent encore quelques boucles, très éthérées, qui parfois prennent le pas sur ces field recordings. En cela, The Hilvarenbeek Recordings est sur ce point à rapprocher de Substrata.

Néanmoins, la comparaison s'arrête ici, et ce pour trois raisons.
Primo, l'emploi des sons enregistrés fait souvent un peu catalogue. Coucou le vent, bonjour les vaches, salut les chauves-souris, l'ami Geir nous fait bien souvent l'inventaire de sa récolte, sans vraiment sembler se soucier du tableau final. À ce titre, "Audax" et "Strigiformes" sont bien les seuls morceaux à fonctionner, en incluant progressivement les différents sons à la boucle, les autres pistes se contentant d'en user en guise d'introduction. À côté de cela, il faut aussi se farcir de longs moments de field recordings purs, sans retouche aucune, notamment "Pipistrellus", à réserver peut-être aux amoureux transis des chiroptères. Certes, l'argument du Norvégien est de dire que la nature en elle-même sait produire sa propre musique, si tant est que l'on soit capable d'y prêter oreille. Mais est-ce vraiment là ce qu'on attend d'un disque de BIOSPHERE ?
Deuzio, les loops utilisés varient peu, voire pas du tout, puisqu'en somme on a déjà tout entendu dès "t' Schop". BIOSPHERE se satisfait par la suite d'une seule et même boucle, remixée ou non. Forcément, l'ensemble tourne rapidement en rond.
Tertio, enfin, ce disque ne donne jamais l'impression d'un album véritablement construit, mais plutôt d'une compilation, rarement captivante, assemblage hasardeux de tracks qui s'enchaînent sans se répondre. Ainsi, en ce qui concerne l'escapade bucolique promise, on n'est finalement pas parvenu à franchir la clôture.

Hormis "Audax" et "Strigiformes" donc, The Hilvarenbeek Recording se montre souvent bancal. Surtout dans sa seconde moitié d'ailleurs qui, ironie de l'histoire, n'apporte strictement rien à l'E.P original. Comme quoi, less is more, abréger n'est pas toujours une mauvaise idée.

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par JOVIAL :


DEATHPROD
Imaginary Songs From Tristan Da Cunha (1996)
37° 06′ 32″ S, 12° 16′ 23″




SILVER APPLES
Contact (1969)
Mal de crâne ? Ha ça risque de s'aggraver ...


Marquez et partagez





 
   JOVIAL

 
  N/A



- Geir Jenssen (tout)


1. 't Schop
2. Pipistrellus
3. Audax
4. Strigiformes
5. Rovertse Heide
6. De Doornboom
7. Hilsondis
8. Bicoon



             



1999 - 2022 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod