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 The Illustrated Elton John Discography (1233)

Elton JOHN - The One (1992)
Par MARCO STIVELL le 31 Janvier 2013          Consultée 1402 fois

En 1992, Elton JOHN est un homme flambant neuf. Les mois précédant l'enregistrement de The One lui permettent d'aller en cure de désintoxication et de soigner son addiction à l'alcool et aux drogues, ainsi que sa boulimie. A quarante-cinq ans bien sonnés, l'artiste anglais publie son vingt-troisième album, pas tout à fait dans l'indifférence totale puisqu'il représentera un nouveau joli succès dans la lignée de Sleeping With the Past, après le désert du milieu des années 80. Reste à savoir si c'est justifié.

Le regard que l'on peut avoir sur The One en 1992 comme vingt ans plus tard est pourtant celui estimant que si l'artiste en question a retrouvé la santé, il manque encore quelque chose du côté de l'inspiration musicale. The One est enregistré au studio Guillaume Tell, à Paris avec Chris Thomas à la production comme c'est le cas depuis dix ans. Il porte en lui ou plutôt sur lui la bénédiction du grand ami d'Elton, Gianni Versace qui s'est chargé d'orner la pochette on peut le dire très stylée. Cependant tout n'est pas rose car Elton vient de perdre son compagnon de longue date Vance Buck, victime du SIDA. Il n'est pas le seul, Freddie Mercury le légendaire chanteur de Queen vient lui aussi de perdre la vie à cause de cette saloperie. Les chansons «The One» ainsi que «The Last Song» sont naturellement dédiées à Vance et Freddie.

«Simple Life» donne le ton : batteries programmées, nappes puissantes et rêveuses, le tout maintenu par un son ample et froid, nostalgique des années 80. Ce titre révèle une inspiration déjà plus ou moins solide, avec un ton soul souligné par l'harmonica pour les bons points, et à l'inverse une durée qui ne lui sied guère. C'est une caractéristique de cet album, tous les morceaux (sauf «The Last Song») atteignent allègrement la cinquième minute ou dépassent souvent la sixième, comme dans le cas de «Simple Life». Et donc, Elton meuble comme il peut au niveau des arrangements, mais on l'aura connu en meilleure forme de ce point de vue là. Les morceaux s'étirent donc, et souvent cela n'aide pas des compositions plutôt moyennes.

Néanmoins on aurait tort de mépriser ce disque, car il contient une ambiance et des idées qui permettent de l'apprécier mieux qu'un Reg Strikes Back et bien plus qu'un Leather Jackets. Par exemple, même si l'excellent Davey Johntsone ponctue le tout d'interventions prodigieuses dont il a l'habitude (effet alizéen sur «Sweat It Out», joli solo de «Whitewash Country»), Elton en profite pour inviter certains de ses amis maîtres de la six cordes. Le premier, Eric Clapton vient également prêter un peu de sa voix sur le tube «Runaway Train», sorte de funk eighties où le duo est alterné pour les couplets avant de se rejoindre pour les refrains. Dans le même style mais plus lent et moins exubérant, «Understanding Woman» contient la participation de David Gilmour, sauvant un titre en demi-teinte.

C'est le dernier album où Elton dégaine le piano digital qui l'accompagne depuis le milieu des années 80, et ce disque est de toute évidence très axé sur les claviers, ce qui fait en grande partie son intérêt. Il y a le solo d'orgue sur «Runaway Train», le piano jazz sur «Sweat It Out», et quelques effets sympathiques bien qu'évidemment plus discutables comme le violon de «Whitewash Country», les cuivres de «On Dark Street» ainsi que le clavecin d'«Emily». A part cela, «The One» est sans doute l'un des titres les plus riches, «The North» est un slow langoureux à l'effet reggae amusant, et «When a Woman Doesn't Want You» retente l'exercice du blues-variété avec au moins un refrain lumineux et joli. La favorite des fans reste «The Last Song», la fameuse ballade dédiée à Freddie, où Elton n'est accompagné que de son piano et d'une nappe de claviers, plutôt inspirée et apportant une touche féérique.

Cet album rencontrera un joli succès, mais il faut avouer que ce n'est pas le grand retour artistique, qui arrivera plutôt avec Made in England. Certes, on est loin des chefs-d'oeuvre des années 70, et il est inutile d'espérer les retrouver coûte que coûte. The One n'est pas précisément l'album de plus, il est agréable, sans grande folie et contient des compositions qui ont du mal à décoller (même si elles prennent leur temps !), mais il n'est pas «forgettable» pour autant.

Note réelle : 2,5

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   MARCO STIVELL

 
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- Elton John (chant, claviers)
- Davey Johnstone (guitares, choeurs)
- David Gilmour (guitare)
- Olle Romo (batterie, percussions, programmations)
- Pino Palladino (basse)
- Mark Taylor (claviers)
- Guy Babylon (claviers, programmations)
- Adam Seymour (guitares)
- Eric Clapton (guitare, chant)
- Nigel Olsson (choeurs)
- Kiki Dee (choeurs)
- Janiece Jamison (choeurs)
- Beckie Bell (choeurs)
- Carole Fredericks (choeurs)


1. Simple Life
2. The One
3. Sweat It Out
4. Runaway Train
5. Whitewash Country
6. The North
7. When A Woman Doesn't Want You
8. Emily
9. On Dark Street
10. Understanding Women
11. The Last Song



             



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