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FAUST - Faust Wakes Nosferatu (vinyle) (1997)
Par WALTERSMOKE le 27 Mars 2015          Consultée 978 fois

En 1997, c'est l'heure du remaniement des troupes chez FAUST. Le groupe allemand continue de croiser fièrement à travers les années 90, mais se met à changer sa musique, en conséquence de ses membres. Ainsi, adieu Thomas E. Martin, bonjour Steven Wray Lobdell (guitare), Lars Paukstat (percussions) et Michael Stoll (basse). Dans l'autre sens, au revoir Jean-Hervé Péron. Le bassiste français quitte FAUST, peut-être entre autres à cause de la mort de Rudolf Sosna, ancien membre du groupe, tué par l'alcool fin 1996. FAUST en a terminé avec ses déclamations à base de délires psychédéliques, et s'oriente vers une musique plus sombre, plus minimaliste encore. Ça tombe bien, ce genre convient bien au projet suivant de FAUST, à savoir un album dédié au film Nosferatu. Cette référence du cinéma expressionniste allemand n'aura pas fini d'inspirer les artistes de tout bord, y compris en musique. En 1997 sort donc Faust Wakes Nosferatu, au nom plutôt bien pensé, notamment si l'on s'y connait en littérature. Mais FAUST ne fait pas les choses à moitié pour être original, et sort deux versions de l'album, en CD et en vinyle, et chacune proposant un contenu différent.

Contrairement à la version CD, la version vinyle de Faust Wakes Nosferatu ne paraît pas bien longue, surtout pour un album des années 90. C'est en effet seulement 35 minutes de musique qui attendent l'auditeur, séparées en 7 morceaux. On peut dès lors s'attendre à un enchainement de compositions courtes et relevées, tout en restant calées dans l'optique nosferatu-esque. Ce n'est pas vraiment le cas, et ce d'autant plus que deux d'entre eux ne sont que des interludes ("Ellen (Cry For)" et "Sog"). Quant à la qualité des morceaux... on a vu, et on attendait mieux de la part de FAUST. La musique se veut sombre et minimale, mais elle paraît surtout trop décousue et vague, sans réelle consistance derrière. Pourtant l'album démarrait bien, avec un "Abgründe" qui faisait bien son travail d'ouverture. Froid, inquiétant, intrigant, Faust Wakes Nosferatu partait sur de bons rails. Et puis l'album a déraillé : les morceaux s'enchainent sans faire mal/plaisir au palpitant, les belles promesses de FAUST se mêlant avec talent et bonheur à l'univers de Murnau s'envolent...

Bref, Faust Wakes Nosferatu n'est pas une franche réussite. FAUST est passé à côté de son sujet, même s'il mérite un point positif pour l'ambiance générale, et un autre pour sa longueur, qui le rend plus écoutable que la version CD. Mais cela ne suffit pas, il faut le talent instrumental (il y est plus ou moins) et les compositions adéquates. Heureusement, ce genre de faux pas est rare chez FAUST, qui ne manquera pas de le faire savoir dès l'album suivant.

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- Werner 'zappi' Diermaier (batterie)
- Hans-joachim Irmler (orgue, électronique)
- Steven Wray Lobdell (guitare)
- Lars Paukstat (percussions)
- Michael Stoll (basse)


1. Abgründe
2. Reise
3. Ellen (cry For)
4. Wehmut Und Ekstase
5. Visions
6. Sog
7. Todesschiff



             



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