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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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ELOY - Floating (1974)
Par WALTERSMOKE le 17 Mai 2015          Consultée 2438 fois

Maintenant qu'ELOY a réellement démarré en 1973 avec Inside, l'heure est venue pour le groupe de rock progressif allemand d’enchaîner les sorties, tout en montrant qu'il sait égaler les grandes huiles de la perfide Albion. Le quatuor s'y planche et sort dès l'année suivante Floating, soit une nouvelle pierre solide à l'édifice du prog.

Il paraît évident à l'écoute du troisième ELOY que le talent ne cesse d'être condensé au fur et à mesure, sans jamais s'en aller. À ce propos, si le bassiste Wolgang Stöcker s'en va, pour mener une vie plus calme, il est remplacé par Luitjen Janssen qui lui est au moins égal en termes de jeu, tandis que les autres musiciens excellent toujours, notamment Manfred Wieczorke à l'orgue.

Floating est un album qui, du point de vue stylistique, reste dans une optique mêlant rock progressif et hard-rock. L'orgue de Wieczorke et la guitare de Bornemann en sont les principaux responsables, ils frappent avec une puissance remarquable. Mais Floating présente également un ELOY progressif qui se fait rêveur et illuminé. En témoignent Bornemann, au chant cette fois, et surtout les paroles qui deviennent de plus en plus alambiquées. En passant, on trouve toujours des gens pour critiquer vertement le chant anglais approximatif, mais il convient de reconnaître qu'il ne passe pas au sein des compositions.

Les morceaux, justement, sont-ils bons, et si oui pourquoi, comment ? Oui, et pour les raisons évoquées plus haut. ELOY délivre un mélange qui marche, en témoigne l'épique "The Light From Deep Darkness". Bornemann & co reprennent la recette de "Land of No Body" et l'affinent pour un résultat encore plus intéressant. "The Light From Deep Darkness" souffre encore de quelque longueurs mais, franchement, on ne peut pas dire qu'ELOY se soit planté. En un mot, c'est du grand rock progressif.

Sur des formats plus courts (c'est relatif), ELOY se déchaîne encore plus. Rien que le solo introductif de "Castle in the Air" annonce la couleur, le morceau sera nerveux et dur – et ça paie. Dans le même registre, "Plastic Girl" s'ouvre et se ferme sur des accords plutôt romantiques, mais cachant un rock acerbe, qu'on rapprocherait presque du "Firth of Fifth" de GENESIS avec tout de même moins de lyrisme et de romantisme. Ces deux mini-pavés assurent ainsi de passer plus d'un quart-d'heure à écouter du rock progressif un peu hard, un peu romantique, mais surtout complètement superbe.

Au-delà de quelques longueurs, Floating n'est pas pour autant parfait, notamment à cause de son morceau-titre aux oh oh ohh psychédéliques et d'un léger manque d'ambition musicale. D'aucuns pourront estimer, à raison, que la production de l'album est clairement datée, et que de facto ce dernier est moins apte à séduire. C'est vrai, il faut être averti que les premiers ELOY sont plus ancrés dans leur temps que d'autres albums, mais il serait mesquin de les snober juste pour cette raison. Surtout quand il y a "Floating".

Note réelle : 3,5/5

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- Frank Bornemann (chant, guitare)
- Manfred Wieczorke (orgue, guitare)
- Luitjen Janssen (basse)
- Fritz Randow (batterie)


1. Floating
2. The Light From Deep Darkness
3. Castle In The Air
4. Plastic Girl
5. Madhouse



             



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