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ELOY - Performance (1983)
Par WALTERSMOKE le 10 Juillet 2015          Consultée 608 fois

Voilà, ELOY est complètement devenu un groupe de rock FM. On s'en doutait furieusement sur Time to Turn, mais le groupe allemand a franchi de manière définitive le Rubicon. En cette folle année 1983, il sort son onzième opus, nommé Performance. On aimerait d'ailleurs, avant écoute, que ce titre ne soit pas complété par un « Contre », ce ne serait pas cool.

Performance, niveau style, est donc un album de rock FM. Cela implique un retour en force des guitares pour des riffs inspirés, ainsi qu'une place prépondérante des claviers. Jusque là, ELOY s'en sort très bien, et ce depuis le début de la décennie. Il faut aussi deux autres éléments pour que la mixture prenne forme et attire : le chant et le tube. Et là... houla... houlala ! On apprécie la motivation de Frank Bornemann, sa ferveur, mais il ne sera jamais, au grand jamais, celui qui amassera les foules de la voix d'or qu'il n'a pas. Si cela pouvait passer sur les albums sortis entre 1973 et 1979, c'est bien parce que les compositions étaient travaillées de manière à créer une synergie particulière entre tout le monde. Ici, le chant prime plus que d'ordinaire, et devient de facto un handicap.

Ensuite, le tube. ELOY s'y exerce, notamment dès le début avec "In Disguise", mais ce n'est pas réussi. Outre le chant de Bornemann, il y a trop peu d'accroches fédératrices, comme un riff marquant ou une mélodie mémorable au synthé. Faire du rock FM c'est bien (ou plutôt pas mauvais), encore faut-il savoir comment s'y prendre.

Et pourtant, ce ne sont pas les chansons épiques qui manquent. Rien que "Fools" est une preuve que non, ELOY ne s'est pas planté dans les grandes largeurs. Bornemann s'époumone sur un rythme fort rapide (en fait, son chant n'est pas clivant ici, pour une fois), et lui et Hannes Arkona délivrent des riffs hard rock bien pensés. La chanson est un peu longue, mais le temps passe assez vite. "In Disguise" est également une ouverture qui sait faire son travail, même si elle est perfectible. "A Broken Flame", pour sa part, conclut Performance avec brio, et se pare d'un drap d'épique qui prend dès le refrain.
Performance, c'est aussi un morceau fortement lourd, dans le mauvais sens du terme. "Mirador" est ainsi un inutile instrumental, où Hannes Folberth se fait plaisir mais n'en procure aucun à l'auditeur. "Heartbeat" n'est pas mauvais du tout pour sa part, mais l'usage du vocodeur n'était peut-être pas utile.

Quand on dresse le bilan de Performance, on se rend compte qu'il n'est en aucun cas le pire album jamais enregistré par ELOY, du moins selon Frank Bornemann lui-même. Il est bancal, il fait partie du gros panier des albums de rock FM qui par définition est un genre controversé, mais sérieusement, on serait presque tenté de dire que Performance vaut bien un ASIA. Quelle pitié, donc, de voir les fans le conspuer, alors qu'il mérite au moins une chance.

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- Frank Bornemann (chant, guitare)
- Klaus-peter Matziol (basse)
- Hannes Arkona (guitare)
- Hannes Folberth (claviers)
- Fritz Randow (batterie)


1. In Disguise
2. Shadow And Light
3. Mirador
4. Surrender
5. Heartbeat
6. Fools
7. A Broken Frame



             



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