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INDOCHINE - Black City Parade (2013)
Par RICHARD le 11 Avril 2020          Consultée 235 fois


En 2013, lorsque sort Black City Parade, INDOCHINE est devenu à l'évidence un rentier de la Pop hexagonale.En effet, depuis le succès inattendu que Sirkis et sa bande ont connu avec Paradize (2002), le groupe capitalise savamment cette nouvelle reconnaissance publique. Pour ce faire, il occupe à défaut de l’artistique le terrain médiatique. Chaque nouvelle production indochinoise est maintenant plus que relayée.On parle le plus souvent dans la presse de la longévité du groupe, de sa traversée du désert dans les années 90 et de sa renaissance en ce début de siècle. Plus rarement du contenu. On se demande bien pourquoi. C'est un fait, l'inspiration se tarit grandement au fil des années.Les Indochinois seraient-ils même atteints du syndrome Mylène FARMER ? Sortir des albums prétextes pour effectuer de juteuses tournées et faire les poches de certains fans jusqu'à plus soif grâce un lucratif merchandising.

Black City Parade ne s'opposera malheureusement pas à cette nouvelle règle désormais établie. Le livret qui accompagne la galette est beau et classe. Il évoque le périple de Sirkis durant la préparation de ce douzième album. Un peu de Berlin, New-York ou Tokyo pour souligner que le voyage sera urbain, nocturne, au carrefour de multiples rencontres. Ceci donnera en concert une superbe mise en scène, comme toujours avec INDO, et le spectateur en aura objectivement pour ses trente euros. Mais pour le reste. Cette galette ne se distingue en rien des précédentes. Elle contiendra son lot de morceaux ennuyeux (nombreux), d'hymnes pour Stade de France et de titres bien plus marquants (rares).

INDOCHINE est donc ambitieux. Ce désir passe par des titres travaillés, aux ambiances electro-pop qui dépassent pour la plupart volontiers les cinq minutes. Pas de chance, ceci ne suffit pas à rendre l'ensemble attractif. Que le temps est long ! Les morceaux au final qui ne provoquent pas d'intempestifs bâillements se comptent sur les doigts d'une seule main. Les particulièrement réussis «Traffic Girl» et «Nous Demain» rappellent que le groupe peut parfois encore être digne. Du premier titre écrit par LESCOP et qui parle des femmes- militaires régulant la faible circulation (?) en Corée du Nord,on retiendra la qualité mélodique directe. Du second titre, on appréciera ce petit côté KILLERS, une véritable petite pépite new-wave qui promet des jours meilleurs. Comme souvent chez INDO, lorsque le rythme diminue, les émotions se dévoilent plus rapidement pour perdurer. La longue complainte «Memoria» qui évoque le divorce du leader prend certes son temps mais elle contient son petit lot de sentiments serre-cœur. Idem avec le triste et fataliste «Europane» où INDOCHINE clôt avec une atypique douceur cet album sans relief.

Le reste de l'album possède hélas tous les tics qui font dorénavant toutes les productions du groupe depuis Paradize compris à l'exception du plus réussi Alice et June (2005). Le fan même plutôt souple doit subir les textes du leader qui laissent parfois pantois comme avec l'electro sautillant «Le Messie» ou «Kill Nico» qui se veut entraînant et qui apparaît plus comme un hymne de stade de division départementale qu'autre chose (lala lalala) . Il devra une nouvelle fois accepter les dénonciations pas toujours adroites de Sirkis. En 2013, ce sera «College Boy» et son harcèlement scolaire. Ce titre a bien fait plus parlé de lui pour son clip réalisé par Xavier NOLAN que pour ses qualités intrinsèques. C'est encore une fois un morceau qui ne décolle pas. Il pourrait durer cinq comme quinze minutes que l'on aurait le temps de récurer une pièce entière. Parfait en fond sonore pour le ménage. Le groupe enfile les ambiances lambda aux kilomètres. Pas un qui se distingue d'un autre. Le morceau-titre comme le pouet-pouet TWO UNLIMITED «Belfast» ne sont là que pour dire que Black City Parade propose plus de dix titres au compteur. Pfff...à oublier, rapidement.

Black City Parade n'a assurément qu'une seule fonction. Souligner opportunément qu'INDOCHINE existe encore. On peut cependant reconnaître à cet album creux et ennuyeux au moins une vertu. Grâce à lui, on se souvient que Dancetaria est le dernier grand album du groupe et qu'il date déjà de...1999.

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   SUNTORY TIME

 
   RICHARD

 
   (2 chroniques)



- Nicolas Sirkis (chant, guitares, basse, synthés)
- Oli De Sat (guitares, claviers, basse)
- Mr Boris (guitare, choeurs)
- Mr Shoes (batterie, choeurs)
- Mr Eliard (basse)
- Mr Matu (claviers)
- Valérie Rouzeau (récitation sur 'black ouverture')
- Charline Kozmik (choeurs)
- Charlotte Vanhove (choeurs)
- Christa (chants sur 'wuppertal')


1. Black Ouverture
2. Black City Parade
3. College Boy
4. Memoria
5. Le Fond De L'air Est Rouge
6. Wuppertal
7. Le Messie
8. Belfast
9. Traffic Girl
10. Thea Sonata
11. Anyway
12. Nous Demain
13. Kill Nico
14. Europane Ou Le Dernier Bal

- bonus Cd
1. Salomé
2. The Lovers
3. Trashmen



             



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