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John MELLENCAMP - Chesnut Street Incident (1976)
Par ERWIN le 24 Novembre 2017          Consultée 370 fois

Bienvenue chez les bouseux ! Mais oui chers lecteurs ! Nous voici parés à enfiler les bottes et le chapeau....Certes certes, mais ne vous emballez pas trop, car il ne s'agit pas là de stetson et de santiags mais bien de bottasses de travail et de chapeau de paille... Voila, c'est comme ça, notre John MELLENCAMP naît dans son indiana natal en 1951. Famille de classe moyenne, université locale durant laquelle on le retrouve la plupart du temps vautré dans des canapés à fumer du chichon, quand il ne joue pas de la guitare. Il sort miraculeusement diplomé et débute dans des petits groupes. Émigre vers New York et tape dans l'oeil du producteur Tony Devries – David BOWIE -, l'entourloupe débute vite car notre boy se retrouve affublé d'un faux nom d'artiste « Johnny COUGAR » qu'il avouera détester dès le départ. Et nous voici avec son premier album où il pose tel le playboy !

Virons déjà le plus désagréable : les reprises ! On ne les comptera même pas ! Figurez-vous que notre John est un inconditionel d'ELVIS. Du coup, allons-y dans la joie pour une version de « Jailhouse rock ». J'aimerais tant vous dire que cette version a quelque chose à dire. Bah même pas, quand on s'attaque à un tel classique, on est en droit d'espérer quelque chose de couillu ou au moins de différent. Donc là, à mon sens le jeune artiste se pète les dents sur un os trop dur. D'ailleurs sa voix passe mal. A jeter ! « Pretty woman » ? Dieu du ciel ! Tout de suite, ça fait peur, car parvenir à trouver le velouté suprême de la voix de Roy ORBISON, c'est pas de la tarte. La version est celle d'un jeune groupe « comme dans un garage », sans esprit, sans cœur, aucun intérêt.

De la reprise dans tous les sens .. La « 20th century fox » des DOORS choque moins que les précédentes, mais n'existe pas face à l'originale. Le « Do you believe in magic » des LOVIN SPOONFULL, sans être ridicule, n'est en rien remarquable. Toutes les influences du boy y passent. Ainsi, les STOOGES sont là sous la forme de « I need somebody baby », une reprise avec un piano qui swingue quelque peu. « Hit the road Jack » de Ray CHARLES a droit à un traitement assez lent. Le résultat se laisse écouter mais on déplore un peu trop de cabotinage de la part du chanteur. On remarque tout de même qu'il n'y en a que pour les groupes ricains ! Cet amour pour la patrie va se retrouver dans l'Americana version Heartland dont John va devenir un illustre représentant.

Pour le reste, des chansons originales donc. C'est là que le fameux COUGAR va devoir imposer sa griffe. Pourtant, il n'y a guère qu'une poignée de titres sur lesquels on découvre quelques éléments plaisants. Ainsi, « Chestnut street incident » qui donne son nom à l'album... Un piano qui sonne un peu Billly JOEL, quelques réminiscences folk. Une voix qui rappelle SPRINGSTEEN, déjà ! Et l'emploi de quelques instruments traditionnels... Pas mal. Il y a aussi « Sad lady », qui le voit jouxter les territoires qu'il s'apprête à investir. La chanson a déjà une belle gueule, même si le chant de John n'est pas encore posé. On sent les envolées à venir sur « Dream killing town », mais ce n'est pas encore ça, alors que des twins guitares à l'identité presque Southern rock riffent sur « Good girls ». Enfin, on croirait une rythmique des STONES sur une compo de DYLAN avec « American dream », sympa sans plus.

Un premier album...ce n'est jamais simple de débuter une carrière. L'opus est truffé d'erreurs de jeunesse, on sent l'enthousiasme vibrant, mais on déplore les maladresses d'un bout à l'autre du microsillon. Les reprises sont anecdotiques au mieux, et on perçoit mal l'évolution à venir, si ce n'est sur les deux titres sus mentionnés. Pas une bérézina, mais on est loin de la formule magique !

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   ERWIN

 
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1. American Dream
2. Oh Pretty Woman
3. Jailhouse Rock
4. Dream Killing Town
5. Supergirl
6. Chestnut Street
7. Good Girls
8. Do You Believe In Magic
9. Twentieth Century Fox
10. Chestnut Street Revisited
11. Sad Lady
12. Hit The Road Jack
13. I Need Somebody Baby



             



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