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 The Illustrated Elton John Discography (1225)

Elton JOHN - Madman Across The Water (1971)
Par MARCO STIVELL le 11 Juin 2011          Consultée 2887 fois

Le Elton JOHN "classique" (première moitié des années 70) a l'avantage d'être, paradoxalement, sans surprise. C'est en répétant les mêmes recettes qu'il se bonifie, et le fait d'enchaîner les albums (toujours deux par an selon son contrat de l'époque) n'y change rien. Avec Madman Across the Water, Elton JOHN fait du Elton JOHN, sans le côté rock. Ce sera donc, sans surprise encore, un album plus "ballades", le genre de musique qui vaudra au futur noble le statut de "marchand de soupe" pour les plus médisants. Sauf que comme c'est calé entre des albums d'inspiration pop-rock, ça passait encore.

Mais il est clair que Madman Across the Water n'est pas le genre d'album qui remportera les suffrages sauf auprès des amateurs de variété. Le fait est que malgré l'omniprésence d'un groupe rock, comme je l'ai dit plus haut, l'heure est plus aux ballades. Pas d'emballement façon "The Cage" ou "Burn Down the Mission" ici, vous pouvez vous passer ce quatrième album en boucle, et découvrirez qu'il est très uniforme, dans le tempo, l'instrumentation, la composition aussi... Le thème de l'eau est bien choisi, car malgré le soutien d'une rythmique efficace pour ce type de musique, une impression de "flottement" se dégage de ce disque les premières fois, on a souvent l'impression d'écouter la même chanson avec un peu plus d'orchestre par-ci, un peu plus de choeurs par-là... Et toujours ce piano, Elton qui plaque avec panache ses touches noires et blanches, on peut dire que c'est l'intrument roi, et il n'y a d'ailleurs pas d'autre clavier aussi notable ici (même si Rick Wakeman de Yes fait partie de l'aventure).

Madman Across the Water n'est pas un album mineur dans la discographie d'Elton puisqu'il reste parmi les plus vendus pour la prémière époque (jusqu'à Goodbye Yellow Brick Road inclus on va dire) mais c'est aussi, selon la coutume Elton JOHN, un album bien rempli. L'artiste utilise généreusement comme d'habitude le temps qui lui est imparti, et n'hésite ainsi pas, en dépit d'un faible nombre de titres, à nous offrir des ballades à rallonge. A part "Goodbye", aucun morceau de moins de quatre minutes, pas même le tube "Levon", qui possède en plus de sa mélodie plus ou moins évidente, sa propre envolée orchestrale, très belle d'ailleurs. C'est Paul Buckmaster, le même que pour les précédents albums, qui s'est occupé de l'enrobage adéquat. Madman Across the Water propose ainsi une touche plus classisante à l'image du second disque d'Elton, mais en plus abouti aussi. Cela a cependant un prix, ce fameux sentiment encore une fois d'écouter un peu toujours la même chanson.

Les bonnes idées ne manquent pourtant pas, et curieusement on notera plus facilement à chaque fois les plus originales. A compter à ce titre l'intro au piano toute simple et belle de "Tiny Dancer". En dehors de cela, la noirceur du disque joue beaucoup en sa faveur, et c'est particulièrement appréciable en son milieu, sur la chanson-titre et surtout "Indian Sunset" que Elton démarre (presque) remarquablement tout seul, a-cappella. Sa voix est d'ailleurs une nouvelle fois l'un des sommets de l'ensemble musical, ne rechignant pas à quelques escapades salvatrices. A noter encore les choeurs tantôt soul-gospel, tantôt plus "religionnaires" comme sur "All the Nastes", la réalisation plus acoustique du très beau "Holiday Inn", ainsi que la fin en roue libre (avec accordéon !) de "Razor Face". Ca en fait des suprises finalement pour un album soi-disant plus qu'homogène. C'est là où cette chronique se contredit elle-même, car bien que cette homogénéité soit réelle, Madman Across the Water réclame quelques écoutes pour installer tout ce qui peut l'empêcher de tomber dans la redondance, ou ce qu'on pourrait même qualifier d'une certaine facilité.

Qu'on le veuille ou non, cet album est à l'image de son créateur, pas si facilement abordable que ça. Certes, le côté ballades prépondérantes est évident, mais Elton a choisi de rester audacieux, et délivre ainsi une petite merveille pop bien léchée cachant de nombreuses subtilités qui font partie intégrante de ses qualités. Un album de variété classieuse hautement recommandable.

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   MARCO STIVELL

 
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- Elton John (chant, piano)
- Davey Johnstone (guitare acoustique, mandoline,)
- B.j. Cole (guitare steel)
- Caleb Quay (guitare éléctrique & acoustiqu)
- Les Tatcher (guitare acoustique)
- Chris Spedding (guitare éléctrique & slide)
- Brian Dee (harmonium)
- Diana Lewis (synthétiseur arp)
- Rick Wakeman (orgue)
- David Glover (basse)
- Brian Odgers (basse)
- Herbie Flowers (basse)
- Chris Laurence (basse acoustique)
- Ray Cooper (percussions)
- Roger Pope (batterie)
- Barry Morgan (batterie)
- Terry Cox (batterie)


1. Tiny Dancer
2. Levon
3. Razor Face
4. Madman Across The Water
5. Indian Sunset
6. Holiday Inn
7. Rotten Peaches
8. All The Nasties
9. Goodbye



             



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