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Elton JOHN - Peachtree Road (2004)
Par MARCO STIVELL le 12 Octobre 2011          Consultée 1917 fois

Peachtree Road est le vingt-huitième album studio d'Elton JOHN. Quand on sait qu'il est sorti près de dix ans après le vingt-cinquième, Made in England, on ne peut que remarquer le décalage avec le rythme très régulier d'un album par an dans les années 80, ou mieux encore celui des années 70 où il en sortait parfois deux en à peine quelques mois. On dit ça et là que l'inspiration s'essouffle avec le temps chez les artistes qui ont beaucoup produit, et il est à craindre avec ce Peachtree Road que ce soit le cas pour Elton.

Pour ce disque, le chanteur a choisi un format ballades. Les textes écrits par Benie Taupin sont donc pour la plupart ornés de cette trame que l'on retrouve chez tous ces artistes à la "soul" prononcée, et Elton emballe le tout d'une musique très caractéristique. On se rendra compte dès les premières mesures d'une certaine volonté de concilier guitares folk et classiques. Un mélange pas si éloigné de ce que l'artiste nous proposait sur Tumbleweed Connection, il y a bien longtemps. Le parallèle n'est pas gratuit car Peachtree Road semble être lui aussi un clin d'oeil à l'Amérique (la photo de la pochette a été prise dans les environs d'Atlanta en Géorgie), et certaines chansons donnent l'impression d'être un écho à ce classique du début des années 70. "I Stop and I Breathe" surtout, au moment du refrain, dévoile un enchaînement d'accord très proche de celui du génial "Burn Down the Mission". Toutefois, un emportement musical comme ceux de ce dernier titre ne sera pas de mise ici, Peachtree Road reposant une nouvelle fois sur les ballades.

Ce qui fait que si on n'aime pas ce style et encore moins quand il s'agit d'Elton, il vaut mieux passer son chemin. Pour les autres, il convient de savoir que l'exercice a tellement été répété par le passé, et d'excellente manière qu'il fallait bien arriver un jour à une sorte d'impact amoindri, surtout quand on sait que pratiquement onze chansons sur douze appartiennent à ce genre "ballades". Seule "They Call Her the Cat" se démarque avec son esprit très blues-rock, se révèlant malheureusement assez poussif, étant garni des cuivres du groupe Chicago. L'adjectif est sévère, mais il faut reconnaître que ce n'est pas la même niaque qu'autrefois (on pense à "The Bitch is Back", "Elderberry Wine"...), et Elton passé d'un registre ténor expressif à une voix de baryton légèrement essoufflée, n'arrive plus à transporter aussi bien ce genre de titres.

Ce n'est pas très différent pour les ballades. Elles sont toutes jolies, mais voilà, ce sont des ballades d'Elton JOHN, des énièmes doit-on préciser, et qui malgré leur revêtement folk ne sortent pas de l'univers "classique" dans lequel le maître les a toujours produites. Que certaines soient légèrement accélérées n'y change rien, que l'une ("My Elusive Drug") soit plus jazz non plus, que l'autre ("Turn the Lights Out When You Leave") soit plus country itou... "I Can't Keep This from You" renvoie à "Can You Feel the Love Tonight" pour certains moments, en moins bien. Celles du début sont intéressantes avec leurs guitares slide et autres dobro. Mais voilà, le problème reste le même : on écoute cela gentiment, sans étincelle. Pire, on n'est pas loin de s'ennuyer, et il est vraiment rare que je dise quelque chose de tel en musique. Ca s'écoute, mais on n'est plus au niveau des glorieuses ballades du passé, qu'elles soient des années 70 ou 80, ou même 90. Les seules à vraiment retenir sont un trio d'un seul bloc : "All That I'm Allowed (I'm Thankful)" et son emballage légèrement plus eighties, "I Stop and I Breathe" qui possède une dimension dramatique suffisante pour faire mouche, ainsi que "Too Many Tears" et ses interventions classieuses de guitares acoustiques. Soit des petites perles bien cachées dans l'album et nettement plus efficaces que le reste.

J'ai mis 2/5 à Peachtree Road. Dans le fonctionnement de notre beau site, c'est pour résumer la tendance de certains albums à rester moyens, en dépit de qualités. C'est tout à fait ce qui convient à ce disque, certes joli mais décevant.

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   MARCO STIVELL

 
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- Elton John (chant, piano, choeurs)
- Davey Johnstone (guitares, dobro, choeurs)
- Nigel Olsson (batterie, choeurs)
- Bob Birch (basse, choeurs)
- Guy Babylon (claviers, orchestration)
- John Mahon (percussions, choeurs)
- John Jorgenson (pedal steel guitar)


1. Weight Of The World
2. Porch Swing In Tupelo
3. Answer In The Sky
4. Turn The Lights Out When You Leave
5. My Elusive Drug
6. They Call Her The Cat
7. Freaks In Love
8. All That I’m Allowed
9. I Stop And I Breathe
10. Too Many Tears
11. Its’ Getting Dark In Here
12. I Can’t Keep This From You



             



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