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 The Illustrated Elton John Discography (1233)

Elton JOHN - A Single Man (1978)
Par MARCO STIVELL le 28 Février 2012          Consultée 2415 fois

A Single Man, le douzième album studio d'Elton John introduit une nouvelle ère, séparée de la précédente par deux ans de "vacances", sans album original. C'est la première fois que l'artiste réalise une oeuvre sans l'aide du producteur Gus Dudgeon, et surtout sans celle ô combien précieuse de Bernie Taupin, qui collaborait alors avec d'autres personnes. Il y a bien un nouveau parolier, Gary Osborne, mais il était alors si peu connu que beaucoup de gens ont interprété le titre de ce nouvel album comme indiquant une tentative d'Elton de produire quelque chose en solitaire ! La pochette aussi peut prêter à confusion, avec un Elton tout seul, habillé très classe et assumant ses racines "so british" jusqu'au bout (l'allée est celle de Long Walk, dans le grand parc Windsor). A Single Man est aussi le premier album de l'artiste à avoir été publié officiellement en ex-URSS, pas forcément bien d'ailleurs : certaines chansons comme "Big Dipper" et "Part-Time Love" ont été censurées, donc tout simplement retirées.

S'il marque le début d'une autre période, A Single Man n'est pas un témoin de la grande baisse d'inspiration que l'on reproche souvent à Elton après Blue Moves. Beaucoup de chansons, pour ne pas dire tout le disque, sont encore empreintes du "classicisme" des albums précédents et ne sont pas à ignorer de ce fait, d'autant plus que, et je suis tout à fait d'accord avec cet avis courant, c'est l'un des opus où Elton chante le mieux. De l'ancien groupe, il n'a gardé que Ray Cooper et Davey Johnstone qui restent les éléments les plus "visibles" de cette musique en dehors de lui-même, tout comme l'arrangeur Paul Buckmaster (dont c'est la dernière participation avant longtemps). Il ne faut pas pour autant renier l'apport de Tim Renwick, musicien dde studio célèbre, et de ses diverses guitares acoustiques et mandolines qui font ressortir leur essence acoustique à beaucoup de chansons. Il y a aussi la contrebasse occasionnelle de Herbie Flowers, le saxophone de John Crocker, ses claviers, les choeurs...

"Shine on Through" et "Georgia" sont des ballades dans la grande tradition eltonjohnesque, avec apport de choeurs et de cordes au ton langoureux. Mais on peut aussi facilement retrouver des cavalcades de ces dernières sur le très disco (et dense) "Madness" ainsi que sur le passionnant "I Don't Care" où elles prennent la place des cuivres. Dans tous les cas, ces chansons font que ce disque a une tonalité épique et ce n'en sont que des très bons exemples. Le piano se réserve de solides échappées toujours adaptées à l'attitude des chansons, et maître Johnstone vient ponctuer le tout de jolis solos. "Part-Time Love" ainsi que "Return to Paradise" sont également efficaces chacune à leur manière, et dotées d'un arrangement seyant de percussions par Ray Cooper (congas, marimbas, vibraphones...)

Ce qui reste de l'album est plus "particulier" dirons-nous. On reste dans un univers propre à l'artiste, mais celui-ci emploie un propos singulier, ouvrant sur d'autres idées. "Big Dipper" par exemple, possède une ambiance qui nous conduit tout droit dans un troquet de New Orleans, grâce à ses intonations bluesy et sa fanfare excentrique. "It Ain't Gonna Be Easy" ne justifie pas forcément toute sa longueur (huit minutes), mais est savoureux pour son côté sombre et mystérieux ainsi que son arrangement savant, que Elton arrive à transporter très haut en chantant. "Shooting Star" réemploie la recette jazzy que l'on avait rencontrée sur Blue Moves, mais y ajoute un peu de saxophone alto et surtout un piano Fender Rhodes céleste. D'ailleurs, cette dernière partie de l'album offre une part belle aux claviers, puisqu'après un petit interlude "Reverie" portant bien son nom, Elton nous offre "Song for Guy". Dédiée au jeune Guy Burchett, employé chez Rocket Records (le label d'Elton) qui s'est tué en moto, cette chanson n'en est pas une puisque presque totalement instrumentale. Un thème de piano très simple et forcément tubesque (le morceau sortira en single et sera un succès) revient systématiquement entre deux passages oniriques chargés en claviers et glockenspiels. Elton vient ajouter sa voix sur le final. Epique et idéal pour conclure un déjà excellent album.

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   MARCO STIVELL

 
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- Elton John (chant, pianos, harmonium, orgue, clavinette, mello)
- Davey Johnstone (guitares, choeurs)
- Ray Cooper (percussions)
- Tim Renwick (guitares, mandoline)
- Vicki Brown (choeurs)
- Paul Buckmaster (arrangements orchestraux, synthétiseur arp)
- B.j. Cole (steel guitare)
- John Crocker (clarinette, saxophones, piano)
- Herbie Flowers (contrebasse)
- Clive Franks (basse)
- Patrick Halcox (trompette)
- Steve Holly (batterie, cor)
- Stevie Lange (choeurs)
- Henry Lowther (trompette)
- Gary Osborne (choeurs)
- Jim Shepherd (trombone)
- Joanne Stone (choeurs)
- Chris Thompson (choeurs)
- Watford Football Club (choeurs)


1. Shine On Through
2. Return To Paradise
3. I Don't Care
4. Big Dipper
5. It Ain't Gonna Be Easy
6. Part-time Love
7. Georgia
8. Shooting Star
9. Madness
10. Reverie
11. Song For Guy



             



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