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- Style : The Lickerish Quartet , Jellyfish, Guns N' Roses, The Darkness
- Membre : Bad Company, Tony Iommi , Free, Roger Taylor , Brian May , Freddie Mercury
 

 Queenrock : Le Site Sur Queen (4080)

QUEEN - Jazz (1978)
Par MR. AMEFORGEE le 24 Février 2005          Consultée 18699 fois

Jazz, septième tête couronnée de la dynastie, naquit le 10 novembre 1978. Une grande reine que celle-ci. Elle sut accommoder l’héritage des anciennes suzeraines, fantasque et éclatant, aux inflexions plus sobres instiguées par la reine précédente. Elle fut d’ailleurs célèbre pour son amour des courses de cyclisme et son gros popotin qui fit tourner la tête du monde du rock.

Tout d’abord, mon devoir de chroniqueur royal m’oblige à prévenir le lecteur qu’il ne faut pas prendre le terme de Jazz au premier degré. Jazz n’est pas du jazz, c’est du bon rock, avec un zeste de pop et quelques influences diverses qui font le piment de QUEEN depuis quelques générations déjà (ici, épice orientale, country et funk, notamment).
En termes moins policés, on peut affirmer que cet album est franchement bon. Moins alambiqué que ses deux illustres prédécesseurs, A.N.A.T.O et A.D.A.T.R, poursuivant en ce sens la voie empruntée par News of the World, Jazz n’en demeure pas moins un rock très entraînant et décomplexé, comme en témoigne le ton résolument humoristique d’un certain nombre de morceaux.

D’ailleurs, on entre dans Jazz avec le surprenant "Mustapha", aux paroles pour le moins minimalistes (" Mustapha, Ibrahim") qui prend des accents de prière musulmane et qui se développe sur une mélodie arabisante (logique), méchamment électrique et bien appuyée par la batterie. Et la saveur du déjanté a déjà commencé à imprégner nos oreilles. On ne s’arrête pas là : le célèbre "Fat Bottomed Girls" déboule ensuite, assez hard, avec sa rythmique pachydermique, ses guitares pesantes, le ton affirmé de Freddie et ses choeurs entraînants. Un classique.
Pour se reposer, on enchaîne avec "Jealousy", titre plus doux, plus pop, façon BEATLES, registre dans lequel Freddie excelle et où le piano tient une place de choix. La suite est tout aussi réjouissante : le déjanté "Bicycle Race", avec son fameux passage de concert de klaxons et son délire très cartoon à la guitare, qu’un A Night At the Opera n’aurait pas franchement renié (ni un A Day At the Races, d’ailleurs, mais il faut dire que le titre est de circonstance).
S’ensuivent trois morceaux de tradition rock, voire hard-rock, l’accrocheur "If You Can’t Beat Them" et ses clins d’œil à James BROWN ("Sure feels good!"), le puissant et provocateur "Let Me Entertain You", muni d’un très bon riff de guitare, et enfin le frénétique "Dead On Time", où se marient à merveille la guitare véloce de Brian May et l’élocution hallucinée de Freddie (sacrée performance), qui rappelle peut-être "Keep Yourself Alive" (d’ailleurs cité par la guitare au bout de 2 minutes 37 et dans le texte à la fin, juste avant l’intervention de Dieu et de sa foudre destructrice).
A ce stade, nos esgourdes sont déjà bien satisfaites, mais on poursuit notre route avec "In Only Seven Days", chanson pop moins ambitieuse mais agréable, le semi-acoustique "Dreamer’s Ball" avec son rythme country très nonchalant, le funky "Fun It", chanté en duo par Roger Taylor et Freddie Mercury (et qui annonce en fin de compte le style vers lequel QUEEN s’orientera ensuite), et "Leaving Home Ain’t Easy", ballade aux inflexions planantes interprétée par Brian May, avant de terminer en beauté par le célèbre "Don’t Stop Me Now", petite tuerie en marche, lyrique, délirant et épique à la fois, bref petite pépite made in QUEEN dans toute sa splendeur. Enfin, je préfère ignorer le dernier titre, "More of That Jazz", dépressif, austère et sombre, qui contraste de ce fait pas mal avec le morceau précédent, et surtout interprété par Taylor (qui définitivement s’impose alors comme le compositeur le moins inspiré du quatuor) de sa voix chevrotante.

Que dire de plus ? On a affaire ici à un groupe confirmé qui nous sert un album sans grandes faiblesses et qui capitalise l’expérience forgée par les précédents opus. Les musiciens assurent à tout point de vue, et comme je le répète à chaque chronique, la voix de Mercury évolue encore un peu, un poil plus grave, « granuleuse » et puissante, qui se rapproche mine de rien de la « grande voix » qu’on louera dans les années 80, faisant de lui encore aujourd’hui l’une des références vocales du rock.
Jazz est un album excellent. Varié, rythmé. Je le place sans hésiter dans mon quarté des meilleurs albums du groupe (je vous laisse deviner les autres). Par la suite, QUEEN évoluera vers un registre plus pop branché, oserons-nous dire dans l’ère du temps (Ah ! L’adjonction de ces fameux synthés…), et de ce fait sera peut-être un peu moins enthousiasmant pour les amateurs de leur rock originel (mais pas en termes de ventes, c’est certain…). Mais telle est la conception du jazz selon QUEEN.

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   MR. AMEFORGEE

 
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- Freddie Mercury (chant, piano)
- Brian May (guitare, chant)
- Roger Taylor (batterie, chant)
- John Deacon (basse)


1. Mustapha
2. Fat Bottomed Girls
3. Jealousy
4. Bicycle Race
5. If You Can't Beat Them
6. Let Me Entertain You
7. Dead On Time
8. In Only Seven Days
9. Dreamer's Ball
10. Fun It
11. Leaving Home Ain't Easy
12. Don't Stop Me Now
13. More Of The Jazz



             



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