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 The Illustrated Elton John Discography (1233)

Elton JOHN - 21 At 33 (1980)
Par MARCO STIVELL le 18 Avril 2012          Consultée 1780 fois

Si Victim of Love reste une parenthèse intriguante et, de l'avis général, assez peu glorieuse dans l'histoire d'Elton JOHN, le chanteur décide vite de revenir à des notions plus "basiques", comme rappeler auprès de lui Bernie Taupin aux paroles, même s'il faudra attendre encore quelques temps pour que cela concerne des albums entiers. Il rameute aussi Nigel Olsson et Dee Murray, mais en invités (pour une chanson), tout comme Don Henley des Eagles aux choeurs, Steve Lukather et David Paich de Toto... 21 at 33 n'est pourtant pas une grosse production, c'est même dans la période entamée par A Single Man un premier album plutôt modeste de la part d'Elton, bien que le titre, signifiant "vingt-et-unième album à trente-trois ans" (en comptant les compilations et autres choses décalées), ne le soit pas franchement.

Modeste, 21 at 33 l'est avant tout dans la composition. Victim of Love toujours excepté (quoique...), je commence à croire les avis divers qui disent que les albums sortis à partir de cette période ne laissent pas un souvenir mémorable. Ce n'est pas mauvais, mais pas génial non plus. Moyen quoi, ça s'écoute sans trop de sursauts... Pourtant ça commençait sous les meilleurs auspices avec "Chasing the Crown", le genre de morceau introductif des eighties (la batterie) mais avec une énergie hard séduisante, ponctuée de gros riffs et de diverses guitares électriques. Il y a certes toujours un côté disco, mais du coup mieux géré que sur l'album d'avant, et le final est une tuerie avec ce piano syncopé et ces grondements de guitare... Quelle entrée en matière !

La suite ne sera hélas pas aussi maîtrisée. Elton enchaîne avec deux sucreries qui ont leurs charmes, mais... Au début de "Little Jeannie", on croit qu'il va nous refaire "Song for Guy", il y a cependant plein de cuivres et de choeurs qui amènent une touche épique. Et le piano n'est pas le même, c'est un Fender Rhodes. Quant à "Sartorial Eloquence", elle est dans le même rythme que la précédente et contient une jolie envolée sur fond de claviers, ainsi qu'un "Don't you wanna play this game ?" vibrant. Mais globalement, ça reste un petit peu laborieux, comme si Elton cherchait à tout prix à séduire sans y arriver vraiment.

"Give Me the Love" et "Two Rooms at the End of the World" font ressortir leurs influences respectivement soul et disco avec pas mal de cuivres et de choeurs. On y notera parfois de grosses guitares, sans pour autant que cela atteigne le niveau d'un "Chasing the Crown", mais aussi d'excellents soli de piano électrique Yamaha CP-70. "White Lady White Powder" est une nouvelle sucrerie plus enlevée, se voulant une amusante allégorie de la cocaïne, dont Elton était encore un fervent consommateur à l'époque. Les bonnes guitares, les choeurs et les congas n'empêchent toutefois pas de trouver la chanson juste passable. Les titres qui restent sont en revanche plus avenants. "Dear God", aux paroles très peace and love, est un slow aux choeurs gospelisants, sur fond d'orgue par David Paich. "Never Gonna Fall in Love Again" a une influence plus folk, rêveuse sur fond de claviers, mais contenant un solo de sax inédit. Quant à "Take Me Back", c'est la plus amusante dans la mesure où Elton nous donne sa propre vision de ce que serait la country dans une production eighties. Les soli de piano Wurlitzer et de fiddle harmonisé y sont franchement sympathiques.

Tout cela n'empêche malheureusement pas l'album de paraître seulement agréable à chaque fois qu'on l'écoutera. On dit souvent que les albums d'Elton à partir de cette période ne contiennent que deux ou trois bons titres, le reste ne l'étant pas. Pour moi, 21 at 33, ce sera deux trois titres particulièrement bons, et les autres écoutables, sans passion.

2,5/5

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   MARCO STIVELL

 
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- Elton John (chant, pianos, choeurs)
- Richie Zito (guitares électriques et acoustiques)
- Reggie Mcbride (basse)
- Alvin Taylor (batterie)
- Curt Becher (choeurs)
- Byron Berline (fiddle)
- Richie Cannata (saxophone alto)
- Lenny Castro (congas)
- Bill Champlin (choeurs)
- Joe Chemay (choeurs)
- Victor Feldman (tambourin)
- Chuck Findley (trompette, trombone)
- David Foster (arrangements de cordes)
- Clive Franks (percussions)
- Glenn Frey (choeurs)
- Venette Gloud (choeurs)
- Max Gronenthal (choeurs)
- Larry Hall (trompette, cor)
- Don Henley (choeurs)
- Jerry Hey (trompette, cor, arrangements des cuivres)
- Jim Horn (saxophones, piccolo, arrangements des cuivres)
- James Newton-howard (pianos, synthétiseurs)
- Bruce Johnston (choeurs, arrangements des choeurs)
- Jon Joyce (choeurs)
- Steve Lukather (guitare électrique)
- Dee Murray (basse, choeurs)
- Peter Noone (choeurs)
- Nigel Olsson (batterie)
- Gary Osborne (choeurs)
- David Paich (orgue)
- Bill Reichenbach Jr. (trombone)
- Timothy B. Schmit (choeurs)
- Stephanie Spruill (choeurs)
- Toni Tennille (choeurs)
- Carmen Twilli (choeurs)
- Larry Williams (saxophone ténor)
- Steve Wrather (guitare électrique)


1. Chasing The Crown
2. Little Jeannie
3. Sartorial Eloquence
4. Two Rooms At The End Of The World
5. White Lady White Powder
6. Dear God
7. Never Gonna Fall In Love Again
8. Take Me Back
9. Give Me The Love



             



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