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POPOL VUH - Messa Di Orfeo (1999)
Par WALTERSMOKE le 18 Mars 2016          Consultée 757 fois

Dans la discographie officielle de POPOL VUH, il n'y avait jusqu'en 1999 que des albums studio et des BO de film. Pas d'EP, pas de singles, et surtout pas de live. Pourtant, comme bien des semblables, le groupe de Florian Fricke a eu l'occasion, notamment à ses débuts, de jouer sa musique face à un public. Voir une version live de In den Garten Pharaos, ça pouvait avoir de la gueule, j'imagine. Mais fort heureusement, 1999 voit la maison de disques Spalax réjouir le fan avec Messa di Orfeo, première oeuvre live de Popol Vuh à être officiellement publiée. Joie ! Ceci étant, c'est un live enregistré en 1998, lors d'un festival auquel ont participé Fricke et son associé Frank Fiedler. Pour être précis, Popol Vuh a signé la musique d'une installation artistique...

... tique... tique... tique...

C'est fou ce que l'écho devient fort quand l'auditoire fout le camp... Bref, Messa di Orfeo (l'album) est la piste audio d'une performance donnée à Bari, où Florian Fricke est le seul maitre à bord, Fiedler s'étant occupé de la partie vidéo de l'oeuvre. Fricke se retrouve seul derrière ses instruments, à jouer et composer sans intervention extérieure. Ou presque, puisque Maya Rose, déjà croisée sur l'innommable City Raga (1995), vient donner de la voix sur "Deep in the Ocean of Love". Une ouverture à la fois mauvaise et intéressante : ce n'est clairement pas ce que POPOL VUH aura fait de meilleur dans sa carrière, mais une musique aussi douce pourrait aboutir à un équivalent moderne de Hosianna Mantra (1972), non ?

C'est beau de rêver. Messa di Orfeo joue à fond la carte de la « musique contemporaine », et c'est pour ainsi dire une réussite, pour ce qui est de désintéresser son public. Là où Fricke aurait pu jouer la carte du minimalisme intéressant, introspectif et révélateur, il se contente de faire blip-blip-bloup avec les deux-trois synthés qui trainent dans le coin. Le fun. Absolu. Lorsqu'en plus il se permet de rajouter des bruits de mouches avec le volume à fond... certes, c'est une BO d'une installation vidéo, mais merde quoi, était-ce obligatoire de sortir une « musique » aussi morne ? Et les "Strofa", bon sang... de longues plages où une certaine Guillermina de Gennaro déblatère de petites phrases en italien, sans lien logique. Et attention hein, il ne s'agit pas de mantras au rythme particulier, non, ce sont bien des récitations ad nauseam sur un ton qu'on peut supposer monotones, même si l'accent italien force une musicalité évidente.

Inutile de tourner autour du pot : Messa di Orfeo est un ratage complet, une oeuvre objectivement nulle – et ce n'est pas rien de le dire. Plus encore que City Raga, il montre un POPOL VUH dans un enfer musical affligeant. C'est d'autant plus rageant que c'est le dernier album publié du vivante de Florian Fricke. En effet, ce dernier est hélas terrassé par le cancer fin 2001, mettant un terme à la vie et la carrière d'un homme qui par le passé, aura tutoyé les sommets de l'ambient mystique après des débuts krautrock uniques en leur genre ou presque.

Note réelle : nul/20

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- Florian Fricke (synthés)
- Guillermina De Gennaro (récitation)
- Maya Rose (chant sur 1)


1. Deep In The Ocean Of Love
2. Strofa 1
3. Nascita Dell'ape
4. Strofa 2
5. Dall'origine Al Divenire
6. Strofa 3
7. Strofa 4
8. Primo Movimento
9. Strofa 5



             



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