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ROCK  |  LIVE

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The ROLLING STONES - Got Live If You Want It! (1966)
Par SASKATCHEWAN le 6 Décembre 2010          Consultée 4383 fois

Got Live If You Want It! est sans doute l’un des disques les plus improbables des STONES. Album live fait de bric et de broc, ce premier témoignage gravé sur vinyle du groupe en concert, pur produit de maison de disque, a quasiment été renié par ses géniteurs. On lui préfère bien souvent Get Your Ya-ya’s Out, qui, il faut bien l’avouer, joue dans une toute autre division.

Got Live If You Want It!, c’est d’abord l’histoire d’une supercherie. L’album est censé avoir été enregistré au Royal Albert Hall de Londres : il n’en est rien. Il semblerait que ce soient les concerts de Bristol et de Newcastle pendant la tournée de 1966 qui aient fourni le matériel du disque. En outre, comme souvent à l’époque, ce premier live ne voit le jour que d’un côté de l’Atlantique, aux Etats-Unis, sous la pression du label London Records, qui s’occupait d’éditer les STONES au pays de l’oncle Sam. Voilà pour la mise en jambes ; c’est maintenant que tout devient VRAIMENT compliqué. Car un an plus tôt, en 1965, les Britanniques ont déjà reçu l’offrande d’un EP live, lui aussi baptisé Got Live If You Want It!, mais avec une liste des titres tout à fait différente. Seule la reprise de Bo DIDDLEY, « I’m Alright », est commune aux deux versions. D’ailleurs sur la version américaine, il n’est fait aucune mention de Bo DIDDLEY ; JAGGER et RICHARDS apparaissent comme les uniques compositeurs de la chanson.

Non, ce n’est pas fini ! Le côté ubuesque de la conception de ce disque ne s’arrête pas là. Deux des morceaux présents sur la version américaine, « I’ve Been Loving You Too Long » et « Fortune Teller » n’ont pas été enregistrés en concert, mais… en studio ! où l’on a rajouté quelques bruits de fans hystériques préenregistrés. D’ailleurs le public est le principal défaut de ce live : tout au long du concert, on entend les cris de quelques milliers d’adolescentes surexcitées, et c’est franchement insupportable. Je me demande d’ailleurs si les exclamations du public ne sont pas factices pour l’ensemble des chansons, tant le rendu est exagéré.

Pour ce qui est du son des musiciens même, et ce malgré les retouches studio réalisées par le groupe plus tard cette année-là, le résultat est franchement médiocre, et s’aggrave inexplicablement au fur et à mesure de la performance. Les deux derniers titres, « Have You Seen Your Mother Baby, Standin in the Shadow? » et « (I Can’t Get No) Satisfaction », sont littéralement noyés dans les grésillements. Que l’on ne prétexte pas des capacités d’enregistrement de l’époque pour excuser les carences de ce live : en 1966, l’évolution des techniques permet déjà une qualité d’enregistrement bien supérieure à ce Got Live If You Want It!.

Et pourtant ! ce qu’il aurait pu être bon ce disque ! Au milieu des années 1960, les STONES bénéficient déjà d’un répertoire conséquent, surtout depuis la sortie d’Aftermath, leur premier album sans reprise. Il n’y a qu’à parcourir la liste des titres : « Under My Thumbs », « Get Off Of My Cloud », « Lady Jane », « 19th Nervous Breakdown », etc. Un véritable déluge de rocks endiablés, de mélodies immédiates et de textes malicieux ! La performance de la bande à Brian JONES révèle une énergie incroyable ; il faut dire que le groupe tourne frénétiquement depuis ses débuts. La prise de son bancale en devient presque un avantage : l’aspect « brut » des guitares et de la batterie (mention spéciale à un Charlie WATTS déchaîné) donne une allure toute nouvelle aux compositions du méticuleux Aftermath.

Got Live If You Want It! comporte vraiment trop de vices de conception pour rivaliser sérieusement avec les autres lives des STONES. Ce qui aurait pu être une bonne entrée en matière pour découvrir le début de carrière du groupe ne se révèle être qu’un produit marketing imaginé à la hâte par une maison de disque, dans le seul est unique but de compenser la fin de la première série des tournées-marathons stonniennes. Ecoutez plutôt Get Your Ya-ya’s Out !

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   SASKATCHEWAN

 
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- Keith Richards (guitares, claviers, chœurs)
- Mick Jagger (chant, harmonica, guitare, claviers)
- Brian Jones (orgue, cymbalum, guitares, saxophone, tambourin, c)
- Bill Wyman (basse, synthétiseur, chœurs)
- Charlie Watts (batterie)


1. Under My Thumb
2. Get Off Of My Cloud
3. Lady Jane
4. Not Fade Away
5. I’ve Been Loving You Too Long
6. Fortune Teller
7. The Last Time
8. 19th Nervous Breakdown
9. Time Is On My Side
10. I’m Alright
11. Have You Seen Your Mother Baby, Standing In The Sh
12. (i Can’t Get No) Satisfaction



             



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