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The ROLLING STONES - Flashpoint (1991)
Par NESTOR le 8 Septembre 2021          Consultée 361 fois

Avec dix-neuf albums live officiels répertoriés sur Wikipédia, les ROLLING STONES font partie, avec PEARL JAM et Franck ZAPPA, des artistes très prolifiques en la matière. A tel point qu’il est bien difficile de déterminer lequel de leurs témoignages Live leur rend le plus honneur. Mais nul doute que FLASHPOINT, leur cinquième album en concert, figurerait en bonne place dans un classement de ce type. C’est un disque qui couvre la tournée qui assurait la promotion de leur dix-neuvième disque studio, Steel Wheels (1989). Enfin, on doit plutôt parler des deux tournées qui supportent celui-ci. En effet, le groupe qui n’avait pas tourné depuis sept années se voyait alors proposer un contrat si juteux pour partir sur les routes qu’il effectue une première tournée aux Amériques fin 1989, puis une seconde tournée en Europe et au Japon, l’année suivante, sous le nom de l’Urban Jungle Tour. Ces petites balades de santé rapporteront au groupe la coquette somme de 270 millions de dollars, ce qui constitue alors un record.

Deux années plus tard, les ROLLING STONES sortent Flashpoint qui célèbre ce grand retour en forme.
L’album ne couvre pas un unique concert, mais a été enregistré dans sept villes différentes (Clemson, Atlantic City et Jacksonville aux USA, Turin, Londres et Barcelone en Europe, Tokyo au Japon). Il est en outre complété de deux titres inédits enregistrés en studio : "Highwire" et "Sex Drive". Qui seront les derniers enregistrement studio du bassiste Billy Wyman avec le groupe, celui quittant les STONES deux années plus tard.

Commençons par ce qui pourrait un peu fâcher : du fait de sa captation, à des dates et des lieux différents, ce disque ne retrace pas à proprement parler un concert dans son entièreté, mais s’apparente plutôt à une compilation live. Pour être honnête, les transitions sont relativement bien gérées et on passe d’un titre à l’autre sans réelle coupure de son, du fait d’une continuité dans les bruits de foule. Alors certes, les échanges entre le groupe et le public sont très limités lors de ces transitions, mais l’ambiance ne retombe pas pour autant. Et cela n’est donc pas en mesure d’altérer le plaisir que l’on peut prendre à l’écoute de ces quinze morceaux live, ce qui est une très bonne chose. Par ailleurs, l’équilibre heureux entre nouveaux titres (seuls trois sont issus de l’album Steel Wheels) et classiques assure à Flashpoint un statut intemporel qui fait que trente années après sa sortie il peut être considéré comme un témoignage pérenne des ROLLING STONES.

Parmi ces nouveaux titres, le hit "Rock and a Hard Place" fait très bonne figure au sein des autres grands classiques des STONES. La présence de "Can’t Be Seen" est, elle, plus sujette à controverse. On peut tout autant y voir l’occasion d’écouter Keith Richards au chant, ce qui amène un peu de variété, comme considérer que ce titre, pour sympathique qu’il soit, peine à se hisser au niveau d’un "Paint It Black", d’un "Sympathy for the Devil", d’un "Jumpin' Jack Flash" ou de "(I Can't Get No) Satisfaction". Pourtant, c’est bien ce qu’on lui demande. Il aurait été peut-être plus judicieux d’introduire un autre standard du groupe, sachant que "Undercover of the Night", "Harlem Shuffle", "Gimme Shelter" ou "It's Only Rock 'n Roll (But I Like It)" faisaient partie des morceaux interprétés durant ces tournées. Cela ouvre bien des perspectives… Et s’il s’agissait d’une histoire d’égo, une autre alternative aurait été d’intégrer une des deux autres chansons de Richards que le groupe jouait sur scène : "Before They Make Me Run" ou "Happy".

La question du choix d’un titre pourrait également se poser avec "Sad, Sad, Sad", mais la simple présence de la voix de Mike Jagger fait que la chanson s’insère plus aisément dans la playlist.
Au titre des surprises, on peut citer la reprise du "Little Red Rooster" de Willie DIXON que le groupe avait enregistrée sur son troisième album, Now ! (1965), et sur laquelle Eric CLAPTON vient jouer le solo de guitare. Une participation qui nous amène à nous demander pourquoi John Lee HOOKER, Axl Rose et Izzy Stradlin de GUNS N’ ROSES, n’apparaissent pas sur cet album alors qu’ils étaient invités sur la même date à Atlantic City comme on peut le voir dans le DVD Steel Wheels Live (2020).

Les titres sont interprétés de manière magistrale, avec l’appui de nombreux musiciens en soutien (chœurs, cuivres, claviers). Ce qui donne une production assez massive et puissante. Le groupe y perd un peu l'identité purement Blues Rock de ses débuts pour plonger dans un univers plus moderne et grand spectacle. Cela est particulièrement sensible sur "(I Can't Get No) Satisfaction" dont la version un peu bouffie présentée ici tranche avec la nervosité de l’original. Non pas que cela soit un mal, et le groupe fait montre de nombreux atouts, mais nous sommes loin de la grâce arrogante de leurs débuts. A la rigueur, on pourrait toutefois trouver que la version de "Ruby Tuesday" est un peu poussive, et exécutée sans beaucoup d’émotion. Mais il s’agit, à mon sens, plutôt d’une erreur de casting : était-il bien judicieux de proposer un morceau de ce type dans le cadre d’une gigantesque arène où il est peu aisé de transmettre certains sentiments.

Parmi les nombreux moments saillants, on peut noter la belle introduction de "Paint It Black" à la guitare sèche qui brode sur le thème de cet titre. Ainsi que la version dynamique de "Start Me Up". La présence, loin d’être évidente, de "Factory Girl" (Beggars Banquet, 1968) est également une bonne surprise car ce titre, assez dépouillé, ne faisait pas partie de la setlist habituelle de la tournée. Les deux inédits, s’ils étaient certainement une bonne nouvelle en 1991, et avaient une certaine logique puisque les ROLLING STONES n’avaient pas sorti de nouveaux titres depuis bien longtemps, font désormais un peu "tâche".

Non pas qu’ils soient mauvais, mais leur présence est désormais un peu incongrue. Pourtant, "Highwire" tient bien la route et s’inscrit à merveille dans le répertoire du groupe à cette époque. Il possède d’ailleurs une certaine similitude avec "Rock and a Hard Place". La voix de Mike Jagger y sonne particulièrement vicieuse et est du meilleur effet. Le groupe apparait affûté et l’interprétation nerveuse à souhait. "Sex Drive" est bien moins intéressant, c’est un tentative un peu pathétique de marcher sur les platebandes de James BROWN et de PRINCE. Cela ronronne gentiment et s’inscrit dans les tentations régulières qu’ont Jagger et les siens de s’essayer au Funk / R&B ("Hot Stuff", "Dancin In The Street", "Tumbling Dice"). Mais le groupe ne semble, ici, pas réellement à sa place. Et en tout cas, guère convaincant.

Malgré ces petits défauts, Flashpoint qui fait figure de compilation de luxe constitue un très beau témoignage des ROLLING STONES à cette époque. Avec le très différent Get Yer Ya-Ya's Out! The Rolling Stones in Concert (1970), il fait probablement partie des meilleurs albums live officiels du groupe.

3.5/5

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   NESTOR

 
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- Mick Jagger (chant, guitares harmonica)
- Keith Richards (chant, guitare)
- Ronnie Wood (guitare)
- Bill Wyman (basse)
- Charlie Watts (batterie)
- Bobby Keys (saxophone)
- Matt Clifford (claviers)
- Chuck Leavell (claviers)
- Eric Clapton (guitare)


1. Continental Drift (26/11/1989, Memorial Stadium, C
2. Start Me Up (26/11/1989, Memorial Stadium, Clemson
3. Sad Sad Sad (19/12/1989, Boardwalk Hall, Atlantic
4. Miss You (25/11/1989, Gator Bowl Stadium, Jacksonv
5. Rock And A Hard Place (25/11/1989, Gator Bowl Stad
6. Ruby Tuesday (27/02/1990, Korakuen Dome, Tokyo, Ja
7. You Can't Always Get What You Want (25/11/1989, Ga
8. Factory Girl (06/07/1990, Wembley Stadium, Londres
9. Can't Be Seen (26/11/1989, Memorial Stadium, Clems
10. Little Red Rooster (19/12/1989, Boardwalk Hall, At
11. Paint It, Black (13/06/1990, Stade Olympique, Barc
12. Sympathy For The Devil (27/02/1990, Korakuen Dome,
13. Brown Sugar (28/07/1990, Stadio Delle Alpi, Turin,
14. Jumpin' Jack Flash (27/02/1990, Korakuen Dome, Tok
15. (i Can't Get No) Satisfaction (26/11/1989, Memoria
16. Highwire (studio)
17. Sex Drive (studio)



             



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