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The ROLLING STONES - Sticky Fingers Deluxe Edition (2015)
Par BAYOU le 16 Juin 2015          Consultée 7049 fois

Tout le monde connaît Sticky Fingers, de sa pochette à la fermeture-éclair qui zippe, à son contenu qui occupe au minimum le top 5 de tout fan des STONES. On ne compte plus les forêts dévastées par tout ce qui a été écrit sur cet album.
Bon, ben alors pourquoi il nous en cause encore celui-là ?
Cool, nous n'allons pas évoquer le CD 1 de cette Deluxe Edition (nous vous invitons à relire l’excellente chronique d’A.T.N), mais uniquement les CD 2 et 3.

Sur le CD 2, les cinq premiers morceaux sont des versions alternatives, dont un "Brown Sugar" enregistré avec Eric CLAPTON. Suivent cinq titres enregistrés en 1971, à la Roundhouse de Londres. On commence enfin à admettre que Brian Jones n’était peut-être pas le génie ultime des STONES et que son remplacement par Mick Taylor était une bonne nouvelle pour la musique.
A cette époque, Taylor respire le blues par tous les pores de sa peau, et il ramène le groupe aux racines de la musique bleue.
La version de "Love in Vain" tirerait des larmes d’émotion à Kim Jong-Un, et le lippu n’est pas en reste. Il se concentre sur son chant. Dans ce genre de salle, son jeu de scène n’a pas besoin d’être amplifié. Keith the Riff est là, imperturbable statue du commandeur. Charlie ne sait pas ce qu’est faire un mauvais concert. Wyman, ben c’est Wyman quoi !
Les STONES jouent vraiment, nous insistons, vraiment le blues. Certes, Jagger y ajoute sa dramaturgie dans "Midnight Rambler", mais sa voix sonne plus comme celle d'un vieux black de Chicago que d’un minet londonien.
Le père Taylor tient la baraque, ramène tout le monde aux Crossroads. Ecoutez donc ces morceaux dans leur interprétation de 2014/2015. Certes, ils ont tous pris de la bouteille (et bu de la bouteille) et que reste-il de commun ? Les singeries de Jagger, le look de Keith, les grimaces de Wood sont les arbres qui cachent le désert musical.
Et quand Jim Price pointe son sax sur un "Honky Tonk Women" chaud comme la braise, on comprend que le diable qui avait embobiné Robert Johnson a fait des émules en Angleterre.

Le troisième CD reprend le titre de la version bootleg de The Swingin’ Pig et c’est le show de l’Université de Leeds du 13/03/1971 qui avait été diffusé à la radio (d’où le nombre important de versions pirates).
Ici encore, Taylor est monstrueux. Quelle merveille sa version de "Dead Flowers" ! “Stray Cat Blues” est sublime. Jagger met le paquet, les guitares s’envolent. "Love In Vain" est la référence ultime à Robert Johnson. Tout au long des morceaux, Keith martèle ses riffs et Charlie assure, peinard derrière ses fûts.

N’oublions pas qu’en 1971 les STONES font face à une sacrée concurrence. Rien qu’au Royaume-Uni, LED ZEPPELIN, JETHRO TULL, PINK FLOYD, THE WHO, TRAFFIC sortent des albums majeurs. Alors, il faut résister et les STONES le font superbement.
Cette tournée anglaise prépare la contre-attaque, le fameux S.T.P. Tour de 1972 aux USA, la meilleure de toutes les tournées des STONES, long exorcisme pour oublier la noyade de Jones et la mort de Meredith Hunter à Altamont.

La dernière partie du show qui enchaîne "Honky Tonk Women", "(I Can’t Get No) Satisfaction", "Little Queenie", "Brown Sugar", "Street Fighting Man", "Let It Rock” avec Mr Nicky Hopkins au piano, Bobby Keyes et Jim Price aux cuivres, se passe de commentaires. Avec ce beau monde, toutes les entraîneuses de bar se sentent valorisées !
C’était à Leeds, un soir du printemps 1971.

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   BAYOU

 
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- Mick Jagger (chant, guitare & harmonica)
- Keith Richard (guitare)
- Mick Taylor (guitare)
- Bill Wyman (basse)
- Charlie Watts (batterie)
- Nicky Hopkins (piano)
- Jim Price (cuivres)
- Bobby Keyes (cuivres)


Non disponible



             



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