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ROCK  |  STUDIO

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The ROLLING STONES - Goat’s Head Soup (1973)
Par A.T.N. le 18 Octobre 2010          Consultée 8113 fois

La relative sévérité avec laquelle on juge cette soupe de tête de chèvre est facile à comprendre : après 4 albums immortels entre 1968 et 1972 (l’âge d’or), les STONES ne nous proposent qu’un album moyen. A partir de ce disque, la légende du groupe va se bâtir surtout sur ses concerts, et JAGGER, déjà rock star planétaire, va acquérir une dimension d’icône absolue. La pochette (très moche, mais cela n’engage que moi) en est l’emblème : le groupe s’efface derrière le visage de son leader. Cet album est également notable pour la discrétion de Keith RICHARDS, parfois totalement absent de certaines pistes – mais toujours crédité, au grand désespoir de Mick TAYLOR, qui donne beaucoup de sa personne.

Question écriture, le groupe descend donc d’un cran. GHS ne nous offre aucun équivalent de « You Can’t Always Get What You Want », « Sympathy for the Devil », « Can’t You Hear Me Knockin’ », « Wild Horses » ou « Tumbling Dice », pour ne prendre que quelques exemples parmi toutes les pépites récentes.
L’ouverture est représentative : « Dancing with Mr D. » n’est pas déshonorante, mais après des attaques comme « Brown Sugar » ou « Rocks Off », la conviction semble évaporée. Riff correct, composition décente, mais rien de marquant. Un morceau flemmard, en somme.

C’est palpable : à défaut de morceaux majeurs, nous nous contenterons désormais d’instants rock, toujours empreints de ce blues traditionnel (qui prend ici quelques accents funk, parfois). Aucun couplet/refrain ne nous accrochera les esgourdes de manière durable (à part « Angie », bien sûr, mais qui de nos jours peut encore supporter cette scie plaintive multi-diffusée ? Quand je rencontre quelqu’un et que je pose la question des goûts musicaux, si la réponse est « j’aime bien les Stones, surtout ‘Angie’ », la conversation se termine dans le sang et les larmes).

La présence, pour encore 2 albums, de Mick TAYLOR, garantit quelques grands moments. Le morceau « One Hundred Years Ago », attachant par son accroche au clavinet et ses paroles nostalgiques (regrets d’un passé très récent, qui pourtant semble si loin), possède un final rapide et musclé, survolé par la wah-wah de l’ange blond. Formidable. Le petit bridge de TAYLOR sur « Doo doo doo doo (Heartbreaker) » est également parfait, fluide et sensuel. « Can You Hear the Music », elle, possède un son particulier, intéressant, l’ambiance évoque les vibrations d’un « No Quarter » zeppelinien, une petite flute ajoute un parfum espiègle. Une bonne surprise. Le drame, c’est que c’est quasiment tout.

Le reste est du réchauffé. « Doo doo doo doo (Heartbreaker) », par exemple : entraînant, plein de cuivres et de chœurs canailles, mais ces cuivres sont très sages, loin de la chaleur, de la brillance et de la pêche qu’ils avaient sur Exile on Main Street. Quant aux chœurs, inutile de les comparer aux diaboliques incantations de « Sympathy… ». « Hide Your Love » est un énième blues amené au piano, semblable à tous les autres qui parsèment Exile… « Winter » étire ses beaux violons sur des accords convenus, et c’est « Sway » ou « Moonlight Mile » qu’on se met à regretter. « Star Star » fait taper du pied, petit rock bien fardé… quoi de neuf ? Sans Mick TAYLOR et l’éternelle frappe inimitable de Charlie WATTS, on pourrait même parler de mauvais album.

Et « Angie », alors ? Jolie mélodie, bien écrite, arrangements potables… Honnêtement, je n’arrive pas à l’écouter, pour les raisons évoquées plus haut (trop entendue), mais surtout pour sa texture doucereuse, ce prénom répété jusqu’à la nausée, ce piano trop mièvre… Dans cette gamme, cette balade est pour moi bien loin de « As Tears Go By », « Ruby Tuesday » ou « Lady Jane », par exemple. Je reconnais manquer d’objectivité, cela dit.

Conclusion : pour se prendre une claque de la part du plus grand groupe de rock du monde, il faudra désormais se rendre au stade. Ce que nous faisons tous ou presque depuis 30 ans !

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   A.T.N.

 
  N/A



- Keith Richards (guitares, basse, chant)
- Mick Jagger (chant, harmonica, guitare, pia)
- Mick Taylor (guitares, basse, chant)
- Charlie Watts ( batterie)
- Bill Wyman (basse)


1. Dancing With Mr. D.
2. 100 Years Ago
3. Coming Down Again
4. Doo Doo Doo Doo Doo (heartbreaker)
5. Angie
6. Silver Train
7. Hide Your Love
8. Winter
9. Can You Hear The Music
10. Star Star



             



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