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The ROLLING STONES - Bridges To Babylon (1997)
Par SASKATCHEWAN le 26 Janvier 2017          Consultée 2316 fois

Les ROLLING STONES ont une carrière studio pour le moins chaotique depuis le milieu des années 70, et il est parfois difficile de s’y retrouver. Ils ont néanmoins eu l’élégance d’agrémenter leurs échecs les plus spectaculaires de quelques albums-phares-dans-la-tempête, histoire de guider vers leur port d’attache les embarcations secouées par Emotionnal Rescue ou Voodoo Lounge. Les années 70 ont leur Some Girls, les années 80 se sont sauvées in extremis avec Steel Wheels, les années 90 auront donc Bridges to Babylon.

L’album au lion mésopotamien n’a pas que des amis parmi les fans des STONES, et en toute honnêteté, il faut sans doute quelques accointances avec les sonorités du rock alternatif 90s pour apprécier la chose. JAGGER a fait fort en engageant les Dust Brothers pour trois titres, génies du sampling qui se sont fait remarquer sur le chef-d’œuvre des BEASTIE BOYS, Paul’s Boutique. Si leur apport sur « Anybody Seen My Body » et « Saint of Me » est plutôt anecdotique, ils se font plaisir sur « Might As Well Get Juiced », un blues traversé d’éclairs électroniques, digne héritier des expérimentations psychédéliques de Their Satanic Majesties Request.

Pour une fois, les singles ont été plutôt bien choisis. Le premier d’entre eux, « Anybody Seen My Body », est une ballade touchante dans la lignée de « Blinded by Rainbows » sur l’opus précédent. Jagger y est impérial, toujours sur la corde raide, son interprétation menaçant à chaque instant de sombrer dans le cabotinage, mais, magie... le courant passe ! « Out of Control », dans un style plus échevelé, est l’un de ces quelques rocks oubliés de la carrière tardive des STONES, avec un refrain qui mérite le détour. Pour clôre le bal des formats courts, la fine équipe propose « Saint of Me », une drôle de compo enjouée, à laquelle un texte plein de références évangéliques donne une aura mystique.

À vrai dire, les morceaux de Bridges of Babylon ne sont jamais des évidences. Les intros sont souvent laborieuses, le premier couplet carrément mou. Mais il suffit de faire preuve d’un peu de patience pour que le miracle se produise, comme sur « Gunface », « Too Tight » et même « Already Over Me », une ballade qui commençait comme une énième redite d’« Angie » avant de se sauver des flammes de l’enfer d’un petit solo classieux. À rebours de ces nombreux retards à l’allumage, le titre d’ouverture « Flip the Switch » convainc immédiatement, à tel point qu’on se demande pourquoi il n’est jamais sorti en single. C’est en tout cas une présentation efficace de ce son de guitare si caractéristiques des années 90 qui parcourt Bridges to Babylon. En ce sens, l’album sonne bien plus « moderne » que Vodoo Lounge.

En revanche, celui qui n’a pas évolué, c’est Keith RICHARDS. Ses trois ballades sont des catastrophes absolues, en particulier le reggae « You Don’t Have to Mean It » qui ruine complètement la bonne dynamique de l’album. Il aurait fallu l’interdire de séjour dans les Caraïbes dès 1980, pour le plus grand bien de tous. Heureusement, ses deux autres « performances » sont reléguées en fin de disque. Ainsi, seuls les kamikazes iront profiter de « Thief in the Night » et « How I Can Stop », où le guitariste livre sa meilleure imitation d’Eric CLAPTON sous sédatif. Est-il seulement possible de chanter avec moins de conviction ? À côté, Lou Reed, c’est Rob Halford !

Cet acte de sabotage s’explique sans doute par la très mauvaise ambiance qui s’était une fois de plus installée en studio à l’époque. Keith Richards, tel le capitaine du bateau pirate sabordant son navire avant l’arrivée d’Obélix, aura préféré envoyer ses ambitions artistiques par le fond plutôt que de laisser sa guitare se faire tripatouiller par JAGGER et ses nouveaux amis DJ.

Plutôt que de finir sur cette note négative, rappelons que Bridges to Babylon, c’est un album costaud qui propose les titres les plus inspirés des STONES depuis 1989. Certes, RICHARDS boude, mais Ronnie WOOD fait mieux que jouer les utilités. Et JAGGER est dans un très, très bon jour ! Allez quoi, laissez-lui une chance à cet album !

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   SASKATCHEWAN

 
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- Keith Richards (guitares, chant, piano, choeur)
- Mick Jagger (chant, harmonica, guitares, cl)
- Charlie Watts ( batterie, choeurs)
- Ron Wood (guitares, dobro)
- Jeff Sarli (basse)
- Doug Wimbish (basse)
- Daryl Jones (basse, choeurs)
- Jamie Muhoberac (basse, claviers)
- Blondie Chaplin (basse, maracas, tambourin, pia)
- Danny Saber (basse, guitare, claviers)
- Waddy Wachtel (guitares)
- Jim Keltner (percussions)
- Bernard Fowler (choeurs)
- Wayne Shorter (saxophone soprano)
- Joe Sublett (saxophone baryton)
- Don Was (basse, claviers)
- Pierre De Beauport (basse, pianos)
- Darrell Leonard (trompette)


1. Flip The Switch
2. Anybody Seen My Baby ?
3. Low Down
4. Already Over Me
5. Gunface
6. You Don’t Have To Mean It
7. Out Of Control
8. Saint Of Me
9. Might As Well Get Juiced
10. Always Suffering
11. Too Tight
12. Thief In The Night
13. How Can I Stop



             



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