Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : The Velvet Underground , John Cale , Lou Reed And John Cale , Metallica, Antony And The Johnsons, Reed / Anderson / Zorn

Lou REED - New York (1989)
Par MANIAC BLUES le 11 Septembre 2011          Consultée 3215 fois

New York est une source d’inspiration inépuisable pour bon nombre d’artistes originaires de cette ville. New York n’est pas seulement un cadre, une toile de fond, un décor. Non, New York est une cité vivante et fourmillante pleine de contradictions qui colle à la peau de cinéastes, écrivains et musiciens comme Martin Scorsese, Paul Auster et Lou Reed. New York a eu une influence considérable sur ce dernier. Si celle-ci se faisait déjà ressentir avec Transformer, elle éclate au grand jour avec cet album sorti en 1989.

Lou Reed ne cherche pas à brosser un portait complaisant de la ville, ce qui serait un comble de la part du chanteur originaire de Brooklyn. Il préfère dépeindre sa face sombre et chanter les junkies, les dealers, les losers, les clodos, les putes, les petits truands, les homos et les enfants meurtris.

Le chanteur représente au cours des ces quatorze chansons une Amérique sordide, loin des clichés. Les textes, riches, souvent longs, sont implacables et pleins d’humour noir. Lou Reed ne fait pas mentir sa réputation de poète rock. Il cherche à ancrer son album dans une réalité concrète. Les paroles fourmillent ainsi de détails, de lieux plus ou moins connus, de numéros d’avenues et de rues, de personnages inattendus comme Rotten Rita, membre du Factory ou Jesse Jackson, figure politique critiquée sur la chanson « Good Evening Mr Waldheim ».

New York est un album de rock engagé et plein de maturité. C’est une musique dépouillée, tantôt cool, tantôt énergique. Accompagné par une section rythmique dynamique et une guitare décomplexée, Lou Reed prend son temps pour conter ses textes ; souvent, il chante à peine et se contente de parler par exemple sur « Dime Story Mistery ». Dès « Romeo Had Juliette », relecture crade de la légende shakespearienne dans l’esprit de West Side Story, on sent que Lou Reed a retrouvé toute sa superbe. Il sort parfois les crocs avec des morceaux de rock brut à l’image des puissants « There Is No Time » et « Strawman ».

Mais il sait aussi se montrer d’une douceur ambigüe avec le jazzy « Beginning of A Great Adventure », chanson aux paroles très drôles sur un type aux idées originales en matière d’éducation. Lou Reed n’accorde pas non plus beaucoup de crédit à la grandeur d’esprit des Américains et préfère dénoncer leur cynisme et décadence sur « Last Great American Whale ». Avec « Xmas in February », il narre également l’histoire d’un vétéran du Vietnam tombé dans la misère, un thème récurent dans le cinéma des années quatre-vingt.

« Dirty Blv », chanson désespérée sur les contrastes entre riches et pauvres, est un des grands succès de ce disque. La voix grave de Lou Reed ne fait jamais d’esbroufe même lorsque le ton est résolument rock à l’image d’ « Hold On » qui décrit la violence et l’insécurité à New York ou du bluesy « Busload of Faith », titre dépeignant une vie impitoyable où seule une foi infaillible permet de s’en sortir. Dans ce monde où la violence est amplifiée par les médias (« Sick Of You »), l’enfant est la première victime désignée comme l’explique Lou Reed avec « Endless Cycle » qui pointe du doigt les désastres engendrés par une enfance malsaine. Enfin, Lou Reed n’hésite pas à évoquer les ravages du sida sur « Halloween Parade ».

En cette fin des années quatre-vingt, Lou Reed ne se plie à aucune mode et revient aux fondamentaux de son style. New York fait partie de ses albums les plus brillants en termes de textes et de musique.

A lire aussi en ROCK par MANIAC BLUES :


John FOGERTY
Revival (2007)
Toujours aussi grand!




CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL
Willy And The Poor Boys (1969)
Les Creedence au sommet !


Marquez et partagez





 
   MANIAC BLUES

 
  N/A



- Lou Reed (chant, guitare, choeur)
- Mike Rathke (guitare)
- Rob Wasserman (basse)
- Fred Maher (batterie, basse)
- Maureen Tucker (percussion)
- Jeffrey Lesser (choeur)
- Dion Dimucci (choeur)


1. Romeo Had Juliette
2. Halloween Parade
3. Dirty Blv
4. Endless Cycle
5. There Is No Time
6. Last Great American Whale
7. Beginning Of A Great Adventure
8. Busload Of Faith
9. Sick Of You
10. Hold On
11. Good Evening Mr. Waldheim
12. Xmas In February
13. Strawman
14. Dine Store Mystery



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod