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MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  B.O FILM

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VANGELIS - Antarctica (1983)
Par ARP2600 le 27 Juin 2012          Consultée 1985 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Premier disque sorti après la bande originale de Chariots of Fire, celle du film Antarctica, du réalisateur japonais Koreyoshi Kurahara, est nettement plus consistante et cohérente, bien qu'assez loin du niveau d'Opéra Sauvage. La musique étant adaptée au sujet, est forcément froide et majoritairement lente, on peut à tout le moins reconnaître que les ambiances sont très belles, le principal reproche qu'on peut formuler est l'apparition trop fréquente du célèbre thème principal, mais c'est un syndrôme qui frappe de nombreuses BO.

Bien sûr, je n'ai jamais vu ce film, ma culture est fort limitée en la matière. En plus, une histoire de chiens de traîneau qui survivent par miracle pendant un an en Antarctique, ça ne branche pas tout le monde. Mais bon, le film a eu un certain succès, surtout au Japon bien sûr, ainsi que quelques récompenses. Notons qu'il est sorti dans le monde à des dates diverses entre 83 et 86, et dans des montages divers, la version originale de 143 minutes était peut-être un peu longuette ?

En tout cas, Vangelis a fait son travail correctement. Après Chariots of Fire et Bladerunner, il commençait à s'y connaître en la matière. Et cette fois, donc, il n'a pas fait un disque dont les deux tiers sont du remplissage. Si le grand thème est ressassé tout au long, il n'est pas toujours présenté de la même manière. Il paraît évident que la conception de l'album a été plus longue et réfléchie, tous les morceaux ont du sens et, rien que pour ça, on peut dire que c'est une réussite.

Ensuite, Antarctica est plutôt un album de transition, ce qui est bizarre pour une BO, mais c'est comme ça. Tandis que la musique de Bladerunner, l'année précédente, était tout-à-fait assimilable au travail de Vangelis de la fin des années 70, certains morceaux d'Antarctica présentent des sons nouveaux et un certain type de séquençage qu'on retrouvera dans Soil Festivities et Mask en 84 et 85. Si je considère Mask comme l'aboutissement d'une tendance, les prémices qu'on rencontre ici sont encore un peu ingrats.

Parlons de ce thème principal. Il s'agit probablement du meilleur grand tube de Vangelis, ou du moins le plus fin et le moins pompeux. Ce n'est pas un morceau très complexe, mais il est bien plus caractéristique du style de Vangelis que Chariots of Fire. Outre cette mélodie efficace déployée si délicatement, on appréciera la façon dont se superposent la pulsation des sons percussifs et cette ligne de basse monotone et syncopée, donnant au morceau une belle dynamique malgré son caractère posé. Notons qu'après sa première exposition dans la première plage, le thème revient à l'identique dans «Song of white», après une longue introduction à la flûte seule, pour conclure la première face. Ensuite, la mélodie est utilisée, mais beaucoup plus lente et sans cette rythmique, sur les cristallines «Antarctica Echoes» et «Memory of Antarctica». Ces deux-là se ressemblent, elles sont très ambiantes et Vangelis y joue beaucoup sur la résonance. On trouve encore la mélodie dans la très courte introduction de «Life of Antarctica».

En alternance avec ces déclinaisons du thème, on trouve quelques autres morceaux bien différents. «Kinematic» est celui qui annonce le plus la suite de la carrière du compositeur, avec ce séquençage très rapide combiné avec une mélodie très lente. C'est précisément cet effet qui rend Mask si fascinant. «Life of Antarctica» est moins déchiré. Il est dominé par une mélodie de flûte et un séquençage arpégé. Les deux sont un peu monotones mais facilement sauvés par leurs mélodies. Par contre, «Other side of Antarctica» est très ingrat, son rythme paraît instable et son harmonie est perturbante, il est assimilable aux passages les plus étranges de Soil Festivities. Enfin, Deliverance est le morceau un peu romantique du lot, et n'est donc forcément pas mon préféré. Bien sûr, c'est logique, le côté dramatique de la deuxième face colle avec l'épisode de la survie difficile des chiens, la délivrance étant beaucoup plus positive. Je ne pense pas me tromper en disant que cette fin n'est pas essentielle.

De la même manière, l'album n'est sans doute pas un essentiel de Vangelis. Bien sûr, quand on aime un compositeur, on est indulgent et, pour éviter la lassitude, on écoute régulièrement toutes les œuvres de la deuxième ligne qui peuvent déjà apporter beaucoup. Voilà pourquoi je me repasse quand même régulièrement le joli et froid Antarctica. Si on admet d'avance qu'il y ait ces répétitions du thème, on pourrait même recommander ce disque à tous ceux qui veulent découvrir ce que Vangelis a fait dans les années 80, commencer par Mask pouvant être un peu déconcertant.

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1. Theme From Antarctica
2. Antarctica Echoes
3. Kinematic
4. Song Of White
5. Life Of Antarctica
6. Memory Of Antarctica
7. Other Side Of Antarctica
8. Deliverance



             



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