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FLEETWOOD MAC - Future Games (1971)
Par MARCO STIVELL le 14 Juin 2014          Consultée 1180 fois

Le départ de Jeremy Spencer crée un tournant dans l'histoire de FLEETWOOD MAC à la fin d'une année 1970 déjà bien bouleversée. Le groupe engage son tout premier membre américain, Bob Welch, afin de soutenir Danny Kirwan à la guitare rythmique. Bercé par les black musics, jazz et rhythm'n'blues autant que rock, Welch encore étudiant suit un cursus de français (la Sorbonne à Paris) lorsqu'il plaque tout pour une carrière musicale. Après une longue série de projets sans lendemain, son ex-petite amie, Judy Wond («Jewel-eyed Judy»...) le rapproche de FLEETWOOD MAC dont elle est une proche et accessoirement secrétaire. Welch est engagé sans audition et le groupe abrite ainsi à nouveau deux fanas de Gibson (Les Paul).

S'ensuit une respiration d'environ un an et demi, sans doute la période la plus « heureuse » sur le plan relationnel entre le départ de Peter Green début 70 et celui de Welch fin 74. Pendant ce laps de temps, ce dernier cohabite avec Kirwan dans le jeu guitaristique, mais autant il lui porte un immense respect musicalement, autant c'est plus difficile du côté personnel, car le blond Danny prend son travail un peu trop à coeur... De ces années 1971-72 résultent néanmoins un tandem d'albums fantastiques, dont ce Future Games, premier enregistré grâce au studio mobile des Rolling Stones, qui libère davantage les facultés pop mélodiques de FLEETWOOD MAC.

La grande nouveauté réside ici dans l'expression désormais complète de Christine McVie, puisqu'elle apporte ses propres compositions. Une voix de gorge claire sur une mélodie qui fait mouche et qui transpire la sensualité : comment déjà ne pas reconnaître en «Show Me a Smile» tous les éléments qui font qu'on l'adore ? La blues-pop de «Morning Rain» a cela de touchant qu'elle conserve un caractère timide, ce qui fera sans doute sourire la dame quelques années plus tard, lorsqu'elle fournira au groupe des tubes en puissance comme «Think About Me» ou «You Make Loving Fun». Le chant est mesuré, largement espacé de récréations instrumentales. En la matière, «What a Shame» se démarque totalement du reste, en tant que jam blues-rock fiévreuse, collective et fragmentée (deux minutes au total, ouvertes et fermées en fondu) contenant la prestation de John Perfect, le frère aîné de Christine, aux saxophones. Au lieu de remplissage, à voir comme une curiosité, sachant que cette période de transition en proposera beaucoup.

Alors que Welch se voit plus ou moins limité aux guitares rythmiques, Danny Kirwan s'affirme considérablement aux parties lead, wah-wah, bends en tous sens, et culmine en 1971-72 grâce à ses compositions fantastiques. D'une durée de sept minutes, «Sands of Time», tour à tour lent et rapide, met superbement en valeur la polyvalence de la rythmique McVie-Fleetwood et le jeu du guitare, empruntant aux mélodies chantées dans ses solos. Plus concise, «Sometimes» apporte un net rayon de soleil sudiste. Son chef-d'oeuvre principal ici reste «Woman of 1000 Years». Bien qu'ancrée dans un univers soft-rock sudiste en développement (le premier America sort quelques semaines plus tard), les paroles de Kirwan reflètent son amour pour la poésie anglaise. Les percussions de Fleetwood, la guitare 12 cordes de Welch, le piano Fender Rhodes de Dame Christine, tout est fait pour créer un effet limpide, donner une sensation de plénitude. Un parfum nostalgique renforce la beauté de l'ensemble, particulièrement sur le final.

Bob Welch de son côté n'est pas en reste en proposant la chanson-titre, étalée sur huit minutes. «Future Games» est pourtant une ballade à la mélodie répétitive en termes de composition, mais quelle profondeur, quelle classe ! Et ce alors que Welch y parle tout simplement de l'amour, avec son empreinte fleur bleue toute légère, quelques licks de guitare subtilement jazzy, les choeurs très gutturaux de Kirwan prêtant à sourire...

Le cinquième album de FLEETWOOD MAC offre une musique qui respire de façon évidente. Les compositions sont toutes simples pour la plupart, mais volontairement étirées pour susciter davantage chez l'auditeur une forme d'addiction à de splendides mélodies aériennes, parfois épiques. L'innocence des enfants sur la pochette, aisément reliable à celle de l'album précédent, s'accorde magnifiquement avec un esprit romantique, «gentil».

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   MARCO STIVELL

 
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- Danny Kirwan (guitares, chant)
- Bob Welch (guitares, chant)
- Christine Mcvie (claviers, chant)
- John Mcvie (basse)
- Mick Fleetwood (batterie, percussions)
- + John Perfect (saxophones)


1. Woman Of 1000 Years
2. Morning Rain
3. What A Shame
4. Future Games
5. Sands Of Time
6. Sometimes
7. Lay It All Down
8. Show Me A Smile



             



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