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FLEETWOOD MAC - Then Play On (1969)
Par MARCO STIVELL le 31 Mai 2014          Consultée 1262 fois

1969 est une année d'intense activité et de grand changement pour FLEETWOOD MAC. Le groupe a l'opportunité de partir enregistrer quelques sessions aux légendaires Chess Studios de Chicago durant le mois de janvier, assisté par des icônes telles que Buddy GUY, Willie DIXON... Six mois plus tard, il fait la première partie de TEN YEARS AFTER au Schaefer Music Festival de New York. Sentant le vent du changement s'engouffrer dans le processus de création, le groupe marque la fin de sa période « all-blues » en quittant le label Blue Horizon et signe un contrat éphémère chez Immediate, avant de décliner carrément une proposition des BEATLES et leur Apple Records. Sur conseil du manager Clifford Davis, il intégre la Warner via Reprise, étiquette lancée par Frank SINATRA et de façon définitive, car ce sera le cas pour toute la suite de son histoire.

FLEETWOOD MAC est alors mené par un tandem de locomotives fortement reliées, à savoir Peter Green et le jeune Danny Kirwan. Jeremy Spencer est tout simplement absent du troisième disque, Then Play on, qui paraît en septembre : il travaille alors sur son premier effort solo, accompagné cependant par le groupe au grand complet. Un EP accompagnant Then Play on et renfermant ses compositions occultées devait servir de compensation supplémentaire, mais l'idée sera abandonnée, jusqu'à la parution de The Vaudeville Years en 1998. Cela laisse toute la place au duo formidable Green-Kirwan, quoique cette fois-ci Fleetwood et McVie ont chacun leur mot à dire, en l'occurrence sur la fameuse Madge. Ce qui donne ainsi prétexte à des récréations musicales favorisant les guitaristes et des collages improbables (« Searching for Madge » et son orchestre final).

L'ère psychédélique a fait son chemin et finit par colorer la musique de FLEETWOOD MAC, autrefois sèche et roots. D'ailleurs, à part les « Madge » composés par Fleetwood et McVie, seul « The Rattlesnake Shake » se rattache sobrement à ces débuts, par le caractère adolescent et sexuellement décontracté (le texte parle de masturbation). En outre, ce trio de morceaux n'avantage pas beaucoup l'ensemble du disque, pour ainsi dire. À l'inverse, « My Dream » est un instrumental-chanson sur lequel le groupe révèle autant de cohésion que pour « Albatross ». Danny Kirwan y fait ressortir ses influences soft-rock, preuve que FLEETWOOD MAC n'a vraiment pas attendu l'arrivée du couple Nicks-Buckingham pour aller dans ce sens. Peter Green lui donne la répartie avec le non-moins excellent « Underway ».

Green est de toute évidence à l'honneur, quoiqu'il fasse sur ses morceaux plus aboutis que jamais et non moins empreints de poésie, tels « Before the Beginning » ou l'impressionnant « Closing My Eyes ». Ses véritables atouts incluent une certaine diversification dans son jeu de guitare, sachant qu'il utilise alors très souvent la classique. Sa complicité avec Danny Kirwan prend toute son ampleur à travers des lignes tour à tour en canon et à l'unisson, et ce dès le début de l'album avec le furieux et magistral « Coming Your Way » que l'on doit à Kirwan. Sur « Underway », Green joue à l'électrique ce qu'il pourrait faire à la classique, et sur un versant plus artisanal, son « Show-Biz Blues » révèle tout son savoir-faire à la slide. Bien que toujours plus fidèle aux racines blues que son jeune ami, Green participe tout autant que lui au virage mélodique adopté sur ce Then Play on.

Dans les studios Chess, la réverbération et la chaleur ambiante émanant des ampli Vox donnent à un certain nombre de morceaux des tons fort appréciables, en dépit d'un enregistrement approximatif et saturé au possible. On retrouve le caractère nébuleux de cette fin d'années 60 qui nourrira d'autres références de genres en développement, folk-rock, progressif, à l'égard desquels FLEETWOOD MAC saura toujours se démarquer. Les poétiques « Closing My Eyes », « Although the Sun is Shining » et « Before the Beginning » sont un régal pour ces enchevêtrements de guitares, ces arpèges lumineux, cette brillance de la Stratocaster par Green, le tout favorisé par une rythmique basse-batterie subtilement dosée, voire laissée de côté afin d'aérer au maximum. Le titre de l'album, emprunté à William Shakespeare (« if music was the food for love, then play on » : « si la musique est la nourriture de l'amour, jouons», Twelfth Night), la pochette qui reprend une peinture murale destinée initialement à une salle à manger de manoir anglais, entretiennent un sentiment de félicité.

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