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POP 80\'S  |  STUDIO

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- Membre : Alan Simon , Stevie Nicks
- Style + Membre : Peter Green , Peter Green Splinter Group , Mick Fleetwood , Christine Mcvie

FLEETWOOD MAC - Tango In The Night (1987)
Par MARCO STIVELL le 9 Février 2015          Consultée 2089 fois

En 1987, après un long hiatus de cinq ans (meublé par des escapades en solo), FLEETWOOD MAC revient avec l'album Tango in the Night. Ce qui devait être un projet solo de Lindsey Buckingham à l'origine, captive d'emblée par sa pochette. L'artiste australien Brett-Livingstone Strong, réputé pour ses sculptures de stars hollywoodiennes, puise ici son inspiration dans les oeuvres d'Henri "Le Douanier" Rousseau, le Charmeur de Serpents en particulier.

Cette pochette reflète parfaitement le contenu. FLEETWOOD MAC, qui n'a pourtant plus rien à prouver depuis longtemps sur le thème de l'amour mis en musique, nous livre ici son "love album". Une jungle aux couleurs vives, luxuriantes, qui incite à plonger dans une atmosphère suintant la chaleur bestiale et le sexe. Mais loin des canons pornographiques, on y trouve aussi l'équilibre idéal avec une empreinte soft et élégante. Autant de caractéristiques que l'on connait du groupe, plus volontairement léché en studio, et au contraire, entièrement libéré en live. L'Inde, l'Afrique, les Antilles sont aussi présentes dans ce disque que l'Angleterre et la Californie.

Si le groupe n'a plus le concours de Ken Caillat à la production, il peut compter sur Richard Dashut pour une clarté optimale, et des effets eux aussi luxuriants. Tango in the Night est souvent critiqué pour être l'album le plus ouvertement FM et 80's de FLEETWOOD MAC, ce qui est en soi vrai. Néanmoins, le traitement demeure exceptionnellement léger, pour un groupe de cette envergure et pour une année où c'était quasiment impossible à faire. Comparez avec les albums de Stevie Nicks parus à la même période, notamment son troisième, Rock a Little... Bien que réverbéré, le son ici n'est pas outrageusement froid, Mick Fleetwood n'est pas un défenseur obstiné de la batterie électronique Simmons, les synthés quoique présents restent plutôt discrets... Bref, tout est relatif !

À propos de Nicks, elle est alors très prise par sa carrière solo, et envoie ses démos au groupe qui fait tout avant qu'elle n'ajoute sa voix (très Bonnie Tyler-like désormais), ce qui lui prend deux semaines en tout sur un enregistrement d'un an et demi ! Mais elle frappe fort, avec d'abord un "Seven Wonders" plein de sonorités magiques comme elle les aime, et nous aussi. Buckingham produit un effet aérien, Christine McVie enveloppe le tout de synthés pas criards, simplement beaux. Plus loin, Nicks offre une suite à "Sara", également magistrale, ainsi qu'une ballade folk crépusculaire vaporisée de claviers : "When I See you Again". En dehors de "Seven Wonders", la plupart des tubes sont situés en début d'album.

"Big Love" écrase tout sur son passage grâce à un Lindsey Buckingham dont la voix est devenue plus rauque, moins nasillarde, et un refrain où sa propre guitare lui répond. Cet arpège en picking est une trouvaille monstrueuse, et elle n'est pas seule sur l'album. C'est avec "Everywhere" que Christine McVie se démarque, l'exemple parfait du tube élégant, léger, groovy, sautillant (ce riff !), une mélodie tout sauf rébarbative. Quelle merveille... Icône de sensualité et de romantisme, et en dehors d'un "Mystified" fort à-propos, dame Christine a décidé d'augmenter le tempo sur cet album. En témoigne son génial "Little Lies", autre tube imparable sur lequel les trois vocalistes du groupe se répondent superbement. Elle cosigne encore avec Buckingham le rock "Isn't it Midnight", plus méconnu mais pas moins fiévreux, intense...

John McVie bénéficie d'un traitement de faveur sur ce disque. Ses parties de basse sont à la fois classiques et pleines d'effets claquants, surtout pour les morceaux rock comme "Little Lies". Mick Fleetwood ressort son attirail de percussions, délaissé au moment de Mirage, et ici secondé par quelques parties programmées. Il en sème des tonnes : shakers, castagnettes, bongos... Sur la chanson-titre et sur "Caroline", tous deux par Buckingham et excellents, on retrouve l'esprit de la pochette, torride, oriental... Le spectre sonore est chargé en effets vocaux, comme les soupirs suggestifs de Nicks et Buckingham sur "Big Love", irrésistibles. Love album, assurément !

Tango in the Night est un excellent disque, à ranger parmi les meilleurs de la période. La dernière oeuvre classieuse d'une formation qui ne l'est pas moins : Lindsey Buckingham, sous pression pour l'avancement du projet, se brouille avec ses partenaires et les quitte, interrompant une stabilité de douze années riches. Riches, c'est le mot, et jusqu'au bout : cet album obtient un succès massif, le deuxième plus grand de l'histoire du groupe et le septième plus important des années 80 entières, rien de moins. Soyez sûrs, chers lecteurs, de trouver régulièrement Tango in the Night dans les bacs à soldes de la Fnac et de Cultura, avec Rumours et le Greatest Hits paru deux ans plus tard. Les seuls qui se vendent, en fait...

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   MARCO STIVELL

 
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- Stevie Nicks (chant)
- Lindsey Buckingham (guitares, chant, synthétiseurs, percussions, progr)
- Christine Mcvie (claviers, synthétiseurs, chant)
- John Mcvie (basse)
- Mick Fleetwood (batterie, percussions)


1. Big Love
2. Seven Wonders
3. Everywhere
4. Caroline
5. Tango In The Night
6. Mystified
7. Little Lies
8. Family Man
9. Welcome To The Room...sara
10. Isn't It Midnight
11. When I See You Again
12. You And I, Part Ii



             



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