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- Membre : Alan Simon , Stevie Nicks
- Style + Membre : Peter Green , Peter Green Splinter Group , Mick Fleetwood , Christine Mcvie

FLEETWOOD MAC - Heroes Are Hard To Find (1974)
Par MARCO STIVELL le 3 Août 2014          Consultée 2421 fois

Bob Weston évincé, les membres de FLEETWOOD MAC se dispersent. Epuisé par les nombreux changements survenus depuis cinq ans, le groupe semble au bord de la rupture. Leur manager Clifford Davis lui, ne tient plus et décide de fabriquer de toutes pièces son propre FLEETWOOD MAC, avec de nouveaux musiciens qu'il envoie en tournée... Sans détailler ce chapitre abracadabrantesque qui prend naturellement des proportions juridiques, Mick Fleetwood et ses compagnons vont lutter pendant plusieurs mois afin de permettre aux tribunaux de distinguer le vrai du faux. Soutenus par le légendaire Bill Graham, ils obtiennent gain de cause.

Bob Welch arrive à convaincre Fleetwood et les McVie de partir s'installer aux Etats-Unis (à Los Angeles précisément), où le groupe pourra mieux faire parler de lui. Heroes Are Hard to Find est donc réalisé et publié dans un processus de reconstruction. Mick Fleetwood et les McVie deviennent leurs propres managers et le resteront. Le groupe conserve son contrat avec la Warner via Reprise, mais se sépare de son jusqu'alors fidèle producteur Martin Birch après la publication de l'album. FLEETWOOD MAC se voit ramené à un quatuor pour un court moment, Bob Welch s'occupant de l'ensemble des parties de guitare.

Pas encore tout à fait confortablement installé sur la côte Pacifique, le groupe continue ses tâtonnements et le son s'en ressent, nettement plus produit que les disques précédents et pourtant moins bien enregistré, avec une sensation d'étouffement. C'est néanmoins ce qui participe au climat inédit de ce Heroes Are Hard to Find, et le soleil californien s'y prête naturellement. C'est surtout Christine McVie qu'il éblouit, le soleil, comme en témoignent ses chansons plus directes et concises que les précédentes. L'espoir renait...

"Heroes Are Hard to Find", ballade ensoleillée à l'arrangement soft et aux paroles féminines non-moins légères, est choisie pour single. Toutefois, ce n'est pas sa meilleure, et les saxophones restent un peu trop confinés à l'accompagnement. On lui préfèrera la magnifique "Come a Little Bit Closer", merveilleuse et sensuelle, augmentée de cordes et d'une pedal-steel guitare langoureuses (Sneaky Pete Kleinow des Flying Burrito Brothers). Magistral, comme le pré-disco "Bad Loser", dans un autre style déjà utilisé sur l'album précédent et toujours représentatif du génie de la rythmique McVie-Fleetwood.

Welch se réserve les deux autres tiers de l'écriture, atteignant ici un sommet de créativité et d'unité qui manquait parfois sur Mystery to Me. Ses guitares flottent dans la réverb' et le delay, tissent des formes imaginaires à travers des chansons comme "Bermuda Triangle", "Safe Harbour" et "Coming Home", imprégnées d'une ambiance singulière. Dame Christine y joue du synthétiseur, le fameux ARP String Ensemble (aussi appelé Solina) qui offre un son irréel, enchanteur. La musique raconte vraiment des choses... Pendant la tournée, le groupe engagera deux claviéristes additionnels successifs, dont Doug Graves, leur ingénieur du son.

À côté de cela, Welch fait dans le classique. "She's Changing me" est entraînant, "Angel" vaut bien un "Sentimental Lady", et "Silver Heels" figure parmi ses meilleurs morceaux d'inspiration rhythm'n'blues. Mais mieux que jamais, les expérimentations jazz/r&b du guitariste blond prennent ici leurs lettres de noblesse, sans oublier le concours sincère du groupe, aux claviers, basses et percussions diverses et inspirées, arrangements étoffés et recherchés. Pour sûr, l'Amérique leur réussit. "Safe Harbour" suggère d'ailleurs un sentiment de plénitude, paradis à portée de main...

Dans la période "transitoire" suivant le départ de Peter Green, il s'agit du disque le mieux vanté avec Bare Trees. Ce dernier portait le sceau de Danny Kirwan ; Heroes Are Hard to Find est le meilleur témoignage de Bob Welch. Welch qui a donné une impulsion soudaine et salvatrice au groupe avec le déménagement en Californie, mais qui en subit le contrecoup et se sent de plus en plus désillusionné. Il quitte définitivement le vaisseau en décembre 1974, et poursuit une carrière solo plus ou moins remarquée (French Kiss, 1977, reste son plus célèbre). Il se suicide en juin 2012 à l'âge de 66 ans, sa mort suivant de quelques mois celle de Bob Weston...

Le disque, publié en juillet 1974, entre pour la première fois au Billboard Top 40. FLEETWOOD MAC arrive au bout de ses peines. Un virage inattendu s'annonce, une autre histoire commence...

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   MARCO STIVELL

 
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- Bob Welch (guitares, chant, vibraphone)
- Christine Mcvie (claviers, chant, arp string ensemble)
- John Mcvie (basse)
- Mick Fleetwood (batterie, percussions)
- + Sneaky Pete Kleinow (pedal-steel gutare)
- Nick Decaro (arrangements des cordes et cuivres)


1. Heroes Are Hard To Find
2. Coming Home
3. Angel
4. Bermuda Triangle
5. Come A Little Bit Closer
6. She's Changing Me
7. Bad Loser
8. Silver Heels
9. Prove Your Love
10. Born Enchanter
11. Safe Harbour



             



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