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- Membre : Alan Simon , Stevie Nicks
- Style + Membre : Peter Green , Peter Green Splinter Group , Mick Fleetwood , Christine Mcvie

FLEETWOOD MAC - Mirage (1982)
Par MARCO STIVELL le 10 Janvier 2015          Consultée 2063 fois

À partir du début des années 80, la carrière de FLEETWOOD MAC est définitivement réglée sur un rythme d'intermittence. Loin de vouloir égaler coûte que coûte les records de Rumours en termes de popularité, ni ceux de Tusk pour ce qui est de la créativité, les membres du groupe se consacrent à des oeuvres en solo et se retrouvent ensuite afin de continuer l'histoire, sans trop de pression.

Suivant la parenthèse Tusk, le treizième album de FLEETWOOD MAC, appelé Mirage, reprend la recette qui a décuplé la renommée du groupe cinq ans plus tôt, se conformant modestement aux exigences de son époque. Nous sommes en pleine décennie 80, la pochette et le design tendent à nous le rappeler. Ce Lindsey Buckingham, quel chanceux ! Stevie Nicks l'aguiche, et connaissant leur histoire, on croirait presque que son aigreur l'amène à se tourner de préférence vers Christine McVie, désormais... Evidemment c'est une fiction, chacun a refait sa vie depuis Rumours, on est là pour travailler ensemble. Au verso, les indéboulonnables John McVie et Mick Fleetwood veillent...

Mirage est enregistré dans notre bon vieux château d'Hérouville (cocorico !) et doté d'un son proche de celui de Rumours, en plus résolument FM. Il n'est pourtant pas l'effort le plus notable de la formation la plus réputée de FLEETWOOD MAC. La fin des années 70 a été harassante, et cela se ressent particulièrement du côté de Stevie Nicks. À force d'excès, de dépendance aux stupéfiants, la chanteuse a frôlé la mort et se reconstruit peu à peu. Son premier album solo, Bella Donna, paru l'année précédente, a connu un succès énorme. C'est une superstar, on la voit partout et désormais sans ses compagnons. Il est donc compréhensible que sa présence soit moins marquée sur l'album.

Ses chansons, «Straight Back» qui met l'accent sur les claviers, et l'orientation country de «That's Alright» (la basse, les cymbales !) sont sympathiques, mais seul le tube «Gypsy» se démarque réellement. Compositrice limitée mais efficace, Stevie reprend l'idée de «Sara» de manière plus élancée et léchée, et cela fonctionne très bien, comme ça avait été le cas pour «Dreams» après «Rhiannon», ainsi que pour «Sisters of the Moon» après «Gold Dust Woman». On peut aussi souligner la guitare de Lindsey Buckingham, venue renforcer une mélodie et des effets enchanteurs (glockenspiel, etc...) par un solo dont lui seul a le secret, ici clair comme de l'eau de roche.

Buckingham qui domine une fois de plus côté création, avec cinq morceaux en tout. Mais lui aussi dévoile quelques failles, donne parfois l'impression d'être en pilote automatique. «The Book of Love» est superbe, une de ses meilleures chansons simples, sans fioritures. «Empire State» nous l'offre la tête pleine d'air frais (et sans doute d'autre chose...), au sommet du building le plus haut du monde. Ce morceau puise dans la créativité de Tusk et le résultat demeure honorable, la basse y est impériale. En revanche, le pauvre Lindsey doit se sentir bien seul pour faire dans la ritournelle oldies de la sorte, à répétition... «Oh Diane» est chouette ou agaçant, selon (la pochette du single remet le pingouin, mascotte des McVie, au goût du jour), mais le duc de Buckingham se répète aussitôt après sur un «Eyes of the World» notable avant tout pour de sacrées parties de guitare...

Ce n'est pas pour faire du favoritisme, mais Christine McVie (ndlr : «love !») est bien la plus constante ici, question qualité. Sa voix chaude plâne, «Love in Store» et «Wish You Were Here» conservent sa formule de love-songs proprettes mais inspirées. «Hold Me», imprégnée de sa relation difficile avec Dennis Wilson des Beach Boys, se distingue grâce à sa mélodie, un piano resplendissant et des choeurs dignes du groupe. Le smooth «Only Over You» laisse un peu plus de parties libres à l'ensemble des musiciens. Fleetwood et McVie sont parfaitement à leur aise, le second use même d'effets qui annoncent son travail sur le prochain album, Tango in the Night.

L'accueil pour Mirage est variable. Les singles «Hold Me» et «Gypsy» sont naturellement favoris aux USA, tandis que la vieille Angleterre offre à «Oh Diane» un succès inattendu. La tournée est intense, révélant un groupe en forme, toujours aventureux. L'attitude de Lindsey Buckingham va dans ce sens, mélange improbable de voix et mimiques calqués sur Prince et look à la Huckleberry Finn... Pour sûr, ils continuent de faire parler d'eux !

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   MARCO STIVELL

 
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- Stevie Nicks (chant)
- Lindsey Buckingham (guitares, chant, claviers)
- Christine Mcvie (claviers, chant)
- John Mcvie (basse)
- Mick Fleetwood (batterie, percussions)
- + Ray Lindsey (guitare additionnelle)


1. Love In Store
2. Can't Go Back
3. That's Alright
4. Book Of Love
5. Gypsy
6. Only Over You
7. Empire State
8. Straight Back
9. Hold Me
10. Oh Diane
11. Eyes Of The World
12. Wish You Were Here



             



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