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- Membre : Alan Simon , Stevie Nicks
- Style + Membre : Peter Green , Peter Green Splinter Group , Mick Fleetwood , Christine Mcvie

FLEETWOOD MAC - The Pious Bird Of Good Omen (1969)
Par MARCO STIVELL le 26 Mai 2014          Consultée 1952 fois

1968 avait permis au tout jeune FLEETWOOD MAC d'enfanter coup sur coup deux albums avec un succès plus ou moins marqué. Le début de l'année suivante leur offre sans plus attendre l'opportunité de publier une compilation. Celle-ci verra le jour d'abord aux Etats-Unis sous le nom English Rose, afin de promouvoir davantage le groupe anglais. Puis, ne voulant pas faire de jaloux, il la ressort dans son pays natal en août, avec une tracklist ainsi qu'un package différent. La réédition CD de 2004 en conserve la pochette autant que le titre : The Pious Bird of Good Omen. Il faut dire qu'encore aujourd'hui, la vision de Mick Fleetwood en drag-queen sur la pochette d'English Rose, sommet d'excentricité british, en ferait fuir plus d'un...

Pourtant, cette compilation possède un certain nombre d'attraits, y compris pour le sceptique potentiel à l'encontre de cette période blues anglais. En premier lieu, il y trouvera les tubes incontournables signés Peter Green. « Black Magic Woman » pour commencer, en sus d'une mélodie imparable et d'un texte plus original que ceux des premiers albums, suggère déjà le parfum latino que Carlos Santana développera à sa sauce. La différence de succès, bien que non négligeable pour la version de Green, sera telle qu'après son départ, le groupe devra en rappeler la paternité réelle au moment de l'introduire à chaque concert...

Quant à « Albatross », il s'agit là aussi de l'un des morceaux emblématiques d'un certain virage musical pour FLEETWOOD MAC, plus porté sur la mélodie, les ambiances et cherchant de moins en moins à copier le son blues roots. Faisant d'une pierre deux coups, il permet aussi de marquer l'arrivée de Danny Kirwan, guitariste blond alors tout juste âgé de 18 ans et en qui Peter Green trouve très rapidement un véritable complice, Jeremy Spencer ne lui procurant nulle impression en ce sens. Entièrement instrumental, « Albatross » voit donc les guitares de Green et Kirwan chanter sur fond de basses et cymbales chaudes, évoquant un doux parfum de brise marine, un voyage aérien d'une élégance rare. Le morceau aurait par ailleurs inspiré John Lennon pour son « Sun King », sur Abbey Road.

Parmi les autres singles de cette première période, on peut mentionner « Need your Love so Bad », reprise de Little Willie John agrémentée de cordes et de cuivres et enregistrée juste après le premier album, tout comme « Black Magic Woman ». Elle est jouée sur un tempo blues lent saupoudré d'éléments soul (ne serait-ce que dans le chant de Peter Green), et n'est certainement pas moins flamboyante sur le plan guitaristique que l'originale. D'autres versions donnent l'occasion de goûter plus longuement aux improvisations de Peter Green. Celui-ci offre encore « Rambling Pony », petite récréation façon Delta du Mississippi centrée sur des vocalises et une certaine fièvre.

Jeremy Spencer de son côté ne démord pas de son amour obsessionnel pour les riffs d'Elmore James, mais il le retransmet de meilleure manière que d'habitude, grâce à un effort d'arrangement plus volontaire et doté de beaux contrastes (« I Believe My Time Ain't Long »). Sa reprise de « The Sun is Shining », où l'on rencontre le piano virtuose d'Eddie Boyd, lorgne vers le hard-rock et nous rappelle à juste titre que 1969 est une année où la musique s'envole littéralement, mais moins à dos d'albatros qu'en première classe de dirigeable...

Du reste, on peut dès lors remercier la version CD d'occulter la fonction compilation classique dévolue initialement à cet Oiseau chanteur de la Bonne soeur, en supprimant les titres doublons prélevés sur les albums précédents. En revanche, on peut aisément déplorer la courte durée de l'ensemble, au profit de multiples versions de « Need your Love so Bad » et ne serait-ce que par l'abandon des autres chansons de Danny Kirwan. Un élément bien prometteur que celui-ci, comme en témoignent son furieux « Like Crying » ou l'instrumental jazzy « Jigsaw Puzzle Blues » présents ici.

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   MARCO STIVELL

 
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- Peter Green (guitares, chant, harmonica)
- Danny Kirwan (guitares, chant)
- Jeremy Spencer (guitares, chant)
- John Mcvie (basse)
- Mick Fleetwood (batterie, percussions)


1. Need Your Love So Bad
2. Rambling Pony
3. I Believe My Time Ain't Long
4. The Sun Is Shining
5. Albatross
6. Black Magic Woman
7. Jigsaw Puzzle Blues
8. Like Crying



             



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