Recherche avancée       Liste groupes



      
NEW-WAVE  |  STUDIO

Commentaires (16)
Parallhit
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style + Membre : Siouxsie And The Banshees

The CURE - Pornography (1982)
Par BUDDY le 26 Novembre 2005          Consultée 9705 fois

La pochette de ce 5ème opus parle d’elle même : 3 personnages flous à l’extrême sur un fond noir, des couleurs de braise et une sorte de malaise quand on regarde cette pochette au moins aussi mystérieuse qu’effrayante.
Cet album est un des aboutissements dans la carrière de The Cure, depuis « Seventeen Seconds » et on peut penser aussi que « Pornography » est la synthèse des deux albums précédents.
On ne peut pas pour autant dire que ce soit leur disque le plus noir (Faith remporte la palme), mais ce n'est pas non plus une partie de plaisir pour celui qui se triture les oreilles... Les titres sont lents, mystérieux et graves, et font allusion à des scènes de pourriture, de poussière, et de désolation ("Cold").
Sur cette base hyper gluante, le chant torturé de Robert Smith n'a jamais été aussi proche du désespoir. Ce qu’il prenait à l’époque devait lui procurer aussi pas mal d’hallucinations d’où la folie générée dans les textes d’un Smith meurtri et proche de la dépression. Il est évident que chez « The Cure », le désespoir le plus profond est de rigueur depuis l’album « Faith ».

L’état de l’album, et on le sent bien en l’écoutant, est vraiment obsessionnel. Le cerveau de Smith est trituré de toutes parts, et en voulant tout coordonner, il ne réussit qu’à s’enfoncer encore plus dans sa folie dévastatrice et totale. Mais il est vrai qu’au final, l’album est une pure merveille musicale. Tant au niveau des titres qu’au niveau de la production.
L’instrumentation générale de la galette se fait désormais plus rugueuse. La guitare de Smith est constamment en saturation et bourrée d’effets tout aussi spectaculaires les uns des autres. La basse de Gallup est égale à elle-même par rapport à « Faith » et est toujours aussi « flangerisée », mordante et agressive à souhait.
Les drums quant à eux sonnent comme un métronome. On se demande même si c’est Tolhurst qui joue tellement c’est carré et rigoureux. Implacable.

Pour conclure, je dirais que « Pornography » est un album d'une violence inouïe, un brûlot au climat inimitable. La fièvre et la douleur se sont emparés du corps et du cerveau de Robert Smith et ne le lâcheront que bien des années plus tard. « Pornography » laissera, à n’en pas douter, une trace vraiment indélébile dans la grande histoire du Rock.

A lire aussi en NEW-WAVE par BUDDY :


The CURE
Seventeen Seconds (1980)
Nous sommes à peine à l’aube des années 80...

(+ 3 kros-express)



The CURE
Faith (1981)
Pile un an après la sortie de seventeen seconds...

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez





 
   BUDDY

 
   CAMEO172
   FROMAGE_ENRAGE

 
   (3 chroniques)



- Robert Smith. (guitare.chant)
- Simon Gallup. (basse)
- Laurence Tolhurst. (batterie)


1. One Hunderd Years
2. A Short Term Effect
3. The Hanging Garden
4. Siamese Twins
5. The Figurehead
6. A Strange Day
7. Cold
8. Pornography



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod