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- Membre : Alan Simon

ZUCCHERO - Un Po' Di Zucchero (1983)
Par MARCO STIVELL le 14 Février 2017          Consultée 134 fois

Il grande ZUCCHERO, aussi connu sous le nom d'Adelmo Fornaciari (par sa popularité, on le dit bien dans cet ordre-là !), sans barbe et sans chapeau en cette année 1983, ne se doutait certainement pas qu'il deviendrait l'un des artistes les plus vendus en Italie et à l'extérieur, en tant qu'ambassadeur de son pays. Il était difficile de se faire une place dans ce beau monde, d'ailleurs toujours mené de front à notre époque par les Lombards Adriano CELENTANO et sa partenaire MINA.

Fornaciari porte en lui l'âme de l'Emilie-Romagne, province du centre nord de la péninsule, celle de Bologne et de Parme, et meilleure pourvoyeuse de plus gros vendeurs de disques italiens avec le Lazio/Latium (la province de Rome) : Luciano PAVAROTTI, Lucio DALLA, Vasco ROSSI et Laura PAUSINI en sont issus également. La commune de Roncocesi, berceau de ZUCCHERO, est attenante à la ville de Reggio nell'Emilia d'où viennent également Serge REGGIANI et le DJ Benny BENASSI.

Durant son enfance, il est un bambin tellement doux et gentil que la maîtresse d'école le
surnomme "Zucchero", "sucre" en Français. Il aurait pu être footballeur grâce à sa passion, suivre une voie professionnelle dans l'électronique ou la médecine vétérinaire. Lancé à 15 ans, en 1970, il ne lâchera plus la musique. Cependant, au prix de collaborations diverses, Fornaciari connaît une longue période difficile et met du temps à éclore, surtout en comparaison avec le Piémontais Umberto TOZZI, un peu plus âgé que lui mais qui a commencé au même moment, et a déjà publié ses plus grands tubes à la fin des années 70 ("Ti Amo", "Tu" et "Gloria"). Peut-être la force de ZUCCHERO est-elle d'arriver tard et de mieux s'inscrire dans la continuité temporelle.

Ce n'est toutefois pas le cas de ce premier album. Un Po' di Zucchero est un coup d'essai, peu représentatif du talent du chanteur, du style qu'on lui connaît, et en termes de ventes qui sont très confidentielles. Aujourd'hui encore, on écoute ce disque en pensant qu'il est vraiment à part, avec son titre très ironique : "un peu de sucre" pour, en fait, beaucoup de sucre. Fornaciari l'a réalisé en tant que compromis pour la maison de disques PolyGram, et ça s'entend.

Ceux qui trouvent matière à se plaindre de ZUCCHERO chanteur de ballades soi-disant mièvres sont eux aussi loin du compte avec cet album rempli de morceaux similaires, mais avec une certaine homogénéité, des arrangements impersonnels et le concours de requins de studio italiens comme Massimo Luca, Dino D'Autorio, Lele Melotti. C'est plus du Zucchero TOZZI qu'on a là, avec de gros arrangements de cordes sur des rythmiques pop légères et des mélodies suaves. Rien de vilain, mais cela reste basique, trop similaire sur la longueur, même pour dix chansons d'amour. Et puis, le chanteur semble bien trop à l'étroit dans son costume blanc.

Qui soupçonnerait qu'il possède une voix au timbre rocailleux, taillée pour le blues et la soul, quand ici on l'entend chanter tout le long d'une façon très claire, presque angélique ? Bref, PolyGram a voulu miser sur le côté beau gosse, quitte à déroger à la tradition des chanteurs et chanteuses italiens, mélangeant lyrisme, susurrements et chat dans la gorge, de Paolo CONTE à Gianna NANNINI.

Côté chansons, elles s'écoutent gentiment mais il y en a peu à retenir en dehors des trois premières, notamment "Tempo Ne Avrai", avec sa bonne dynamique couplets lents / refrains rapides, et le concours du parolier Luigi Albertelli, autre sommité. "Non Aver Paura" emploie un joli solo de guitare, "Una Notte Che Vola Via" rappellera sans-doute à notre cher Erwin ses échanges canaille et ses danses joue contre joue avec les plus belles femmes du monde dans une boîte à Rimini pendant son séjour italien de 83, son année fétiche. À l'inverse, "Perché Sei Bella" et "Fuoco del Mattino" sont bien trop légères et révèlent les failles du parolier ZUCCHERO.

Trois singles paraissent, sans succès. Puisqu'on vous dit qu'il lui faut du temps ! "Ne avrai", tu en auras.

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Zucchero (chant, guitare)
- Massimo Luca (guitares)
- Ares Tavolazzi (basse)
- Ellade Bandini (batterie)
- Dino D'autorio (basse)
- Lele Melotti (batterie)
- Vince Tempera (claviers)
- Piero Cairo (claviers, programmations)
- Gabriele Balducci, Paola Orlandi, Silvan (choeurs)


1. Una Notte Che Vola Via
2. Non Aver Paura
3. Tempo Ne Avrai
4. Fuoco Nel Mattino
5. Che Destino Sei
6. Nuvola
7. Come L'aria
8. Perché Sei Bella
9. Sandra
10. Stiamo Insieme



             



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