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- Membre : Peter Gabriel , Flaming Youth, Frank Zappa , Guaranteed Pure, Gtr, Daryl Stuermer , Squackett, Stiltskin, Brand X, Mike & The Mechanics, Mike Rutherford , Anthony Phillips , Tony Banks , Cut_, Phil Collins , Ray Wilson , Steve Hackett , Quiet World

GENESIS - Duke Revisited: Live At The Lyceum (1980)
Par MARCO STIVELL le 4 Septembre 2017          Consultée 967 fois

La période charnière de GENESIS, c'est 1980, pas 78 ni 81. À l'époque de l'album Duke (génialissime), Tony BANKS et Mike RUTHERFORD, forts de leurs albums solo respectifs, ont opté pour une formule plus simple dans la musique de GENESIS, confortée par le succès de "Turn it on Again" et de la ballade "Misunderstanding", écrite par Phil COLLINS. Dès lors, un nouveau public les soutient et pour l'ancien, c'est la porte ouverte à de nombreuses fumisteries et divagations concernant un GENESIS soi-disant dénaturé, prétexte supplémentaire et plein de mauvaise foi pour critiquer un groupe qui s'en est très bien sorti sans Peter GABRIEL et Steve HACKETT.

Dommage que ce live de la tournée 80, paru en VHS, soit passé à la trappe dans les rééditions de DVDs en coffret, il y a dix ans. Il prouve à lui seul l'aisance de GENESIS en cette période, nonobstant les sceptiques, les revanchards et les ennuis récents de Phil COLLINS qui sortait de son divorce ainsi que d'une période de "vacances", en roue libre. Il s'est d'ailleurs laissé repousser la barbe, et arbore dignement son look d'ivrogne sur "Say It's Alright Joe", le dernier costume historique de GENESIS. Il a été acteur avant d'être musicien, cela se voit !

Le live au Lyceum de Londres, le 6 mai 1980, est un des live préférés des fans – ceux qui ont continué de suivre le groupe ou qui l'aiment dans son ensemble -. Il est semi-officiel en audio puisque GENESIS a un sens très large de la distribution, normale ou pirate, et de toute façon, le DVD est excellent, pour peu qu'on passe outre le son médiocre et certains défauts techniques. Selon le tirage, "Ripples" peut être sauvagement coupé et ne débuter qu'à la fin du solo instrumental, quelle infamie... C'est de toute évidence une VHS qui a pu être parfois restaurée.

En tout cas, la tournée conserve l'une des meilleures set-lists du groupe, même s'il manque certains classiques comme "Firth of Fifth", "Supper's Ready" (demandé par le public à un moment). GENESIS ne pouvait pas jouer son titre-phare de 20 minutes, étant donné qu'à côté il y a la "Duke Suite" et qui en fait près de trente. Un point culminant bien sûr, avec la boîte à rythmes de "Duchess" bien présente sur scène, les solos de "Duke's Travels" et bien sûr "Turn It on Again", dont on n'oublie pas qu'elle devait être une simple transition à l'origine.

À ce propos, il y aurait la meilleure version de "In the Cage" existante, avec une remontée furieuse de Mike Rutherford à la basse après le deuxième solo de synthé, mis à part qu'il manque, pour la transition avec "The Colony of Slippermen", l'instrumental de "The Cinema Show" et la mention de "Riding the Scree" devenus indispensables. Ce sera corrigé pour les tournées suivantes. Excellent "Dance in a Volcano/Drum Duet/Los Endos", avec un éclairage d'enfer !

Fort heureusement, sur cette tournée, GENESIS fait encore la part belle à son album précédent, And Then There Were Three (1978) - petit plantage sur les accords de "Follow You Follow Me", chose rare ! -, et aussi au précédent, Wind & Wuthering (1976). "One for the Vine" est magistral, tout simplement. C'est l'occasion d'entendre ces titres, oubliés par la suite, et bénéficiant de la toute nouvelle énergie du groupe. Les deux américains, Thompson et Stuermer n'y sont pas étrangers.

COLLINS a posté un jeu de timbales près de la batterie de Chester Thompson, et à deux ou trois reprises, ils créent des variations aux morceaux, notamment "The Lady Lies". La fin du morceau permet à Stuermer de libérer sa virtuosité à la guitare, et entre son look personnel (cheveux très bouclés, moustache) et les deux frappeurs vigoureux derrière, il y a un petit côté Santana amusant.

Si BANKS reste dans l'ombre, COLLINS justement plein de vigueur, jonglant constamment entre chant et batterie, n'est pas avare en interaction avec le public. La vidéo est, en cela, assez complète (mis à part qu'il manque "The Knife" en rappel, grrr !) et l'ensemble vaut vraiment le coup d'oeil, sans parler des oreilles. Le moment "Dancing With the Moonlit Knight (intro)"/"The Carpet Crawlers" est à tomber, l'ensemble du concert est un régal, y compris pour son public enthousiaste. Il y a vraiment de quoi !

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Tony Banks (claviers)
- Mike Rutherford (guitares, basse)
- Phil Collins (chant, batterie, percussions, boîte à rythmes)
- Daryl Stuermer (guitares, basse)
- Chester Thompson (batterie)


1. Deep In The Motherlode
2. Dancing With The Moonlit Knight (intro)
3. Carpet Crawlers
4. Squonk
5. One For The Vine
6. Behind The Lines
7. Duchess
8. Guide Vocal
9. Turn It On Again
10. Duke's Travels
11. Duke's End
12. Say It's Alright Joe
13. The Lady Lies
14. Ripples (pt. 2)
15. In The Cage/slippermen/afterglow
16. Follow You Follow Me
17. Dance On A Volcano/drum Duet/los Endos
18. I Know What I Like



             



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