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ROCK PROGRESSIF  |  LIVE

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- Style : Bernard Benoit
- Membre : Genesis, Squackett, Gtr

Steve HACKETT - Time Lapse Live (1992)
Par MARCO STIVELL le 26 Septembre 2010          Consultée 1984 fois

Après quelques années de silence, 1992 est l’année du grand retour de Steve, avec pas moins de deux disques dont celui-ci, bien que pas très "originaux". En effet, ce retour est marqué par la parution d'une compilation et du présent live, et le nouvel album studio n'est pas pour tout de suite. N'empêche que pour un album rock, plus de huit ans après Till We Have Faces (sans compter la période GTR donc), ça commence à faire long !

Steve aime bien cette expression, "time lapse". Après un laps de temps passé à Milton Keynes (hommage évident à la reformation du "vieux" GENESIS sur un morceau de guitare classique), et surtout un bon laps de temps en ce qui concerne son absence de la scène rock, voici deux témoignages directement live cette fois, le premier dans un studio de télévision de Nottingham en 1990 (les cinq premières chansons et "Clocks"), le second au Savoy Theater de New-York en 1981, durant la tournée Cured. Dans les deux cas, on retrouve John HACKETT, pour le meilleur car bien plus qu’un grand flûtiste, c’est toute une présence (et que serait "Clocks" sans son pédalier basse ?). Parmi les autres de l'année 90, on note la présence éphémère de Fudge SMITH, futur batteur de PENDRAGON, et surtout l’arrivée de Julian COLBECK, claviériste très talentueux qui n’a rien à envier à Nick MAGNUS. Ce dernier illumine quant à lui la prestation de 81, de même que Ian MOSLEY qui n'aura décidément pas laissé sa bonne empreinte que chez MARILLION.

A Nottingham, on peut dire que le groupe se déchaîne ! Quatre morceaux phares de la carrière de Steve, plus un très bel inédit, "Depth Charge", qui sera renommé plus tard "Riding the Colossus" sur d'autres albums et live. Et que de sublimes interprétations, notamment pour les deux chansons (même si au niveau du chant, ils auraient évidemment pu mieux faire). "Camino Royale", jouée plus lente qu’à l’origine (mais ici ce n’est pas plus mal) est magnifiée par les solos successifs d’harmonica – il se débrouille bien le Steve ! -, de flûte et de guitare, et le dernier refrain gagne en intensité après cette partie instrumentale trois fois plus longue que celle de la chanson originale. Il en est de même avec la partie instrumentale de "Every Day", avec guitare mordante sur le solo et basse en avant. Le chant n’est pas aussi éclatant que sur Spectral Mornings, mais aucun des participants n'est chanteur à la base donc…

Les titres instrumentaux sont réalisés en bonne forme également. On ne regrettera même pas cette version de "Please Don't Touch" amputée de son intro brumeuse "Land of a Thousand Autumns". "Clocks" ne possède pas le rendu "batteristique" massif de la version originale, mais on aurait tort de faire la fine bouche là encore. Quant à "...In That Quiet Earth", c'est la première fois que nous avons droit officiellement à une version live d'un titre de GENESIS par un de ses anciens membres. C'est l'un des titres que Steve préfère reprendre et ce ne sera pas la dernière fois. La version est plutôt appréciable, sans chercher à égaler l'originale de Wind & Wuthering (qui est en passant l'un des disques préférés de Steve parmi ceux auxquels il a participé), les musiciens ont l'air de se faire plaisir... Quant à "Depth Charge", c'est la seule surprise entière, un titre plutôt lumineux et plaisant, avec une belle mise en valeur du toucher unique de Steve, tout en restant très mélodique sans, comme d'habitude, jamais tomber dans la démonstration pure. Enfin bref, on a un mini-concert dont la concision n'est pas prise en défaut.

Ces qualités sont toutes aussi valables pour l’autre partie du disque. Sans être excellente, la prise de son est tout à fait acceptable. "Jacuzzi" est nettement plus rapide (ce qui augmente l'esprit jazz-rock), "Spectral Mornings", "The Steppes" et "Hope I Don’t Wake" étincellent, chacune à leur manière. Les voix sur cette dernière paraissent difficilement authentiques ceci dit, je veux dire on dirait franchement des bandes passées en live. Enfin c'est pas trop grave vu que beaucoup de monde fait ça. C'est le seul titre, avec "Camino Royale", sauvé pour ces années-là sur tout le disque. Les anti "musique commerciale" peuvent donc se rassurer. En revanche, les fans de la période classique peuvent se réjouir, Spectral Mornings est largement représenté (pour tout le disque aussi). Les claviers de Nick MAGNUS retranscrivent bien la trame asiatique de "The Red Flower of Taï Chi Blooms Everywhere", qui se trouve lui par contre amputé de sa partie de koto. L’enchaînement avec "Tigermoth" (dont seule la partie instrumentale est jouée) est étrange : ça sonne boîte à musique limite berceuse – inquiétante - pour enfants, mais l’effet est réussi. Le plus étonnant dans tout cela reste les versions présentes des morceaux de Voyage of the Acolyte. Je mettrais juste un petit bémol pour "A Tower Struck Down", accéléré et qui perd en saleté ce qu'il gagne en ampleur, mais ce n’est de toute manière pas le titre le plus facile à rendre en live. En revanche, "Ace of Wands" voit sa partie du milieu rallongée, pour mieux préparer le terrain à ce final explosif ! La guitare électrique remplace l'acoustique 12 cordes, et la flûte traversière le piccolo. Mais le tout est réalisé de main de maître et on ne peut que rester admiratif...

Premier live officiel de Steve et non le moindre. Si l’on ne doit en posséder qu’un (parmi les "électriques"), pour moi c’est celui-là. Oui j'ose... même devant les autres fans arrivés "récemment" qui trouvent que les autres groupes live de Steve des années 90, et (surtout) des années 2000, surclassent tous les précédents, donc inclus ceux que l'on peut entendre sur Time Lapse Live. Bon, c'est sûr que le choix des titres est ce qu'il est, mais les lives récents de Steve ne balayent pas toute sa carrière de la manière la plus équitable non plus.

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   MARCO STIVELL

 
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- Steve Hackett (guitares, chant, harmonica)
- John Hackett (flûte, guitare, pédalier basse)
- Ian Ellis (basse, chant)
- Julian Colbeck (claviers, chant)
- Fudge Smith (batterie)
- Chas Cronk (basse, chant)
- Nick Magnus (claviers)
- Ian Mosley (batterie)


1. Camino Royale
2. Please Don’t Touch
3. Every Day
4. In That Quiet Earth
5. Depth Charge
6. Jacuzzi
7. The Steppes
8. Ace Of Wands
9. Hope I Don’t Wake
10. The Red Flower Of Taï Chi Blooms Everywhere
11. Tigermoth
12. A Tower Struck Down
13. Spectral Mornings
14. Clocks



             



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