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VANGELIS - Albedo 0.39 (1976)
Par GOUNOUMAN le 17 Septembre 2007          Consultée 5995 fois

Second album de la période RCA Records de Vangelis (enregistré aux Studios Nemo de Londres), Albedo 0.39 constitue encore un pas en avant dans la discographie du maître. Après le jazz acidulé et les essais prometteurs des tous premiers opus, après les promenades mélancoliques new age de l’« Apocalypse des Animaux », et surtout juste après l’outrancière suite symphonique grandiloquente et magnifique qu’était « Heaven and Hell », Vangelis décide à présent d’explorer l’espace, les étoiles et leurs mystères. Il faut savoir que le terme « albedo » désigne le pouvoir de réflexion d’un astre… De nombreux titres de chansons font ainsi référence à l’infini du cosmos, toile de fond très adaptée aux expérimentations du maître ; un décor illimité, à l’image du talent de notre hellénique héros.

Proposant des compositions extrêmement variées (et parfois un peu fourre-tout, avouons-le), diversifiant au maximum les ambiances et les sons utilisés, Albedo 0.39 navigue dans des eaux plus troubles, plus angoissantes même que ses prédécesseurs. Proposant des passages étonnement noirs et inquiétants (la rythmique convulsive et agitée de « Main Sequence », l’orgue de « Nucleogenesis », « Pulstar », la plus solennelle « Albedo 0.39 », et par-dessus tout la dérangeante et ténébreuse « Mare Tranquillitatis »), Vangelis donne à son œuvre une autre saveur, en l’occurrence, relativement sombre et glacée.

Si parfois notre génie semble se perdre un peu en route (« Nucleogenesis » et « Main sequence », intéressantes mais décousues au possible), à d’autres moments, il frappe très fort, en plein sur nos points sensibles. La glorieuse et très épique Pulstar, bien que possédant quelques variations barrées et très étranges, propose des mélodies d’une richesse et d’une puissance rarement égalée… L’échantillonnage des pistes est brillant et l’on a vraiment le sentiment d’avoir entre les oreilles une mélodie bouillonnante, spatiale, insaisissable… Mais tellement bonne ! Rien à dire, ce morceau d’ouverture est tout simplement incroyable. Et que dire de la splendide « Alpha » ou de la mélancolique « Sword of Orion » qui évoque les moments les plus tragiques de l’album précédent ? Ces trois compositions justifient à elles seules l’achat du disque, car oui, et mille fois oui, c’est bien là du très grand Vangelis. Tous superbement différents aussi bien dans les sons utilisés que dans les ambiances développées, ces trois morceaux sont des chef d’œuvres, des thèmes majeurs, inoubliables, bref : il s’agit là d’incontournables pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’immense discographie du virtuose grec.

Et quand bien même les autres pistes semblent moins abouties que les trois chef d’œuvres précédemment cités, je m’incline aussi devant « Nucleogenesis 2 », son entraînante introduction et son break à la pureté divine, « Albedo 0.39 », complainte d’un astronaute sur le retour (énumérant des données scientifiques sur notre planète) ou encore « Freefall », sans prétention, au charme oriental particulièrement savoureux.

Au final, une ambiance tangible ressort de cet album mystérieux, déshumanisé (peu ou pas d’instruments classiques, les claviers règnent en maîtres, et les voix semblent venir d’ailleurs), solennel et parfois même assez progressif dans l’esprit. On appréciera justement que cet opus, comme tous ceux de cette période, dispose d’une identité clairement marquée, et ouvre de très vastes horizons d’expérimentations pour la suite… Sans « Albedo 0.39 », il n’y aurait pas eu « Spiral », par exemple.

Le seul véritable point faible de cet album, en toute objectivité, est de s’intercaler à mi-chemin entre les plus grands disques de Vangelis sur la période des seventies. Ainsi, ses moments de gloire (et quels moments) ne parviennent pas complètement à sauver ce disque, assez inégal, moins ambitieux que ne l’était « Heaven and Hell », moins profond et dangereux que ne le sera « Spiral ». Un disque majeur pour les fans cependant, qui aura grandement contribué au rayonnement de la musique électronique et donné ses lettres de noblesse aux synthétiseurs… En bref, un très bon album, qui n’atteint pas la perfection de ses compères… mais qui peut s’écouter des heures durant, avec un plaisir difficilement dissimulable. Et c’est bien là l’essentiel !

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- Vangelis (tout)


1. Pulstar
2. Freefall
3. Mare Tranquillitatis
4. Main Sequence
5. Sword Of Orion
6. Alpha
7. Nucleogenesis Part.1
8. Nucleogenesis Part.2
9. Albedo 0.39



             



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