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KMFDM - Don't Blow Your Top (1988)
Par ERWIN le 1er Novembre 2022          Consultée 303 fois

En Esch et Sascha Konietzko reprennent les rênes de leur destinée vinylique en sortant leur troisième opus intitulé Don’t Blow Your Top en 88, deux ans après le précédent. La formule magique reste pour le moment très proche des pères fondateurs de FRONT 242 et EINSTURZENDE NEUBAUTEN. C'est le règne des sequencers et des boîtes à rythme typées eighties, c’est la logique même. Les américains de MINISTRY et les angliches de MBL ne sont pas plus avancés, et l’industriel n’a pas encore déboulé sur les terres du metal. La couverture de Brutel est a nouveau bien originale, marque de fabrique des albums de KMFDM, une éruption volcanique jouxte une femme décapitée qui semble faire du ski de fond.

Prenez le son de "Orion" de METALLICA, mixez-le avec une ambiance proche de NEW ORDER et des vocaux influencés par les punk primaires et vous aurez cette étrangeté qu’est "No Meat No Man", à défaut d’autre chose, une véritable composition.
L’éponyme "Don’t Blow Your Top" nous casse un peu les oreilles avec ses percussions technoïdées à la DEPECHE MODE. Le refrain laisse entendre une voix féminine mais ne me séduit pas pour autant. Enfin, roulement de beat et babasse rondelette, bruitages, "Killing" nous renvoie au premier album. L’allemand sur des rythmes industriels sans autre mélodie, c’est méchant. Le remix est plus vivifiant, mais c’est un bien grand mot quand on songe la froideur du genre. Nous avons un riff sur "King Kong Dub", enfin un peu d’action, avec une gratte qui donne l’impression de vouloir s’envoler mais c’est encore trop tôt. Tout ceci enrobé par des bruitages bizzaroïdes.

Le reste est dangereusement inintéressant. Son de sax canardesque, "Distgust" impose une nouvelle ambiance plus dance mais tout aussi dispensée d’éléments mélodiques. Un peu de chant sur une gratte hystéro, pas génial. Bruitages, collages et discours s’entrechoquent au son des sirènes sur "Oh Look". "Oh Shit" est une répétition exacerbée de percussions simplistes pendant la moitié du titre, suivie par un break et d’autres percussions. A se demander quel est l'impact artistique d’une telle démarche en 88 ! La basse leade "To Durch Bong Bong" du début à la fin sans réelle accélération et un sax énervé monte dès la moitié du titre. Irritant tout au plus. "What A Race" se veut plus une fusion d’éléments groovy sur des extraits de discours, toujours aussi indigeste. Un peu de groove dance avec guitare distorsionnée sur "No News" ; des extraits de berceuse, une basse et des pseudos cuivres, naze.

Alors certes, j’aime la poitrine triomphante de notre skieuse de fond sur l’éruption volcanique, mais ce n’est pas une raison pour nous asséner des putains de percussions sans queues ni têtes pendant tout le temps de ce L.P. Dieu du ciel, là j’ai du mal avec le stoïque ! Mais où sont passées les mélodies et autres digressions musicales ? Malgré un statut quasi culte de l’industriel, je ne peux me résoudre à mettre plus d’une étoile à cette chose qui ne contient en tout et pour tout qu’une seule chanson, le reste c’est du performing audio.

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- En Esh (chant-claviers-batterie)
- Sascha Konietzko (chant-claviers-guitare-basse)
- Raymond Watts (chant)


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