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HARD ROCK  |  STUDIO

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KISS - Kiss (1974)
Par TOMTOM le 6 Avril 2012          Consultée 3063 fois

« Chaque fois que j’écoute le premier album, je me dis que bien que tout raté, mal foutu, mal produit, il se passe un truc, une vibration rock n’ roll différente, plus lourde. » Tout est dit, merci Gene et à bon entendeur, salut.

Non décidemment ma conscience a le chic pour me foutre un flingue sur la tempe et je reste cliniquement incapable de ne pas palabrer sur cet album. Kiss, « bisou », tout un programme. Bientôt quarante ans d’existence et une cote parabolique : largement surestimé par ses fans, injustement sous-estimé par la critique. Un agrégat de détraqués mégalomanes, attirés par une seule chose : le succès, les nourritures terrestres (les filles et le fric, l’alcool et la drogue) en découlant naturellement. Le moyen d’y parvenir ? Le rock n’ roll, bien évidemment, mais pas que. Un rock n’ roll clownesque, toutes paillettes dehors, fait de riffs d’anthologie, immédiatement identifiables et prétextes à de fins (sic) délires scabreux. De la fesse, de la fête et une musique déjantée, loin d’être aussi facile qu’elle en a l’air. Débridés, les mecs assument tout.

Alice Cooper, New York Dolls, Aerosmith et Kiss donc, une génération post-Woodstock de rockeurs US qui ne fait pas dans la dentelle, tentant par tous les biais d’attirer dans son fan club des milliers d’ados blancs tarés qui n’ont même plus le Vietnam pour se faire les dents. Chacun changera la face des années 1970 et de sa musique à bien des égards mais, allez comprendre pourquoi, c’est Kiss qui obtiendra l’emballement total, massif, des foules banlieusardes américaines dopées à la télé et aux bandes dessinées. Autant vous dire que s’était mal barré.

Dans le circuit des gigs miteux de New York depuis le début des années 1970, Paul STANLEY et Gene SIMMONS en ont marre de ramer et de serrer de la junkie bat de gamme. Ace FREHLEY est engagé aux solos, Peter CRISS à la batterie. Puis tout se met en place : fin 1973, le nom de Wicked Lester est abandonné, le logo conquérant dessiné, les personnages distribués et les maquillages brevetés. Les quatre Kiss décrochent finalement un contrat avec une improbable maison de disques (Casablanca Records) qui les envoie illico en studio en espérant les faire sortir de l’underground new-yorkais.

C’est là que déboule « Strutter », immortel, entier. Paul STANLEY nous chante la fille glamour et inaccessible qu’il pourrait très bien être lui-même. Avec cette voix sexy perchée sur platform boots, le titre reste un classique encore aujourd’hui, ses couplets hantant régulièrement les pensées de tous les fans de Kiss. N’oublions pas Ace FREHLEY, éternel blasé et guitariste le plus à l’ouest de la planète, qui nous livre ici son modèle type de solo, gravé dans le vinyle pour l’éternité : bouche en cul de poule, jambes flageolantes, une note appuyée qui accélère petit à petit, cette façon si caractéristique de tordre les cordes et ces salves accélérés aussi fluides que déconcertantes de facilité. Autre grand moment de bravoure, « Deuce » révèle le chant détaché et plus couillu de Gene SIMMONS. Encore un solo d’anthologie, les harmonies vocales mises en place par les deux chanteurs principaux font mouche alors que Peter CRISS assume son rôle de seul pro de la bande et balance une rythmique acérée et imperturbable.

En fait, ce premier album, si on passe la barrière de la pochette, se révèle être une avalanche jouissive de classiques : « Nothin’ To Lose » chanté par SIMMONS et CRISS, le lubrique « Firehouse » et son solo incendiaire, « 100.000 Years » machiavélique et vrombissant, « Cold Gin » composé par FREHLEY avec un Gene SIMMONS au sommet… Tous deviendront de grandes pièces épiques une fois les quatre gaillards sur scène. D’ailleurs, le violent épilogue de « Let Me Know » servira de théâtre pyrotechnique aux délires guitaristiques d’Ace FREHLEY. Pour le moment, même si la galette entière respire fraîcheur juvénile et douce folie, la production ne permet pas d’hisser cet album Kiss au sommet. Le skeud fera d’ailleurs un bide assez affolant. Et entre nous, « Love Theme Frome Kiss » et « Kissin’ Time » sont maxi-pourris. Essayez de reprendre en chœur dans un bar de bikers : « c’est le moment de se faire un bisou, tout partout aux USAAAAAA »…

En studio, Peter CRISS boude et exige une chanson. Pas question que STANLEY et SIMMONS se partagent la gloire. Le « Starchild » lui offre alors son magistral « Black Diamond ». La voix magnifique du batteur-chat et les fleuves de distorsion du « Spaceman» FREHLEY se chargeront d’en faire un chef d’œuvre de violence Hard Rock, se terminant fort judicieusement dans un fracas dantesque de métal brûlant, du sang dégoulinant de la bouche du « Demon » SIMMONS et des amplis. Impitoyable, la machine est en marche.

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   TOMTOM

 
   LONG JOHN SILVER
   MARCO STIVELL

 
   (3 chroniques)



- Paul Stanley (guitare rythmique, chant)
- Gene Simmons (basse, chant)
- Peter Criss (batterie, chant)
- Ace Frehley (guitare solo)


1. Strutter
2. Nothin' To Lose
3. Firehouse
4. Cold Gin
5. Let Me Know
6. Kissin' Time
7. Deuce
8. Love Theme From Kiss
9. 100,000 Years
10. Black Diamond



             



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