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KISS - Asylum (1985)
Par TOMTOM le 14 Septembre 2014          Consultée 1480 fois

Fait marquant : « Uh ! All Night » est la meilleure chanson enregistrée par Kiss dans toutes les années 1980. Dogmatique, hein, comme attaque ? Et pourtant, c’est évident. Tout dans cette chanson suinte ce que le Hard FM américain a fait de mieux (ou de pire), tout ce qui a toujours fait triper les branleurs, tout ce que Kiss a quelque part contribué à inventer dans les années 1970 (avec d’autres, hein).

Sans blague, quelle science de l’hymne rock : on peut danser sur le riff, on peut chanter pendant le refrain, on peut re-chanter comme des idiots « Uh ! All Night »… Tout est là, servi par les fioritures d’usages : Eric CARR qui fracasse ses cymbales juste au bon moment, Paul qui hurle et minaude sur les chœurs, introduit le refrain et fait monter la pression avec ses « I Get Exciiiiteeed »… Sans oublier ce solo de guitare parfait…
Qu’est-ce que c’est aguicheur, qu’est-ce que c’est con, mais qu’est-ce que c’est BON ! Cathartique même. Pas de doute, dans l’univers du metal eighties, c’est avec les plus grosses ficelles qu’ont fait les meilleurs pull-overs. Demandez à David COVERDALE.

Quelle période tout de même. Je pense qu’il faudrait passer en classe les clips de « Uh ! All Night », « Tears Are Falling » et « Who Wants to Be Lonely » pour apprendre aux gamins la rupture qu’a constituée le milieu des années 1980 dans le monde de la musique. Que voit-on dans ces vidéos ? Les tenues sont outrancières (les foulards…), les poses suggestives, tout le monde affiche un petit sourire totalement arrogant et suffisant. Et ce sexisme qui transpire de partout…

Chez Kiss, ces éléments étaient déjà présents dans les années 1970. En 1985, la différence est que ce cirque est devenu la norme et qu’il brille désormais d’un léger vernis pop conquérant qu’on ne lui connaissait pas. Le début des années 1980, sur le modèle des seventies, appartenait au cuir et au jean, aux méchants et à l’underground. Au milieu des années 1980, sous l’égide de Motley Crüe, une matrice esthétique nouvelle est en place : les couleurs explosent de partout, ça claque, c’est bling-bling, ça courtise les oreilles, ça passe (très) bien sur MTV.

Bon, une fois qu’on a dit tout ça, que vaut réellement Asylum ? Assurément, c’est moins difficile à écouter que l’inutilement bourrin Animalize. D’abord, Bruce KULICK, le remplaçant de Mark St JOHN, est un vrai guitariste rock ‘n roll. Ses solos font chaque fois mouche et s’intègrent parfaitement à la musique. Ensuite, le côté pop métal (qui simplifie les mélodies tout en gardant, je tiens à le préciser, une base foncièrement heavy) colle parfaitement avec l’ADN de Kiss, et surtout avec celui de Paul STANLEY, à l’époque beaucoup plus impliqué que Gene SIMMONS dans la vie de son groupe.

Après, ce n’est pas pour ça qu’Asylum est un super bon album, puisque comme tous les disques de Kiss des années 1980, il renferme son lot de chansons vraiment nazes. Le « King of the Mountain » balancé d’entrée par exemple, malgré le super boulot d’Eric CARR à la batterie. « Trial by Fire » essaie de rejouer la formule de « Lick It up » mais se plante sur le refrain. « I’m Alive » est assez insensée (d’où sort ce refrain ?), pareil pour « Love’s a Deadly Weapon » qui ne veut pas dire grand-chose malgré son super riff d’entame.

« Tears Are Falling », le tube du disque, vaut surtout pour son clip. La chanson en elle-même est une sorte de fausse balade, où Paul STANLEY chante de façon absolument insupportable.

Pour l’autre moitié de l’album, c’est plutôt très bon (si, si !). J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de « Uh ! All Night », un véritable chef-d’œuvre. « Secretly Cruel », chantée par SIMMONS, est très bonne, déconcertante même tant elle fait penser aux compositions de Rock And Roll Over. Toujours chez Gene, « Any Way You Slice It » passe bien sans être très originale. Sur « Radar of Love », c’est une mini baffe : quel riff ! La structure est un peu piquée à « Black Dog », avec l’accélération/solo en plus (bizarrement le moment le moins intéressant de la chanson). Pour finir, Paul STANLEY assure comme un chef sur le très FM « Who Wants to Be Lonely », encore une chanson un peu ridicule qu’on peut chanter comme un idiot en faisant la cuisine.

Au final, si on aime le metal pop, Asylum, sans être exceptionnel, est un album qu’on peut se repasser sans problème (je ne pense pas que les Kiss à cette époque de leur carrière pouvaient prétendre à plus…). Sa force, par rapport au précédent et (surtout) au suivant : lorgner sur le FM sans avoir encore coupé les ponts avec le son et les structures heavy de Lick It up. Quoi qu’il en soit et pour finir, Asylum marque le début d’un line-up qui durera jusqu’à 1991 et la mort d’Eric CARR.

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   TOMTOM

 
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- Paul Stanley (chant, guitare rythmique)
- Gene Simmons (chant, basse)
- Eric Carr (batterie)
- Bruce Kulick (guitare solo)


1. King Of The Mountain
2. Any Way You Slice It
3. Who Wants To Be Lonely
4. Trial By Fire
5. I'm Alive
6. Love's A Deadly Weapon
7. Tears Are Falling
8. Secretly Cruel
9. Radar For Love
10. Uh! All Night



             



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