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KISS - Gene Simmons (1978)
Par MARCO STIVELL le 28 Mai 2016          Consultée 506 fois

1978 est l'année de non-retour pour KISS, au sens propre comme au figuré : ils n'iront plus aussi loin dans leurs excès (le film !) et ils ne tournent pas afin de pouvoir s'occuper de leurs albums en solo. S'ils s'étaient mieux entendus, ç'eût été tellement sympa qu'ils eussent formé un backing-band/groupe accompagnateur pour chaque oeuvre respective, avec la discrétion nécessaire quand ce n'était pas le leur... Suis-je le seul au monde à le penser ?

Chaim Witz alias Gene SIMMONS n'est pas le dernier à s'exécuter, il ne lésine pas non plus sur les moyens, et pourtant Dieu, ennemi juré, sait à quel point l'argent est un terrain glissant avec celui qu'on appelle le Démon ! La pochette est appréciable en cela qu'elle correspond bien à son personnage, ce qui n'est pas forcément le cas de l'album, qui s'éloigne de l'esprit KISS.

Peut-être que Gene SIMMONS a besoin de Paul STANLEY dans la même pièce pour se fondre à travers une énergie purement rock et sexuelle... Pourtant, l'Israélien plus-que-confiant n'a jamais eu besoin de personne ! L'Enfant de l'Etoile étant absent, occupé par son propre album solo, on sent un relâchement du Démon-Dieu du tonnerre en ce qui concerne sa potentielle nervosité, son urgence...

Bien sûr, on se laisse prendre par quelques bons riffs de gratte Gibson ou Fender Stratocaster (la favorite d'Elliot Randall, adulé par un certain Jimmy PAGE !) en intro de "See You in Your Dreams" et "Radioactive". Il vaudrait mieux dire qu'on se fait avoir, si l'on s'attendait à une débauche de violence aux paroles allant plus loin que l'érotisme...

Même si ça parle de filles et de rencards dès le départ, Gene SIMMONS, le bassiste chevelu, grand fan de films d'horreur, se révèle étonnamment sage ici. D'ailleurs, il n'est point bassiste de façon momentanée, ce rôle est échu à Neil Jason qui vient faire claquer les cordes de sa fretless tandis que Gene seconde Elliot Randall aux rythmiques.

Quelque part, c'est une sacrée prise de risque et c'est plutôt bienvenu en termes de remise en question. Néanmoins, il y a de quoi être surpris quand on entend Big Gene et sa voix rocailleuse chanter "When You Wish Upon a Star", le thème de la Fée Bleue dans Pinocchio, avec accompagnement d'orchestre et même pas une once d'idée musicale visant à nous rappeler qu'il est le Maître du Mal !

Et puis, même si ce disque est le plus "osé" des quatre, rien que pour un tel renversement d'image, rien ne signifie qu'il brille par son inspiration ! Un tiers de l'album se pose en rock agréable, mais légèrement trop fade pour convaincre. C'est une caractéristique de la seconde face, de titres comme "Man of 1,000 Faces", qui plus est alourdis par la présence de l'orchestre. Le faux départ tonitruant de "Burning Up With Fever" est rigolo, le riff puissant, les choeurs féminins ont beaucoup de charme, mais le titre traîne en longueur sur la fin. Sur "Nowhere to Hide", notre tireur de langue repousse ses limites vocales avec succès, mais en forçant un brin...

Tout ça, c'est pour que l'artiste fasse sa diva, son cinéma. À l'époque, Gene flirte avec la chanteuse CHER ; elle vient d'ailleurs lui laisser un message vocal incendiaire sur "Living in Sin", comme ce sera certainement souvent le cas durant leur mariage... On préfère "Tunnel of Love", avec le solo génial de Joe Perry (AEROSMITH) et les choeurs sensuels de la grande Donna SUMMER. Sans parler de "See You Tonite", une sucrerie courte mais tellement... waouh ! Putain Eugène, pourquoi tu n'as proposé plus de chansons pop californiennes et soft à la EAGLES, comme celle-là, plutôt que du rock de 7ème art et de spotlights, le cul entre deux chaises ? Et ta voix sonne tellement bien là-dessus !

Ce qui est encore marrant avec ce disque, en parlant de cinéma, c'est que le côté hollywoodien totalement assumé se retrouve parfois jusque dans le casting ! En dehors de Disney ainsi que CHER et son tout petit rôle, de vrais acteurs ponctuent l'ensemble de leur présence. Sur "See You in Your Dreams", on peut entendre gueuler Michael Des Barres alias Murdoc dans MacGyver... Et, ça on ne le sait pas encore, mais parmi les choeurs féminins de ce même morceau, entre autres de l'album, figure Katey Sagal, future Peggy Bundy dans la série Married... With Children (Mariés, Deux Enfants) et Gemma Teller Morrow dans Sons of Anarchy !

Finalement, il est bon le Gene SIMMONS solo, après avoir déçu lors de la première écoute. La voix est belle, la rythmique est forte (Neil Jason mais aussi Allan Schwartzberg, merci Bob Ezrin), Sean Delaney donne un sérieux coup de main pour la production, les guitares acoustiques sont fort bienvenues, Randall met plein d'effets sympas de partout... Ce n'est pas la catastrophe dont on parle çà et là !

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Gene Simmons (chant, guitares rythmiques)
- Elliot Randall (guitares)
- Allan Schwartzberg (batterie)
- Neil Jason (basse)
- Sean Delaney (percussions, choeurs)
- Ron Frangipane (arrangements et direction d'orchestre)
- Eric Troyer (piano, choeurs sur 1 et 6)
- Steve Lacey (guitare sur 1)
- Jeff 'skunk' Baxter (guitares)
- John Shane Howell (guitare classique)
- Richard Gerstein (piano sur 5 et 7)
- Joe Perry (guitare sur 1 et 4)
- Ritchie Ranno (guitare sur 4)
- Bob Seger (choeurs sur 1 et 6)
- Rick Nielsen (guitare sur 10)
- Donna Summer, Gordon Grody, Katey Sagal, (choeurs)
- Cher (texte parlé)
- The Citrus College Singers


1. Radioactive
2. Burning Up With Fever
3. See You Tonite
4. Tunnel Of Love
5. True Confessions
6. Living In Sin
7. Always Near You/nowhere To Hide
8. Man Of 1,000 Faces
9. Mr. Make Believe
10. See You In Your Dreams
11. When You Wish Upon A Star



             



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