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KISS - Ace Frehley (1978)
Par MARCO STIVELL le 28 Avril 2016          Consultée 777 fois

1978 est l'année de non-retour pour KISS, au sens propre comme au figuré : ils n'iront plus aussi loin dans leur excès (le film !) et ils ne tournent pas afin de pouvoir s'occuper de leurs albums en solo. S'ils s'étaient mieux entendus, ç'eût été tellement sympa qu'ils eussent formé un backing-band/groupe accompagnateur pour chaque oeuvre respective, avec la discrétion nécessaire quand ce n'était pas le leur... Suis-je le seul au monde à le penser ?

L'album de Paul "Ace" FREHLEY est souvent décrit comme le meilleur du lot, et de loin. Permettez à un modeste fan de ne pas être d'accord, pour le "et de loin" en tout cas. Celui de l'autre Paul (STANLEY) ne dépareille pas franchement d'un point de vue qualité, et les deux derniers comportent aussi leurs bons moments.

Il est néanmoins clair qu'Ace se distingue avec un disque qui n'a d'égale que la sympathie que peut inspirer son personnage, moins contrasté que son collègue Peter CRISS, plus cool et amusant en apparence (ce rire de dingue !) que ne le sera jamais Gene SIMMONS. Un peu à l'image de sa reprise de "New York Groove" (Russ BALLARD), à laquelle il enlève la couleur sudiste pour se rapprocher de l'esprit du Bronx, son quartier natal. Bien fun et terriblement frais.

Ace chante désormais, on le sait depuis l'album Love Gun de KISS paru un an avant en 1977, et il fait bien. Il prend de l'assurance et c'est un véritable plaisir de l'entendre gueuler ou interpréter avec malice des mélodies extraterrestres comme "Ozone", "Wiped-Out" et "Snow Blind", en accord parfait avec son personnage ainsi que son surnom "Space Ace", "l'Homme de l'Espace".

À l'inverse, il nous fait bien marrer avec son esprit lover et fan de moto sur le titre "Speedin' Back to My Baby", dont le texte est écrit par sa femme Jeanette. Les musiciens qui l'accompagnent, Will Lee et surtout Anton Fig, donnent l'impression d'être des copains de toujours. Ils parviennent à ne pas trop nous faire regretter Gene SIMMONS et Peter CRISS, et l'album propose une certaine dynamique fort bienvenue au sein des chansons, comme si on passait du grand 8 au train fantôme.

Bien entendu, l'attraction principale reste la guitare. Cette même guitare qui imite le moteur de la Harley Davidson au cours du titre susmentionné, qui se dédouble en effets monstrueux et futuristes sur "Wiped-Out" entre autres, ou qui balance des riffs d'enfer, de "Rip It Out" à "I'm in Need of Love". Sans oublier évidemment la pluie de solos toujours inspirés, écoutez le pont au tempo rapide de "Snow Blind". Nous espérons que vous avez effectué un voyage plus qu'agréable et que vous avez laissé quelques traces sur vos sièges déjà blancs ! S'il m'est permis.

Il est clair que Ace Frehley (l'album) n'est pas un indispensable du rock hard-heavy en général, mais c'est peut-être aussi sa force. On se pose et on l'écoute. D'ailleurs, mis à part "Rip It Out" ainsi que "What's On Your Mind?" -excellent avec ces choeurs très "mods" !-, l'Homme de l'Espace n'a pas cherché à calquer le son efficace et les compositions carrées de KISS. C'est cependant une qualité propre à l'ensemble des membres du groupe pour chacune des expériences solistes en cette année 1978.

Et cerise sur le gâteau, l'ami Ace révèle volontiers et mieux que jamais sa passion pour Pete TOWNSHEND, le guitariste des WHO. Les groupes hard qui s'essaient aux instrumentaux ne sont point rares certes, mais combien fournissent un effort de la trempe de "Fractured Mirror" ? Le titre commence avec des bruits naturels et en guise de fil rouge, conserve le même arpège obsédant de guitare 12 cordes jusqu'au final, tandis qu'à l'électrique, Space Ace dialogue avec ses camarades de Mars ou d'Uranus. On peut le dire, ce morceau est extraordinaire, guère attendu de surcroît !

C'est donc Ace qui s'en sort avec les honneurs pour un album largement reconnu, ce que ne seront pas toujours ses publications à l'avenir.

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   (3 chroniques)



- Ace Frehley (chant, guitares, guitare-synthé, basse, choeurs)
- Anton Fig (batterie, percussions)
- Will Lee (basse sur 4, 7, 8)
- Carl Tallarico (batterie sur 9)
- David Lasley, Susan Collins (choeurs sur 2, 5, 6)
- Larry Kelly (choeurs sur 1)
- Bill 'bear' Scheniman (cloche sur 9)
- Bobby Mcadams (talk box sur 6)


1. Rip It Out
2. Speedin' Back To My Baby
3. Snow Blind
4. Ozone
5. What's On Your Mind?
6. New York Groove
7. I'm In Need Of Love
8. Wiped-out
9. Fractured Mirror



             



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