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1970 Wishbone Ash
2020 Coat Of Arms
 

- Membre : Creeds Cross

WISHBONE ASH - Pilgrimage (1971)
Par ERWIN le 14 Octobre 2019          Consultée 746 fois

Après un éponyme premier album ayant connu un succès inespéré, les quatre de WISHBONE ASH doivent confirmer avec un deuxième opus porteur de tous leurs espoirs. C'est toujours Derek Lawrence qui officie derrière la console aux Dela lea studios de Londres, et Decca qui met le paquet pour appuyer la carrière naissante des boys ; on ne change pas une équipe qui marche. Pour l'instant, l'entente est bonne entre Andy, Ted, Martin et Steve. Les tournées se suivent et les prestations scéniques du groupe commencent à faire couler beaucoup d'encre. Nous sommes fin 71 et tout semble possible.

Et c'est, contre toutes attentes, avec un quasi instrumental – seulement ponctué de "palala" - de Jazz que débute cette livraison 71 des gars de Torquay. Quand on maîtrise son instrument, on s'attaque à un répertoire de qualité, c'est ici le cas et voici donc une version de "Vas Dis", composé par l'immense Jack MCDUFF, un des grands maîtres du hard bop. Choisir un tel classique est évidemment casse gueule, et cette version très rock est bien entendu fort loin de l'originale. La batterie trépidante de Steve Upton et la basse galopante de Martin Turner y sonnent le départ d'une charge héroïque de fort belle allure. Andy Powell y fait preuve de toute sa maestria en alignant solo sur solo mémorable. C'est la grande classe, même si ce titre qui dépote carrément ne dure qu'un peu plus de quatre minutes. Quel feu d'artifice pour débuter !

"Pilgrim" commence de manière très ambient, presque atone pendant trois minutes. Enfin, le titre se lance, répétitif et ponctué de quelques "lalala" en mode jazzy. La basse préfigure celle de Geddy Lee, et on note aussitôt l'évidente virtuosité des musicos, alors qu'Andy perce l'opacité du titre avec des solos lumineux. Les twins s'en mêlent à l'unisson avec la basse de Martin, ça c'est de la musique ! On repart sur les considérations plus blues rock du premier album avec "Jail Bait" où Ted est au chant, prétexte pour permettre ensuite aux jumeaux de faire briller d'un côté la strat et de l'autre la flying V, tout ceci s'écoutant avec un plaisir coupable drôlement sympa. Un classique du groupe tout en finesse, très cérébral.

Le mid tempo "Valediction" est un des rares essais de chant à quatre chez un groupe de rock. La mélodie superbe ne pourra que plaire à la grande majorité. On ne peut que regretter que ce titre soit passé à la trappe de la postérité, même si Andy Powell la joue de temps à autres lors des prestations live du groupe. Et a nouveau des solos de toute beauté. On comprend d'où l'ange blond Mikael SCHENKER a tiré ses premiers plans et ses poses à la flying V, KK Downing aussi d'ailleurs. Les aspects prog, psyché, rocksteady ou carrément hard s'entrechoquent comme ce sera toujours le cas avec l'inclassable ASH.

La tranquille "Alone" laisse libre cours à l'imagination de Andy et Ted : on discourt peinard sur son manche, comme sur une impro de jam. On continue avec la coolitude de "Lullaby"... Quelle élégance ! Des images oniriques de quiétude et de paix naissent assez rapidement à l'écoute de ces splendides instrumentaux. Enfin, c'est Andy qui chante de sa voix claire sur la longue jam live de "Where Were You Tomorrow", un boogie rock qui n'envie rien à STATUS QUO. Quelle attitude ! J'ai toujours trouvé une classe folle à ce guitariste lumineux, notamment en concert où sa manière de porter sa guitare et de se comporter est juste exemplaire. Ce n'est pas faire injure à son compère Ted Turner qu'affirmer qu'il a toujours porté le ASH sur ses épaules.

Au moment de l'addition, on prend rapidement conscience du fait que WISHBONE ASH a déjà imposé sa marque sur le rock après ce deuxième album, un clou qu'argus va se contenter d'enfoncer pour faire du groupe une légende. On trouve ici tous les aspects chers aux natifs du Devon : des duels épiques de guitare, des mélodies douces non exemptes d'éléments savants, des voix toujours claires. Un sacré début de carrière pour le quatuor. C'est un quatre très fort et parfaitement recommandable.

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   ERWIN

 
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- Andy Powell (guitare-chant)
- Ted Turner (guitare-chant)
- Martin Turner (basse-chant)
- Steve Uptown (batterie)


1. Vas Dis
2. The Pilgrim
3. Jail Bait
4. Alone
5. Lullaby
6. Valediction
7. Where Were You Tomorrow



             



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