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BLUES  |  STUDIO

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Chris REA - Stony Road (2002)
Par ERWIN le 16 Mai 2014          Consultée 1556 fois

Il fallait bien que ça arrive un jour, la chance de Chris a tourné. Oh, pas au niveau de l'amour ou de la musique... Non, juste la santé. Cette damnée peau de banane... Le cancer du pancreas lui donnait une chance sur trois de survie. L'opération se fait. En s'endormant sur la table, Chris entend une infirmière dire "Oh, c'est lui qui a composé "On the beach", c'est terrible"... Chris a deux secondes de conscience avant de sombrer dans l'éther et se jure de tout faire pour ne pas être le mec qui "aura composé On the beach, ou Josephine"... Sa passion, c'est le blues, il le montrera à la face du monde... Il faut vivre pour ça... Alors Chris s'accroche, et traverse ainsi sa personnelle route de l'enfer. Au cours de l'année de souffrance rééducative qui s'ensuit, Chris s'immerge dans le blues, et nous voici un an plus tard avec ce premier disque entre les bras. Voici donc ce à quoi ressemble la musique quand on "revient de chez les morts".

C'est une nouvelle carrière qui débute... Une carrière ou il n'est plus question d'été ou de plage. Place à l'âme de l'angliche de Boro. Sa voix rocailleuse semble à première vue taillée pour le blues le plus rural, son toucher de gratte ne l'est pas moins. Alors inutile de languir plus longtemps et lançons donc "Stony road" les gars - enfin je veux bien sur évoquer toutes les ménagères de cinquante printemps -. Le morceau éponyme, "Stony road" raconte une tranche de vie, avec un talent phénoménal, il n'y a pas d'autre mot, son amitié avec Katie, qui traverse comme lui les écueils en dansant le long de la route caillouteuse. une chanson magnifique, qui n'a plus rien de comparable avec ses standards de la vie d'avant. Tout ça avec le sourire... Moi je dis, la classe putain... Cependant, dès son intro, l'opus annonce la couleur avec cette national qui résonne comme aux débuts de l'histoire, avec Robert JOHNSON et Big Bill BRONZY, et ce "Changing times" porte drôlement bien son nom. La slide y est d'une authenticité étonnante. "Easy rider" est le surnom qu'il donna à l'infirmière qui était chargé de lui faire les injections de morphine contre la douleur... une chanson sur la dépendance, même forcée, et ses conséquences, la slide est dantesque... A nouveau...

Certains des titres provoquent plus la pulsion de vie comme "Slow dance" et son beat martelé ou l'ambiance générale de "Dancing the blues away" qui me plonge dans les souvenirs des grandes heures de John COUGAR à la fin des eighties. le chti piano et la basse smooth de "Heading to the city" sont une petite réminiscence du passé, adaptée à l'idée bluesy. Mais bon, ça ne dure guère et quand Chrius s'embarque dans des considérations Gospels,...Comment dire ? Il ne le fait pas à moitié, et si j'ai pu connaître quelques instants de doute en analysant les opus gospels du king Elvis PRESLEY, ici pas de place pour le doute et "When the good lord talked to Jesus" va juste vous exploser le coeur ! Très impressionnant ! Nous continuons dans le lithurgique avec "Someday my peace will come", rien d'étonnant à virer mystique quand on cotoye la faucheuse au quotidien. C'est très raw mais porteur d'espoir sur "The sun is shining" même si le piano apparaît judicieusement pour nous gospelliser tout ça... On se croirait dans une église américaine!

Le blues est omniprésent : voyez cette slide sortie des champs de coton sur "Segway", ou le plus tressautant "Qualified", puis "Mississipi 2" et "So lonely", qui ne pourront que vous séduire si vous êtes fan de musique contemplative, là ou les grands espaces parlent aux coeurs. Sur "The hustler", Chris se laisse enfin aller à un peu plus d'énergie, et ça rend particulièrement bien. "Got to be moving on" est une vrai profession de foi sur le mouvement de la vie, ou de la survie... D'ailleurs il le dit et le revendique "I ain't going down this way" ... Qui eut cru que ce petit mec lambda de Middlesbrough ferait preuve de tant de volonté ? Chapeau ! La vie qui l'habite ne peut que forcer le respect, elle transpire dans toutes les bosses du microsillon, "Ride on" est une vraie petite merveille de Rock bluesy, Dieu que c'est réussi. l'intervention divine ? Ou juste le sourire du petit anglais ?

Quelle belle leçon de vie. C'est tellement plein à ras bords d'émotions en tous genres que forcément certains moments sont moins parfaits que d'autres, mais on est toujours clairement au top be bop de la musique du 21eme siècle. M'est avis qu'une armée de fans de musique en tous genres va rejoindre la cohorte des ménagères ! Il y a de quoi ! Un album excellent et recommandable pour tous.

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   ERWIN

 
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- Chris Rea (chant, guitares, slide, harmonica, piano)
- Sylvin Marc (basse)
- Martin Ditcham (batterie)
- Robert Ahwai (guitare)
- Ed Hession (accordion)
- Gerry O’connor (banjo)


1. Changing Times
2. Easy Rider
3. Stony Road
4. Dancing The Blues Away
5. Burning Feet
6. Mississippi
7. Slow Dance
8. When The Good Lord Talked To Jesus
9. Heading For The City
10. So Lonely
11. Someday My Peace Will Come
12. The Hustler
13. Give That Girl A Diamond
14. ##
15. Sun Is Rising
16. Got To Be Moving On
17. Ain’t Going Down This Way
18. Catfish Girl
19. Ride On
20. Segway
21. Qualified



             



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