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HARD ROCK  |  STUDIO

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KISS - Dressed To Kill (1975)
Par TOMTOM le 31 Août 2012          Consultée 2092 fois

S’il fallait trouver un avatar à Kiss (exercice des plus idiots, j’en conviens) ce serait sans hésiter le lapin Duracell : et ça dure, et ça dure… Car malgré les déconvenues commerciales les quatre gaillards s’accrochent, matraquant inlassablement sur toutes les scènes des Etats-Unis leur message rock'n'roll et leurs délires salaces. Comme pour le premier album, Hotter Than Hell n’a pas inondé les charts. Pire, le grand public reste insensible au cirque déployé autour des quatre énergumènes peinturlurés. Pourtant, le public est chaque fois au rendez-vous lorsqu’il s’agit de balancer live les classiques accumulés depuis deux ans. Autant dire une éternité. Les gars, on a un énorme problème en studio !

Le patron de Casablanca Records Neil Bogart, pas découragé, décide de mouiller la chemise et produira la troisième tentative studio de Kiss, le présent Dressed To Kill. Un producteur de plus pour le groupe qui enregistre alors à la maison, au sein du mythique Electric Lady de New York. Mais force est de constater que ni la prestigieuse maison ni Bogart ne parviennent à donner un véritable son à Kiss : trop clean et artificiel, limite faiblard. Même remarque pour les compositions molles et faciles que sont « Room Service », « Ladies In Waiting », le « Getaway » chanté Par Peter CRISS et « Anything For My Baby » : dans son effort désespéré pour percer à tout prix, l’équipe lisse son discours, se paye une image plaisante (les costards sur la pochette, c’est aussi pour ça), sans jamais vraiment réussir à convaincre et en total discordance avec l’étiquette « hard » qu’elle sa plait à coller sur sa musique.

Je suis méchant. Mais heureusement, l’incendie déclenché par le premier album est loin d’être éteint : Ace FREHLEY, qui semble le seul à bénéficier d’un traitement sonore à la hauteur de son talent, balance un de ses meilleurs solos sur « Love Her All I Can », Gene SIMMONS magnifie le lancinant et gentiment groovy « Two Timer » et Paul STANLEY se paye l’immanquable « Rock Bottom » et son intro tarte à la crème. Comme à chaque fois, chacun se taille sa part de la galette. Indéniablement, la présence de trois chanteurs et de trois compositeurs hors pairs (et ce sera bientôt quatre et quatre) confère un dynamisme et un relief particulier à l’album : j’enfoncerai une chatière ouverte en disant que SIMMONS et STANLEY possède chacun un style bien particulier, aussi bien en tant que compositeur que comme chanteur, mais ces distorsions identitaires demeurent un des aspects les plus appréciables de Kiss car créant une certaine connivence avec l’auditeur (et le fan encore plus), implicitement appelé à choisir son camp. La voix de Peter CRISS et le songwriting de FREHLEY ou le chant de SIMMONS sur une composition de STANLEY ? Sur les 16 combinaisons possibles, on a tous notre petite préférée.

Par-delà les quelques sympathiques chansons citées plus haut, Dressed To Kill balance surtout les deux classiques incendiaires que sont « C’mon And Love Me » et « She ». On pourrait disserter des heures sur les mérites comparés de chacune. Essayons plutôt d’isoler leurs dénominateurs communs et ainsi comprendre à jamais la formule miracle de Kiss : un riff vicieux, des paroles machistes et mégalomanes, des solos immuables (il me paraît impensable, comme chez Maiden ou Black Sabbath, de les entendre joués différemment) et surtout une putain d’énergie sexuelle, ce nerf titillé qui vous donne envie de vous trémousser comme Paul STANLEY et d’adopter définitivement les joues creusées d’ACE FREHLEY. A côté du groove de « She », les autres titres de Dressed To Kill paraissent minables ; à côté de la fraîcheur de « C’mon And Love Me » le tout paraît poussif. Les deux véritables classiques heavy de Dressed To Kill sont là, pas ailleurs.

Du bof, du moins bof et du « bordel qu’est ce que c’est bon » sur cet album donc, pour moi le plus inégal de la période pré-Alive!. Et ça ne vous a pas échappé : j’ai omis de parler de « Rock And Roll All Nite ». Oui, bon. La vérité c’est que je ne sais qu’en penser. D’un côté hymne ultime, pierre angulaire de la carrière de Kiss et du Glam Metal dans son ensemble, la version de Dressed To Kill passe pour une véritable arnaque : pas de solo (et dieu sait que je suis tatillon sur le sujet), chœurs sur-joués, trop clean… Un petit goût de bouchon dans la bouche. Et puis qui écoute encore cette version aujourd’hui ? Et même si cette ultime piste contribua indéniablement au léger succès de Dressed To Kill (dans le Top 30 US à sa sortie, pas suffisant pour sortir Kiss de la mouise), ce n’est véritablement qu’une fois électrifiée correctement qu’elle deviendra ce qu’elle est aujourd’hui : un MYTHE.
Alors encore un peu de patience, l’heure de la revanche va bientôt sonner.

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   TOMTOM

 
   MARCO STIVELL

 
   (2 chroniques)



- Paul Stanley (guitare rythmique, chant)
- Gene Simmons (basse, chant)
- Peter Criss (batterie, chant)
- Ace Frehley (guitare solo)


1. Room Service
2. Two Timer
3. Ladies In Waiting
4. Getaway
5. Rock Bottom
6. C'mon And Love Me
7. Anything For My Baby
8. She
9. Love Her All I Can
10. Rock And Roll All Nite



             



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