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ELECTRO ROCK INDUS  |  STUDIO

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- Style : Rover
- Membre : Iggy Pop , Brian Eno , Uriah Heep, Naked City, Tin Machine
 

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David BOWIE - 1. Outside - The Nathan Adler Diaries : A Hyper Cycle (1995)
Par CYRIL le 5 Janvier 2007          Consultée 11716 fois

L’album du renouveau. Beaucoup pensent, affirment et clament que « Outside est le meilleur album de David Bowie depuis Scary Monsters ». Cette phrase péremptoire est d’ailleurs devenue une véritable maxime chez les fans endurcis. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’il se place aux côtés des plus grands rejetons de la famille des albums studio du Thin White Duke. Peut-être pas. Toutefois, Outside est un bon cru. C’est entendu. Le retour de Brian Eno aux affaires y est sans doute pour quelque chose. David Bowie retrouve ici un de ses brillants comparses et se permet d’explorer des contrées nouvelles avec cet album conceptuel (nous y reviendrons) doté d’un son electro indus moderne et surprenant.

Outside est à n’en pas douter un disque paré d’une vraie force créative qui montre un David Bowie à nouveau débordant d’idées et voulant mettre à profit ses recherches artistiques. Il se prend par exemple d’admiration pour les œuvres d’artistes internés lors de sa visite dans un hôpital psychiatrique viennois. De cette visite naît le concept d'Outside qui met en scène un détective (Nathan Adler) chargé d’élucider une affaire de meurtres artistiques rituels d’une violence inouïe. Concept lugubre et ambitieux mais curieusement, l’essentiel n’est pas là. Il convient plutôt ici d’apprécier l’essence même des chansons, qui se démarquent toutes les unes des autres. David Bowie se permet en effet d’alterner les ambiances et on virevolte gentiment entre sonorités pop-rock, electro et techno qui nous plongent inexorablement dans un univers sombre, dérangé et morbide.

Rien n’est épargné à l’auditeur et l’on retrouve un David Bowie à nouveau prêt à en découdre, à prendre de vrais risques, bref à se surpasser. Franchement, le résultat est souvent à la hauteur des ambitions consenties pour l’élaboration du disque. Pour commencer, « Hallo Spaceboy » est un titre destructeur qui s’inscrit dans la mouvance indus en vogue durant cette période et sera repris avec brio par les Pet Shop Boys qui se serviront d’ailleurs de « Leon Takes Us Outside » pour ce remix. Il s’agit depuis d’un moment fort apprécié en live, notamment chez frange « jeunz » des fans de l’artiste anglais. L’écoute de ce seul titre nous prouve par ailleurs l’extraordinaire travail musical effectué sur cet opus. Il faut dire que David Bowie a mis les petits plats dans les grands en invitant notamment le pianiste Mike Garson ainsi que les guitaristes Carlos Alomar et Reeves Gabrels. L’alchimie opère et quelques morceaux sont particulièrement remarquables ; le dépressif « Motel », l’incisif « The Heart’s Filthy Lesson » ou encore l’accessible « Strangers When We Meet » sont autant de compositions qui prouvent le retour en grâce du Thin White Duke. D’autres titres sont définitivement géniaux, à savoir « Small Plot Of Land » et « I’m Deranged », plus barrés encore.

Pourtant, Outside est critiquable à plusieurs égards. Au delà du concept (un poil prétentieux selon moi), le disque accuse quelques longueurs : les « Segue », qui servent de transitions, cassent vraiment le rythme et ne s’imposent pas. De plus, la production parfois trop fouillée peut lasser d’autant que l’album dure tout de même 73 minutes. J’ai d’ailleurs du mal à écouter cet opus d’une traite et je suis à peu près sûr que peu de téméraires y arrivent. Outside n’est donc pas parfait, c’est un fait. Il n’en demeure pas moins un grand disque, singulier et riche, qui appelait une suite puisqu’il s’agissait en théorie du premier volet d’une nouvelle trilogie. On attend encore le deuxième acte. Viendra-t-il un jour ? La question semble désormais incongrue…

Outside est au final un peu trop ambitieux à mon goût. Comme beaucoup de grands albums, il comporte son lot de plantages et de choix discutables. Cet effort est toutefois loin d’être lisse et consensuel… C’est l’essentiel.

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   CYRIL

 
  N/A



- David Bowie (chant, saxophone, guitares, claviers)
- Brian Eno (claviers, production)
- Reeves Gabrels (guitares)
- Erdal Kizicay (basse, claviers)
- Mike Garson (piano)
- Sterling Campbell (batterie)
- Carlos Alomar (guitare rythmique)
- Joey Baron (batterie)
- Yossi Fine (basse)
- Tom Frish (guitare)
- Kevin Armstrong (guitare)
- Bryony (chant)
- Lola (chant)
- Josey (chant)
- Ruby Edwards (chant)


1. Leon Takes Us Outside
2. Outside
3. The Hearts Filthy Lesson
4. A Small Plot Of Land
5. Segue : Baby Grace
6. Hallo Spaceboy
7. The Motel
8. I Have Not Been To Oxford Town
9. No Control
10. Segue : Algeria Touchshriek
11. The Voyeur Of Utter Destruction (as Beauty)
12. Segue : Ramona A. Stone / I Am With Name
13. Wishful Beginnings
14. We Prick You
15. Segue : Nathan Adler
16. I'm Deranged
17. Thru' These Architects Eyes
18. Segue : Nathan Adler
19. Strangers When We Meet



             



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