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David BOWIE - Live At Nassau Coliseum '76 (2017)
Par WALTERSMOKE le 6 Février 2019          Consultée 271 fois

Avec la mort de David BOWIE, des pans entiers de sa carrière pourtant déjà bien connue et exploitée s'ouvrent au monde. Il n'est même pas besoin de se tenir à l'affût, il suffit de vaguement s'intéresser à l'actualité pour entendre parler d'une nouvelle sortie liée de près au plus grandiose des caméléons opportunistes de la musique. Évidemment, c'est purement mercantile : qui voudrait croire que la publication annuelle de différents lives de BOWIE serait dotée d'une patine philanthropique ? Ce qui n'empêche pas d'avoir droit à la rigueur à de la qualité minimale, au mieux à une pépite cachée.

Live at Nassau Coliseum '76, sorti en février 2017 [1], se situe pile dans le juste milieu : c'est pas l'album du siècle, live ou pas, mais on est en droit de le qualifier de pièce supérieure. Comme sa date l'indique, il a été capté aux États-Unis lors de l'Isolar Tour, à l'époque où c'est le Thin White Duke qui promeut Station to Station (1976). Une époque presque bénie donc, où BOWIE commence enfin à sortir des albums franchement irréprochables, réussis de bout en bout. Et pour se défendre sur scène, le chanteur fait appel à un backing band composé du fidèle Carlos Alomar et de la section rythmique Dennis Davis / George Murray, mais aussi d'un certain Stacey Heydon et de Tony Kaye – oui oui, le claviériste et co-fondateur de YES. Une équipe réduite par rapport à la tournée promo de Diamond Dogs (1974), mais qui n'en démord pas niveau talent. Oui, avec ces hommes-là, BOWIE tient de quoi sublimer sur scène ses chansons.

Enfin, sublimer... tout dépend de quels morceaux on parle. Car Live at Nassau Coliseum est à moitié indispensable et à moitié décevant. On s'en doute, la majeure partie du live se base sur la période glam de BOWIE. Et à titre personnel, j'en suis moyennement fan, la trouvant surestimée bien que généralement bonne. Mais ici, qu'on l'aime sans plus ou qu'on l'adore, l'évidence crève les yeux : les chansons glam sont sublimes et sublimées. "Suffragette City" est sauvagement mordante, "Queen Bitch" se fait concise et redoutable, et "Life on Mars?" est sans doute le grand regret de l'album, puisqu'elle n'est pas entièrement interprétée, mais permet quand même d'apprécier son écriture grâce au chant de BOWIE. Ah, le chant de BOWIE... Le Thin White Duke a définitivement cessé d'avoir une voix irritante, il l'a troquée contre quelque chose de plus mature et chaud, et donc plus agréable. Bon, après, il reste des cas désespérés : "Fame" reste nullissime, et "Panic in Detroit" se contente de profiter du son sans plus. Autre déception, "I'm waiting for the Man". L'idée de reprendre une chanson du VELVET UNDERGROUND, qui plus est une sans Nico, est une riche idée, mais ce n'est pas une chanson faite pour durer 6 minutes, la moitié aurait pu suffire.

Ensuite, un live de la tournée Isolar contient forcément des extraits de Station to Station, et là, le constat est plus mi-figue mi-raisin. Pourtant, le morceau-titre, qui ouvre l'album, est une vraie tuerie, à même de nous rassurer sur la qualité de ce qu'on va se prendre dans les cages à miel. Mais les autres morceaux ? Deux d'entre eux sont peut-être trop longs ("Word on a Wing", "Stay"), et tous ont l'air d'avoir perdu en énergie, donnant une impression plutôt désagréable, malgré le chant toujours impérial de BOWIE. Après, il faut reconnaître que Stage (1978) est passé en premier (sauf pour les bootleggers et les fans hardcore), la comparaison est donc cruelle.

Il y a globalement du bon à creuser dans les tombes des morts. Live at Nassau Coliseum '76 est une excellente addition à la discographie de David BOWIE, qui n'aurait pas mérité de sombrer dans l'oubli. Il montre également que la transition entre le BOWIE glam et le BOWIE à l'orée de l'âge berlinois avait complètement réussi, et est magnifique à écouter.

Note réelle : 3,5/5

[1] : bon, techniquement, il a été publié en 2010, dans la version deluxe de Station to Station, et plus récemment, il est tiré du coffret rétrospectif Who Can I Be Now? (2016)

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- David Bowie (chant)
- Carlos Alomar (guitares)
- Stacey Heydon (guitares)
- George Murray (basse)
- Dennis Davis (batterie)
- Tony Kaye (claviers)


1. Station To Station
2. Suffragette City
3. Fame
4. Word On A Wing
5. Stay
6. Waiting For The Man
7. Queen Bitch

1. Life On Mars?
2. Five Years
3. Panic In Detroit
4. Changes
5. Tvc 15
6. Diamond Dogs
7. Rebel Rebel
8. The Jean Genie



             



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