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KISS - Music From The Elder (1981)
Par LONG JOHN SILVER le 9 Octobre 2016          Consultée 917 fois

« Réhabiliter un disque soit-disant mal compris, en avance sur son époque, est pour « le chroniqueur » l'occasion de se singulariser, de s'élever au-dessus de la masse. » Jugement rendu par St Jasper dans l’affaire opposant un possédé hilare à un raisonnable exégète, à propos du meilleur disque de TTDA de tous les temps.

A’men’donné faut bien qu’on se mette d’accord ! Louanger Nana Mouskouri qui chante le Gospel c’est courageux, traiter l‘entière disco d’Yves Duteil c’est couillu, en revanche mettre une bonne note à Music From The Elder c’est « se singulariser ». Autrement dit, faire son intéressant. Parce que le rock c’est faire en sorte que des grappes de filles offertes aillent jusqu’à te pourchasser dans ta chambre d’hôtel. Faut que ça sente le foutre quoi. Et là, c’est le drame. Paraît qu’on évoque le pire du pire chez le Bisou. Déjà faudrait voir à ne pas trop déconner, le pire du pire c’est Crazy Nights. Déjà. Pas Dynasty, encore moins Unmasked et SURTOUT PAS Music From The Elder. Ou alors c’est que quelque chose a échappé dans l’acceptation de KISS. Ce groupe c’est comme QUEEN en Angleterre, un champion toutes catégories du mauvais goût revendiqué. Comme QUEEN, le groupe descend des BEATLES, de LED ZEPPELIN et des WHO. Par ailleurs, là où KISS va se faire déchirer par les fans comme par la critique en sortant cet album hors les clous en 1981, QUEEN se fera estourbir en publiant Hot Space un an plus tard, encore sur un mode Hors série, même si sur un registre bien différent. Et oui, Hot Space est un bon disque, avec plein de bons titres dedans. Oui, Music From The Elder est en avance sur son époque d’une bonne dizaine d’années et même plus, on s’en rend mieux compte grâce son édition Remaster de 1997, le track listing y est chamboulé. Dire que ce sont à peu près les mêmes qui fondront devant ces andouilles de NIGHTWISH, ou qui se délecteront (à juste titre cette fois) en écoutant AYREON.

Du coup, c’est cette version (de 1997) que j’ai envie de chroniquer : l’album débute en « Fanfare », pour un peu on croirait avoir posé STEELEYE SPAN sur sa platine, il est vrai que la pochette de Storm Force Ten (1977) préfigure celles qu’on retrouvera en devanture du Metal épique plus tard, même si la comparaison s’arrête là. Puis c’est « Just A Boy » où Stanley va chercher les aigus en voix de fausset, ce qui colle bien à son ambigüité sexuelle affichée. S’ensuit « Odyssey », à crever de rire, on se croirait chez GENESIS, le vrai, celui de la période GABRIEL. Une pause s’impose cependant alors qu’on n’en est qu’au quart du récit fumeux imaginé par un Gene sous haute dose de produits chimiquement illicites. Les mecs après avoir balancé deux opus bien pop, dont le second (Unmasked) fleurait bon les early 60’s s’imaginaient pondre LEUR Sergent Pepper. À ce stade, on ne parle même plus de melon, le ridicule confine au génie. La suite « Only You »/« Under The Rose » achève de nous achever alors qu’on n’en est qu’à la moitié du périple, parce que si l’histoire est absconse on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a de la majesté dans toussa. Évidemment, on ne reconnaît pas Space Ace sur le solo, c’est pas lui qui le joue, Ezrin a tout coupé alors Ace a laissé ses copains (enfin copains dans le sens où ils partagent les pains) se démerder. En revanche, on le reconnaît aisément sur « Dark Light », même qu’il chante dessus et qu’il se déchaîne sur sa gratte, mais c’est bien la seule fois sur cet opus. Tout de suite après, c’est Paulo qui assure la guitare lead sur « A World Without Heroes », Ace est reparti dans l’outter space opiacé. « A world… » est un tube évidemment, il aurait dû en être, mais le monde n’est pas parfait. Le carré final « The Oath »/ « Mr Blackwell »/ « Escape From The Island »/ « I » semble plus conforme à l’idée qu’on se fait d’un groupe de Metal, la cavalcade guitaristique de la première annonce « Creatures Of The Night », tandis que la dernière citée est l’autre tube du monde parfait de l’album, une nouvelle fois dévolu à Gene.

KISS cherchait la consécration artistique, Lou REED a même pondu quelques vers ça et là histoire de forcer la respectabilité, encore une fois c’est à se pisser dessus. Quand tu es un parvenu, tu le restes toute ta vie, Lou REED ou pas Lou REED. Gene ne comprend que les chiffres et vu la veste que se prend le groupe au moment de la sortie, ça passe très mal. Ace fait semblant d’y être pour encore quelques mois mais pour lui c’est game over. Il n’empêche : ce disque est bel et bien incompris, même par Paul et Gene, Eric Carr n’a rien à dire c’est un employé. Cependant, les fans vont peu à peu réhabiliter l’ouvrage et les « I », « A World Without Heroes, « The Oath » retrouver des couleurs en Live, notamment à l’occasion de shows donnés sur les KISS Kruise. Mais pas que. Chaque année, il s’en trouve pour réclamer au groupe un Elder Tour. Arrivera ? Arrivera pas ? Sait-on jamais avec ces zozos masqués.

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   (3 chroniques)



- Paul Stanley (chant, guitare rythmique)
- Gene Simmons (chant, basse)
- Ace Frehley (chant, guitare solo)
- Eric Carr (batterie)
- Bob Ezrin (claviers)


1. The Oath
2. Fanfare
3. Just A Boy
4. Dark Light
5. Only You
6. Under The Rose
7. World Without Heroes
8. Mr. Blackwell
9. Escape From The Island
10. Odyssey
11. I



             



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