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Céline DION - The Colour Of My Love (1993)
Par BAKER le 29 Décembre 2018          Consultée 202 fois

D'abord, il y a le premier single, qui ouvre l'album. Un classique. Une revisite ô combien couronnée de succès du "Colour of my Love" de Jennifer RUSH. Si la version de sa rivale Laura BRANIGAN, trois ans plus tôt, se montre plus émouvante et plus hantée vocalement, il faut reconnaître à Céline DION et son armée d'arrangeurs que "son" Power of Love est devenu la version définitive de ce morceau, la plus connue et la plus universelle. Beau chant, prod qui ne sent pas trop le pâté, rien à redire, du travail de pro.

Et puis, seigneur seigneur, il y a le reste de l'album. TOUT le reste. Les quatre cent soixante sept heures. Pour chroniquer "The Colour of my Love", il aurait été facile de reprendre ce qui avait déjà été dit sur "Céline Dion" tant les deux albums se ressemblent, avec au milieu du disque un duo sentimental du genre féérique qui coupe le disque en deux, et après lequel l'intérêt choit. D'autant plus que ledit duo est la reprise d'un gros classique de la ballade saccharinée made in USA : "When I fall in Love". Jolie version d'une jolie chanson, malheureusement détruite à jamais par les Guignols puisque dès la première phrase, j'imagine l'anus d'un teckel signé "Raymond Barre, Paris". Ca calme le mythe direct.

C'aurait donc pu être le même disque, peu ou prou, avec une première partie plutôt pas mal et une seconde bien moins bonne car trop creuse, mais la différence est que "Céline Dion" est beaucoup trop long, alors que "Colour", lui, est simplement interminable. La différence entre en mettre beaucoup trop, et gaver à dessein. Pourtant, il reste de belles choses. "Think Twice" et son super solo de gratte, "Just Walk Away" mélodramatique et très correcte, le morceau titre qui termine l'album (enfin !), et surtout le single "Misled", qui est pourtant du r'n'b emprunté à sa rivale Mariah ; un genre musical que je ne supporte que très difficilement mais qui ici est plein de peps, de second degré et de soin, avec sa basse à la Michael JACKSON : une preuve définitive que Céline peut se mettre à la musique "à la mode" sans perdre son âme ni sa crédibilité.

Mais le reste, pouah ! Que c'est désespérément moyen ! Elle envoie la sauce pourtant, s'époumone et tente de faire décoller tous les titres par tous les moyens, mais quand ça veut pas, ça veut pas (tiens, on est passés de Raymond Barre à Philippe Seguin). "Everybody", "Love Doesn't", "Real Emotion" (où ça ?), "Lovin' Proof", ça ne prend pas, c'est terne, fadasse, aucun refrain, aucune harmonie, aucun grain de folie pour venir titiller l'hypophyse. Autant l'album précédent était en forme de montagne, autant ici ça ne cesse de baisser petit à petit.

Il y a pourtant, noyé au milieu de cet océan de tiédeur, un titre complètement à part. Espèce de darkwave / coldwave au rythme trip hop et avec un violon faisant plus penser à MY DYING BRIDE qu'à André RIEU, "Refuse to Dance" est une vraie oeuvre d'art, un morceau de choix, à l'ambiance unique et qui prouve que quand elle a le matériel adéquat, Céline peut tout chanter. C'est le titre qui fait le plus regretter tout le reste, car si on ne demande pas 15 chansons comme celle-ci, on demande également autre chose que 10 fois la même ambiance creuse. L'album ne sent pas la facilité ni la fainéantise, mais on n'en est plus très loin. Côté voix, bien sûr, c'est nickel, à quoi vous attendiez-vous ? Mais ça ne suffit pas. Album à succès, mais aussi début d'un déclin, Colour of my Love achève la métamorphose entamée en 1987 ; mais malgré la beauté formelle des papillons, certains préfèrent être subjugués par la pureté naturelle de la chrysalide.

Note finale : 2,5 / 5

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- Céline Dion (chant)
- Clive Griffin (chant)
- David Foster (claviers)
- Rich Tancredi (claviers)
- Claude Gaudette (claviers)
- Russ Desalvo (claviers)
- Randy Kerber (claviers)
- Claude Parks (claviers)
- Robbie Buchanan (claviers)
- Guy Roche (claviers, prog)
- Steve Pigott (batterie, basse, prog)
- Simon Franglen (prog)
- Walter Afanasieff (prog)
- Ren Klyce (prog)
- Eric Persing (prog)
- Tim Renwick (guitare)
- Aldo Nova (guitare)
- Dean Parks (guitare)
- Michael Thompson (guitare)
- Bob Mann (guitare)
- Peter Zizzo (guitare, choeurs)
- John Pierce (basse)
- Neil Stubenhaus (basse)
- Jimmy Bralower (batterie, prog)
- Jimmy Greco (batterie)
- Michael Fisher (percussions)
- Lenny Castro (percussions)
- Paulinho Da Costa (percussions)
- André Proulx (violon)
- Maria Christensen (choeurs)
- Terry Taylor (choeurs)
- Jackie Rowe (choeurs)
- Pam Sayne (choeurs)
- Earl Robinson (choeurs)
- Eddie Stockley (choeurs)
- Kenny Bobien (choeurs)
- Lajuan Carter (choeurs)
- Jean Mcclain (choeurs)
- Larry Jacobs (choeurs)
- Pauline Wilson (choeurs)
- Claytoven Richardson (choeurs)
- Gary Cirimelli (choeurs)
- Jeanie Tracy (choeurs)
- Kitty Beethoven (choeurs)
- Sandy Griffin (choeurs)
- Skyler Jett (choeurs)
- Charlie Dore (choeurs)


1. The Power Of Love
2. Misled
3. Think Twice
4. Only One Road
5. Everybody's Talkin' My Baby Down
6. Next Plane Out
7. Real Emotion
8. When I Fall In Love
9. Love Doesn't Ask Why
10. Refuse To Dance
11. I Remember L.a.
12. No Living Without Loving You
13. Lovin' Proof
14. Just Walk Away
15. The Colour Of My Love



             



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