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- Style : Bernard Benoit
- Membre : Genesis

Anthony PHILLIPS - Private Parts & Pieces Vii - Slow Waves, Soft Stars (1987)
Par MARCO STIVELL le 26 Décembre 2010          Consultée 1429 fois

Brrr… Il fait froid d’un coup… Ah c’est la musique ? C'est drôle, c'est tellement réaliste, cette sensation glaciale, d'être en train de progresser sur les étendues gelées de l'océan Arctique...

Mais oui, tout vient effectivement de la musique. Continuant sur la voie de ses chers Private Parts & Pieces (et encore une fois, qui sont les nôtres également), Ant nous propose ce Slow Waves, Soft Stars un an à peine après Ivory Moon. Heureusement qu'il est là d'ailleurs, sinon la famille Genesis se retrouvait, pour l'unique fois de son histoire en cette année 1987 avec un trou pas beau en ce qui concerne la naissance d'un bébé-album, si l'on excepte le 12ers de Phil Collins qui n'est pas un disque original. Comme la plupart des volumes précédents de la série Private Parts & Pieces, Slow Waves, Soft Stars est constitué de morceaux dont l’écriture s’est étalée sur plusieurs années.

Ce septième volume est quelque peu spécial, mais ne le sont-ils pas tous au fond ? Spéciaux et géniaux, je ne le dirai jamais assez. Celui-ci est divisé en deux sous-genres. D’abord le premier, le dominant, rien que des synthés, ou presque. Des nappes et effets qui s'échappent des Roland Jupiter 8, Casio 5000, ARP 2600 et Polymoog, ce dernier n'étant pas une nouveauté, mais le tout, bien que très ancré dans son époque et ayant pourtant un exquis goût pour le futurisme, sonne ici mieux que jamais auparavant. 1984, pourtant déjà réussi dans le genre, semble loin. C’est un tout autre style, un tout autre univers.

Il faut savoir que dans la jaquette, Ant confesse le fait que la plupart des morceaux sonnent "improvisés" - un peu comme les anciennes pièces du même type, mais vu qu'ici c'est le genre dominant... - et dit que la force des sons peut rattraper la chose. Et c’est totalement vrai. Certains titres comme "Through the Black Hole" semblent entièrement improvisés, et n’ont pour ainsi dire pas de réel intérêt mélodique. En revanche, les sons qu’Ant fait jaillir de ses synthétiseurs sont pour ainsi dire monumentaux, prodigieux... Et tout le travail est là, dans les différentes atmosphères qui s’en dégagent. Pour reprendre à propos de ce "Through the Black Hole", ce n'est sans doute pas le meilleur exemple, à cause d'une vague un peu emphatique. Mais que l’on se rassure, le reste du temps tout est beau à entendre, pour des titres comme "The Golden Pathway", "Pluto Garden", ainsi que "Behind the Waterfall", où l'on peut entendre un "ruissellement" de cithare. Et ce qui est sûr c'est que la mélodie rejoint les ambiances, en particulier sur la géniale suite "Ice Flight". Les trois premières parties sont introduites par un thème ondulant et récurrent, avant de proposer des pièces dominées par des sons bien spécifiques pour chacune. Ca sonne bien froid, en parfait accord avec les titres qui leurs sont donnés, aussi bien sur "Glacier Bay" que "Blizzard Mountain", ou "Cathedral of Ice"… Après un "White Heaven" relaxant, cette dernière fait office de conclusion à la production ample et majestueuse. Un bon conseil, écoutez ces morceaux, cet album un soir d’hiver, avec un ciel bien bleu, ils prennent toute leur ampleur à ce moment-là. Le disque se termine de manière quasi-stressante avec "Vanishing Streets", tout en crescendo jusqu’au boum final. Puis on enchaîne avec le magique "Slow Waves, Soft Stars", judicieusement nommé, évoquant le léger roulement des vagues puis le scintillement des étoiles, en relation avec la superbe photo de la pochette. A ce propos, votre serviteur doit vous avouer qu'il croyait naïvement qu'il s'agissait bien d'une étoile sur cette photo, à cause de l'effet nocturne, mais c'est bien le soleil en fait... Quel idiot.

Sur l’autre versant et au beau milieu de ces plages réservées aux synthétiseurs, on trouve des pièces de guitares acoustiques. Elles sont parfois brèves comme "Bubble & Squeak" (sur lequel on peut imaginer le poële à frire de Ralph Bernascone, sacré Ant !), parfois élancées (le très réjouissant "Carnival"), avec des arpèges parfois délicates ("Elevenses"), en tout cas toutes aussi jolies et agréables les unes que les autres. La plupart sont regroupées, de "Sospirando" à "Bubble & Squeak", mais cela ne nuit pas un seul instant à la dynamique de l’album. Au contraire même, après tous ces sons technologiques envoûtants, ça ne fait pas de mal de revenir à du "rustique". On retrouve Enrique Berro Garcia, le guitariste qui avait participé à Antiques sur deux d’entre ces pièces, "Beachrunner", mais aussi et surtout "End of the Affair", si mélancolique qu’elle semble évoquer un drame, et seule pièce de l’album à mélanger les deux grandes trames (synthés + guitare).

Slow waves, Soft stars, de par ses ambiances, son côté planant, marque la véritable entrée d’Ant dans un courant musical naissant et prenant de plus en plus d’importance en cette fin des années 80 : la new-age. Ce qui lui vaudra une certaine reconnaissance même si on se doute bien que ce type de production ne s'est pas vendu par centaines de mille.

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   MARCO STIVELL

 
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- Anthony Phillips (synthétiseurs, guitares, boîte à rythmes, cloches )
- Enrique Berro Garcia (guitare classique)
- Ralph Bernascone (poële à frire)


1. Ice Flight : I) Flight Of The Snow Petrel – Glacie
2. Ii) Flight Of The Whale-birds – Blizzard Mountain
3. Iii) Flight Of The Albatross – Ice Island
4. Iv) White Heaven
5. V) Cathedral Of Ice
6. Beachrunner
7. End Of The Affair
8. The Golden Pathway
9. Behind The Waterfall
10. Carnival
11. Through The Black Hole
12. Pluto Garden
13. Sospirando
14. Elevenses
15. Goodbye Serenade
16. Bubble & Squeak
17. Vanishing Streets
18. Slow Waves, Soft Stars



             



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