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David BOWIE - Pin Ups (1973)
Par ERWIN le 24 Octobre 2012          Consultée 4934 fois

Entre les classiques « Aladin sane » et « Diamond dogs », le beau David éprouve le besoin de faire une petite pause dans son emploi du temps surchargé de premier ministre. L’heure est à l’hommage aux influences. Certes pas les premières mais il décrit cet album comme une photographie de ce qu’il écoutait entre 64 et 67 dans sa belle ville de Londres.

« Rosalyn » , hymne des PETTY THINGS pose des bases très Rock pour cet album très spécial, le seul de reprise que fera le Duke. A-t-il envie d’en découdre et de vider son sac alors qu’il va entrer dans une période quasi mystique au niveau musical ? C’est bien possible. Voila donc ce qui est le seul instant de détente discographique que s’accordera l’homme qui venait d’ailleurs. Et « Rosalyn » dépote sec. Le joli riff de « Don’t bring me down » toujours des « Jolies choses », carrément rock’n’roll est assez sympa, mais clairement étrange, le Rock burné des familles agressives ne semble pas être le fond de commerce de notre dandy..
D’ailleurs, la suite ne fait pas vraiment l'affaire, et je trouve que sa voix souffre carrément sur « Here comes the night ». Dans le même ordre d’idée, je la trouve désordonnée sur les titres des YARDBIRDS « I wish you would » a ce coté trop glam rock hystérique qui ne sied pas du tout à sa classe naturelle et délicate. Il tire mieux son épingle du jeu sur leur « Shapes of things » mais sa voix m’irrite encore quelque peu sur le refrain.

Plus calme, j’avoue être toutefois peu convaincu par « See emily play » malgré ses guitares bien grasses, il faut dire que cette version est bien éloignée de celle du FLOYD époque Barrett, et quelques rajouts de sons psychédéliques plus tard, on reste sur notre faim.

L’énorme « I can’t explain » des WHO retrouve une nouvelle identité avec l’homme aux yeux pairs. Toutefois, l’absence de la basse d’Entwistle et de la gigantesque batterie de Moon se fait sentir. Cette version est donc moins couillue que l’originale. Sur « Anyway, anyhow, anywhere », il parait plus à son aise, et j’aime bien cette revisitation qui fait la part belle à la batterie d’Ainsley Dunbar.

Le super classique des EASYBEATS « Fryday on my mind » manque ici singulièrement de relief, et la voix de BOWIE ne tient pas franchement la route sur ce titre exigeant. Finalement c’est avec le standard des KINKS « Where have all the good time gone » qu’il me semble le plus safe.

Le deuxième tome des reprises initialement prévu ne verra jamais le jour, il devait contenir les influences yankees de l’extra terrestre. Il est surprenant de constater les réelles difficultés qu’il a de s’approprier des compositions qui ne sont pas de lui. Sa voix montre des faiblesses consistantes sur certains titres, et sonne parfois même incongrue. ceci n'est donc pas un album à placer entre toutes les mains. Les fans de Bowie eux même risquent une petite déstabilisation. Cela dit, cet instantané de la musique des années 60 est tout à fait intéressant à découvrir. Mais pour un créateur comme BOWIE, cela ne peut toutefois passer que comme un opus secondaire, ce qu’il est, incontestablement.

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1. Rosalyn
2. Here Comes The Night
3. I Wish You Would
4. See Emily Play
5. Everything’s Allright
6. I Can’t Explain
7. Friday On My Mind
8. Sorrow
9. Don’t Bringme Down
10. Shapes Of Things
11. Anyway Anywhere Anyhow
12. Where Have All The Good Times Gone



             



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