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David BOWIE - The Next Day (2013)
Par ERWIN le 26 Mars 2013          Consultée 7620 fois

C’est la première réelle nouveauté de David BOWIE que Forces Parallèles chronique. Dix ans ! Comme ce fut long ! Cet album est l’un des plus importants que nous ayons eu à chroniquer depuis la naissance du site, qui n’existait pas en 2003 lorsque son précédent opus Reality vit le jour. Dans la carrière de l’un des plus grands artistes de l’histoire de la musique, dix ans représentent un hiatus conséquent. Dès cet instant, deux possibilités s’offrent à nous : soit la maison de disque a poussé, les fans ont réclamé, le monde entier a revendiqué son tribut à la cause de l’innovation artistique, soit… David s’est réveillé un beau matin, a réalisé qu'il était toujours capable de contribuer à l’histoire de la musique et a décidé que l'album qui poussait dans ses tripes tel le nénuphar de l’écume des jours devait voir le jour. Quand à moi, je ne doute pas de l’homme qui venait d’ailleurs, la réponse à la question ne peut qu’être optimiste et nous risquons fort de nous trouver face à un album mythique. Alors le voila… Et ça recommence : le Thin white Duke, ex Major Tom, ex Ziggy, blabla, se permet de sortir une œuvre nantie d’une pochette hideuse… On se souvient des superbes artworks de Heathen et Reality... Contrepied total avec cette…performance ? Sortie de l’esprit torturé de Jonathan Bambrook, le concepteur des deux précitées : on y voit la pochette d’Heroes au titre barré, parasitée par un carré blanc, une police toute conne...Il faut avoir fait polytechnique pour suivre David BOWIE. Elle symboliserait « L’effacement du passé »…on s’en serait douté…personne ne sera indifférent, c’est l’évidence.

Mais après avoir vu la vidéo de « Where are we now », on reste dubitatif… Effacement, glorification ou premier souvenir ? Assurément, dix années de silence total ne peuvent déboucher que sur une création passionnante pour celui qui est probablement le plus grand artiste musical encore en activité –et je cause d’une vraie activité -.Posez une oreille sur « Lost is love »… Vous y êtes ? Une puissance inéluctable se dégage de ce titre hypnotique. La guitare rappellera celle du sieur Stevie Ray VAUGHAN sur « Let’s dance » - deuxième souvenir -. Un morceau d’une force rare, dans lequel David donne le meilleur de lui-même. Un morceau pour l’histoire, que j’adorerai le voir jouer en Live. Le riff de « The stars (are out tonight) », nous replonge dans les ambiances des années 90, quand le Duke faisait de Trent REZNOR son mentor avec une modestie exemplaire pour un artiste d’un tel charisme, troisième souvenir. Ce nouvel album est donc certainement plus dans une veine « Un artiste se penche sur son passé » que sur une oblitération de ce passé. Je le vois comme une acceptation.

On retiendra le refrain épileptique de « The next day » ainsi que sa jolie rythmique de guitare. En tout cas une introduction bien pêchue. La dissonance de « Dirty boys » accentuée par la voix cette fois lointaine de Bowie nous rappelle aux souvenirs expérimentaux de Diamond dogs. La mélodie réussie de « Valentine’s day » agit telle la Delorean de Marty et nous revoie en 1969, ou les influences étaient toutes entières tirées des scarabées de la cité des docks. Puis on jurerait U2 sur l’intro du titre pressé qu’est «If you can see me ». « I’d rather be high » est une vraie merveille de mélodie, ritournelle que vous retiendrez dès la première écoute soit le comble de l’efficacité. Le gros sax et le refrain très classique de « Boss of me » font leur effet, la rengaine est bien là, toujours présente, hachée mais sophistiquée, simple mais profondément originale. Ils ne sont pas nombreux à savoir ouvrir leur âme torturée ainsi.« Dancing out in space » nous replonge dans les élans avant-gardistes chers à leur créateur, là encore impossible de se tromper, c’est du BOWIE dans le texte.

« How does the grass grow », ou comment poser une question essentielle … et en tirer une chanson agrémentée d’un « yayaya » plus proche d’un « Speedy gonzales » - ouf, c’est loin…Trini LOPEZ ?- que d’autre chose, c'est rythmé et tout en contretemps, quel talent ! Hallucinant ! La prise de risque est présente partout. Finalement, qui a cru un seul instant que ce créateur de génie allait se la couler douce et proposer du « déjà vu » ? Le riff de « Set the world on fire » est métallique à souhait, avec un refrain aussi irritant que mémorable. La force terrible de « Heat » agrémentée de la basse cosmique de Gail Ann Dorsey plus présente que jamais, est une ode à l'interrogation "I don"t know who I am"... Une merveille... Ah, et puis encensons un instant le slow intemporel qu'est « You feel so lonely you could die », juste comme ça, parce qu'il le mérite....

De tous les artistes majeurs de la musique, David BOWIE restera à jamais un cas à part. L'originalité est sa nature profonde, nourrie par une passion dévorante toujours en avance sur son temps. Quel plus bel exemple que cet album, composé à ses 66 printemps comme s'il en avait 20...? Quelle classe, quelle maestria dans l'art de braver l'inconnu. Deux petits mots me viennent à l'esprit. " C'est génial !"... David n'a pas encore fini de mener l'avant garde de la musique populaire mondiale.

A posséder impérativement. L'album incomparable d'un artiste inégalé.

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   ERWIN

 
   BAYOU

 
   (2 chroniques)



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1. The Next Day
2. Dirty Boys
3. The Stars (are Out Tonight)
4. Love Is Lost
5. Where Are We Now ?
6. Valentine’s Day
7. If You Can See Me
8. I’d Rather Be High
9. Boss Of Me
10. Dancing Out In Space
11. How Does The Grass Grow
12. (you Will) Set The World On Fire
13. You Feel So Lonely You Could Die
14. Heat



             



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