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1979 Unleashed In The East
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1987 Priest...live !
1988 Ram It Down
1990 Painkiller
1993 Metal Works '73-'93
1997 Jugulator
1998 Live Meltdown
2001 Demolition
2002 Tribute To The Priest
  Live In London
2003 Electric Eye
  Live In London
2005 Angel Of Retribution
  Rising In The East
2007 Concert Classics
2008 Nostradamus
2009 A Touch Of Evil - Live
2010 The Metal Forge : A Trib...
  British Steel 30
2011 Single Cuts
  The Chosen Few
2013 Epitaph World Tour
  Epitaph
2014 Redeemer Of Souls
2016 Battle Cry
2018 Firepower
 

- Style : Black Sabbath, Scorpions, Kiss, Running Wild
- Membre : Toto, Tony Iommi , Hiromi, 801
 

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JUDAS PRIEST - Demolition (2001)
Par RED ONE le 5 Février 2014          Consultée 1466 fois

Le premier album de JUDAS PRIEST enregistré sans Rob Halford, Jugulator (1997), avait quand même beaucoup déçu la critique : trop bourrin, trop lourd, trop moderne, trop agressif, trop... chiant ? En tout cas, malgré de nombreuses qualités indéniables, Le JUDAS PRIEST de Jugulator ne ressemblait clairement plus au "grand" JUDAS PRIEST tel qu'on pouvait le concevoir dans les années 1970 ou 1980. Sauf que JUDAS PRIEST n'a jamais caché son goût pour le risque (on avait déjà pu le constater en 1986 sur Turbo), et l'influence certaine du thrash et du speed metal étaient quand même plus que perceptible sur Painkiller en 1990. Jugulator, de l'aveu même de Glenn Tipton, n'était d'ailleurs que la suite logique de ces expérimentations. Peu importe si les puristes grognaient et regrettaient la majesté vocale de Halford (ce qui est logique), le potentiel était là : car le jeune Tim Owens, capable d'égaler voir de surpasser Halford sur certains morceaux classiques du répertoire des Britanniques, avait su convaincre de ses capacités sur le très bon Live Meltdown (1998), sorti juste après la tournée Jugulator.

JUDAS PRIEST a cependant pris son temps (deux années) pour peaufiner le successeur de Jugulator, qui ne sortira qu'en 2001. Soucieux de rassurer ses fans, le groupe annoncera dans la presse spécialisée son désir de revenir à des sonorités plus mélodiques, s'inspirant de ses albums des années 1980. Voilà qui était plutôt alléchant !
Néanmoins, quelques signes avant-coureurs n'avaient pas de quoi rassurer. Ainsi la pochette, exceptionnellement réalisée par une société nommée "L-Space Design" (et non par Mark Wilkinson), est résolument sans imagination, même si elle n'est pas fondamentalement moche... Sans parler des photos des membres du groupe à l'intérieur du livret qui font vraiment peur : Glenn Tipton y ressemble à un psychopathe, Scott Travis a les cheveux gluants... La seule chose positive à retenir de cette pochette semble être le nouveau logo, plus proche du logo classique des années 1980 que ne l'était celui de Jugulator.

Mais cessons voulez-vous ces futiles considérations graphiques, et penchons nous sur le contenu musical. Après première écoute, Demolition semble être, n'ayons pas peur des mots, l'antithèse totale de Jugulator. Jugulator était trop bourrin ? Demolition est franchement plus raffiné. Jugulator vous paraissait trop linéaire ? Demolition est indéniablement plus varié et résolument éclectique.
Et c’est donc ainsi que nous verrons refleurir sur un album du Priest de belles ballades et des chansons mélodiques en tous genres...

Le problème... c'est que JUDAS PRIEST en fait trop ! Déjà, l'album est passablement trop long. La version "courte" de l'album compte ainsi pas moins de 13 titres, et les versions deluxe sorties dans différents pays (Japon, Australie...) rajoutent encore 3 autres titres bonus (une chanson inédite, "What's My Name ?", et deux reprises de titres de l'ère Halford assez nulles)... À ce jour, Demolition demeure d'ailleurs l'album de JUDAS PRIEST le plus long juste après le double album Nostradamus (2008). Si les albums studios de plus de 12 titres étaient assez fréquents dans les années 2000, force est d'admettre que ce genre de format discographique fût souvent propice au remplissage. Et Demolition constitue, malheureusement, un exemple typique d'album truffé de morceaux de remplissage...

Que les choses soient cependant claires : Demolition n’est pas un mauvais album. Mais c’est clairement un album un peu raté : trop riche (14 titres, quand même), trop copieux, trop portnawak... Demolition ressemble en fait à une immense salade de fruits où l'on aurait mélangé tous les fruits possibles et imaginables. Vous imaginez sans peine que le mélange aurait probablement un goût indéfinissable, ni vraiment mauvais ni vraiment savoureux. C'est un peu la même chose ici.
Malgré tout, on ne peut décemment blâmer le groupe pour avoir encore tenté de proposer quelque chose de nouveau et d'expérimental tout en voulant satisfaire ses fans qui réclamaient des chansons aux sonorités "old school". Le résultat est donc bancal, maladroit, mais pas mauvais pour autant. Demolition n'est certes pas un album essentiel de la discographie de JUDAS PRIEST, mais il en constitue indéniablement l'un des opus les plus étranges et les plus curieux. C'est par ailleurs l'album studio où Tim Owens réalise ses performances les plus convaincantes. Un disque à redécouvrir donc !

Malgré les échecs critiques de ses nouveaux albums, JUDAS PRIEST continuait au début des années 2000 de remplir d'énormes salles lors de tournées mondiales toujours aussi énormes... Un nouveau live sera d'ailleurs tiré de la tournée Demolition, le vraiment très cool Live In London (2003), sorte de version revue et corrigée du Live Meltdown de 1998. Mais le début des années 2000 coïncide également avec le grand retour médiatique de Rob Halford, qui connait alors un très grand succès avec son groupe solo HALFORD, projet dont les sonorités se rapprochent énormément du vieux son de JUDAS PRIEST. Il ne faudra alors plus attendre très longtemps avant que le retour tant attendu du Metal God au sein de son ancien groupe ne se fasse.

Titres vraiment enthousiasmants : "Machine Man", "One On One", "Devil Digger", "Bloodsuckers", "Feed On me", "Cyberface", "Subterfuge"...

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   RED ONE

 
  N/A



- Tim Owens (chant)
- Glenn Tipton (guitare)
- K. K. Downing (guitare)
- Ian Hill (basse)
- Scott Travis (batterie)


1. Machine Man
2. One On One
3. Hell Is Home
4. Jekyll And Hyde
5. Close To You
6. Devil Digger
7. Bloodsuckers
8. In Between
9. Feed On Me
10. Subterfuge
11. Lost And Found
12. Cyberface
13. Metal Messiah



             



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